Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2008-06-23

Poésie et téléphone portable

   Dimanche dernier, j'avais rendez-vous l'après-midi avec une amie pour une lecture de quelques-uns de mes poèmes. C'était devenu comme un rituel. Elle m'invitait de temps à autre pour lui lire ma poésie, tout en buvant du thé et m'offrait aussi une pâtisserie et un verre de liqueur anisé. Puis, nous nous faisons quelques câlins... Nous passions ainsi un très bon après-midi.
   Malheureusement, cet après-midi, j'attendis des heures sans que Anita ne daigne m'appeler comme convenu. Je finis par m'endormir... Lorsque je m'éveilla, l'après-midi s'était écoulé dans l'obscurité d'un sommeil sans rêves, sans poésies, ni câlins. J'étais déprimé. Je sortis alors boire un café, puis parti pour un rendez-vous important.
   A ce moment-là, mon téléphone portable ne cessa de sonner. C'était Anita qui appelait. Comme j'étais très irrité, je ne répondis pas et continua mon chemin. J'avais rendez-vous au Marché de la Poésie avec une femme de lettres, responsable d'une maison d'édition, et je ne voulais pas le rater ce rendez-vous. Ce n'est pas parce que l'on est poète que l'on ne doit pas être ponctuel, d'autant plus que, la veille, j'étais déjà aller au Marché pour voir la belle dame, mais elle était occupée et j'étais parti déçu. Le soir, elle m'avait écrit pour me proposer de revenir ce dimanche.
   Arrivé sur place, je me faufilais à travers toute une foule dense de poètes et de lecteurs. Au stand de sa maison d'édition, la dame était assise, occupée avec son portable. C'était une belle brune, avec de longs cheveux et une bouche sensuelle. Et un geste aussi trivial que celui de tenir dans sa main un téléphone cellulaire n'amoindrissait point son charme.
   Dès qu'elle eû terminée sa conversation téléphonique, je m'approchais pour la saluer. Sans lâcher une seconde son téléphone, la dame me rendit brièvement mon salut et... téléphona à nouveau. Cela devait être pathologique chez elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de téléphoner. Je n'avais même pas eu le temps de lui dire un autre mot que "bonjour". Elle m'ignora complètement.
   Je restais là pendant un instant, interdit. Puis, je me repris et je partis du stand pour aller acheter dans un autre stand deux disques de Marc Robine. Ce geste me permit d'oublier un peu la vexation et le dépit que j'avais ressenti avec cette dame. Et je rentrais chez moi le cœur lourd. C'était pas mon jour, ni celui de la poésie !
   La preuve en est faite : le portable nuit gravement à la poésie.

© Michel Kisinis

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2008-06-03

Quelques souvenirs de Marie

Mes paumes si sensibles se souviennent des courbes de ton corps offert à mes caresses.
Et mes doigts si câlins sont nostalgiques de la douceur du ventre de ma maîtresse.
Ma peau brûlante de passion garde de ta peau satinée un souvenir bouleversant.
Mes dents se serrent en pensant à leurs morsures dans ta chair qui en tremblait.
Mes oreilles résonnent encore de tes doux murmures et de tes vifs gémissements.
Mes yeux revoient ton visage éclairé par les vagues de plaisir que je te donnais,
Et l'éclat doré de tes yeux kaki quand tu me regardais avec tant d'amour,
Après tous ces jeux qui te menaient à l'extase avec ton si doux amant.

© Michel Kisinis

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