Mer d'écueils
Dans le ressac des sentiments tronqués,
Je suis à la peine, brinqueballé, balloté,
Bousculé, je suffoque, le souffle coupé.
La rive, à la mine hospitalière, n'est
Qu'une âpre côte d'écueils jalonnée.
Je ne peux mettre pied à terre pour souffler.
Chaque escale se révèle empoisonnée,
Agonie pour mon âme encalaminée.
Périple sans fin, sans but, et désespéré,
Dans un univers où Antinéa n'est pas née.
Je scelle mon sort à mon esquif plombé
Et resserre mes liens autour du mat brisé.
Libellés : amour, mort, poète, poésie, vers
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