Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2010-04-01

Infortuné poète

Infortuné poète, dont les pas mènent nulle part.
Je t'ai croisé un jour en un chemin, au hasard,
Où j'errais sans but, l'âme tourmentée, blessée.
Foule hagarde où se sont croisés nos regards.
Vifs instants inoubliables, furtif moment d'étrangeté.
Brèves bribes de tendresse passées qui m'égare.
De toutes parts, j'erre, le cœur, de regrets, accablé.
Infortuné poète, sans devises, sans papiers,
Aux biens vains poèmes qui riment sans fin,
Aux vaines passions qui ne riment à rien.
Mon cœur gît là, déchiré, d'amour piétiné.

© Michel Kisinis

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2010-03-18

La fille de la lune

Fière fille de la lune,
Ecris ta belle fortune,
En ton cœur cachée,
Et efface en vers rimés
Toute tristesse inopportune.

© Michel Kisinis

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2010-03-11

Intense et bref amour

Bref
Amour, fugace,
Emporté tel une nef
Dans une tempête de remords tenaces,
Et recouverte de l'écume de regrets sans fin.
Les sentiments partaient en lambeaux, jour après jour.
L'affection la plus tendre eût un bien triste destin,
Se métamorphosant peu à peu en désamour,
Ponctuée de dures paroles sans détour,
Me transperçant les entrailles,
Telles une mitraille.

© Michel Kisinis

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2010-02-14

Un doux tapis de mimosa

Délicatement, lorsque sur le tapis de mimosa éclatant,
Je la couchai avec les gestes du plus doux des amants,
Pour la cueillir à son tour, telle une belle rose d'Ispahan.
Alors, le casque léger de sa longue chevelure d'argent
S'étala sous l'effet de mes baisers les plus brûlants.

© Michel Kisinis

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2010-02-11

Correspondances poétiques

Une petite fleur s'épanouissait en écrivant des poèmes de lumière.
Le poète fut ému et ébloui de tant de sentiments extraordinaires.
Bel échange poétique, me réjouissant
D'un être si sensible à mon écriture,
Et qui m'inspire tant et si joliment.
Je t'offre mes vers telle une parure
Dont je ceins avec bonheur ton front fier,
De mon audace, n'en sois pas si sévère.

De ces petites fleurs inspirées,
J'en hume la senteur, enivré
Par la splendeur et charmé
De leurs vers d'amour brodés.

Comment ne pas être inspirer par de si merveilleuses muses ?!!!
Ni mon esprit léger, ni mes sens aiguisés ne s'en abusent.
Le sage poète réponds en vers à ton attente et s'en amuse.

Ravi de trouver un joli esprit rieur,
Les mots viennent au rimailleur,
Par vagues, en rythme, plaisant labeur.
Merci, chère Célia, du fond du cœur.

Bercé par la musique sidérale, j'écris et je m'immerge dans l'espace profond, traversé par de gigantesques vagues de plasma et d'ondes cosmiques. Je me laisse porter par elles et les mots s'écoulent jusqu'à toi en virevoltant en nuées magiques. Je m'imagine tes yeux brillés à la lueur de ton écran, et étincelés par l'émotion ressentie à la lecture de mes vers.

© Michel Kisinis

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2010-01-24

Charmante Anett

Michel Kisinis, poète

Charmante et si romantique Anett,
Folâtrant et chantonnant, guillerette,
Tout en faisant une belle cueillette
D'une petite brassée de violettes,
Telle une bien adorable nymphette,
En la sombre forêt de la Tourette,
Et le loup terré dans sa cachette.

© Michel Kisinis

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2009-12-26

Mon cœur, à ta pensée

"Tout est gelé, sauf mon cœur, à ta pensée !"

© Michel Kisinis

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2009-11-09

Marées de larmes II

Une suffisance glaciale
   Malgré mon profond chagrin, j'abordais un autre rivage pour trouver l'affection et la tendresse qui me manquait tant. Mais là, je trouvais une Circé froide et dédaigneuse. Elle aimait ma compagnie, et appréciait de s'entretenir avec moi d'art, d'histoire, de parfums et d'encens. Nous partagions nombre d'affinités et nous allions ensemble visiter agréablement jardins, musées et expositions. Malheureusement, je ne pouvais même pas lui toucher tendrement la main sans provoquer en elle une irrépressible et furieuse colère.
   Le pire de cette étrange relation était, qu'ensemble, nous avions toutes les apparences d'un beau couple d'artistes. A l'occasion de spectacles et d'expositions, elle me présentait à ses amis, et je lui présentais les miens. Et tous étaient ravis de voir ma très chère peintre grecque en couple avec Michel Kisinis, le poète grec. Mais ce simple rôle de faire-valoir, sans aucun échange de tendresse, me faisait vraiment souffrir. Lorsque enfin je rentrais seul après ce genre de ballade, j'étais désespéré.
   Et à chacune de mes gentilles tentatives de rapprochement, elle me rejetait froidement, insensible et insouciante, telle une statue d'Héra, dont l'éclatant marbre blanc pailleté ne capterait même pas la chaleur de l'astre solaire. Le summum de cette triste mascarade fut lors d'une excursion à Auvers-sur-Oise pour visiter les lieux fréquentés par Vincent Van Gogh et par de nombreux autres peintres. Je me suis retrouvé abandonné par cette statue impassible et dure.

“J'errais les larmes aux yeux dans les rues d'Auvers-sur-Oise. L'automne faisait pleuvoir des vagues de feuilles roussies.
Et moi, je serrais des dents pour que mon désespoir n'inonde point la ruelle déserte. Mais une pluie fine tomba et me rafraîchit”.
   Alors, au bout de plusieurs mois de relations très culturelles, mais frustrantes au plus haut point, ma déesse glaciale m'offrit un élégant flacon d'eau de toilette au santal d'Australie afin de mettre fin à une relation qui n'avait jamais vraiment débuter. Ce parfum raffiné, boisé, me plut énormément, moi qui aime les senteurs orientales et fleuries, le benjoin et la myrrhe. Et pour conclure cet adieu bien anticipé, elle me dit sur un ton rassurant que j'étais quelqu'un de très fin et que je me suffisais à moi-même.
   Là, je ne pus retenir un franc éclat de rire. C'était tellement absurde ! Ma Circé polaire faisait de l'humour noir sans s'en rendre compte, ajoutant le ridicule à la cruauté. Pourtant si triste, cette idiotie me fit rire de bon cœur, alors que j'en souffrais tout en même temps, toujours fidèle à mon sacré sens de l'humour. Et mes yeux la fixant profondément, je lui répondis ironiquement : “Oui, bien sûr !”, un large sourire aux lèvres.
   Ma belle walkyrie orientale était complètement déstabilisée. Alors qu'elle avait préparé très soigneusement son discours de rupture à n'en pas douter, elle n'avait sûrement pas prévu qu'il me ferait rire. Telle est ma nature : totalement imprévisible ! De toute façon, je n'avais envie ni d'argumenter, ni de discuter. Lorsque l'on rencontre une telle personne, le mieux à faire est de la laisser dériver toute seule dans son océan glacial peuplé uniquement d'icebergs et balayé par des vents polaires, dans une obscure nuit sans étoile. Elle se suffit à elle-même !
   Le lendemain, elle m'envoya un SMS pour me prévenir qu'il y avait des moelleux au chocolat à deux euros chez Paul.
   Je lui répondis d'une petite poésie :
“Bien plus moelleux,
Et bien moins coûteux,
Est mon cœur amoureux”.
   Quelques jours après, je lui adressais un beau marque-page, acheté au Musée Daubigny d'Auvers-sur-Oise, représentant un magnifique décor mural avec des oiseaux s'ébattant dans un arbre. Au dos, j'écrivis : "Les larmes du poète sont douces, mais il n'y a personne pour y goûter. Kisinis".

© Michel Kisinis

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2009-10-23

Marées de larmes I

Un terrible chagrin d'amour
   Une tristesse infinie emplissait mon âme, n'en finissant plus d'aller et de venir, au gré des marées de mon cœur en souffrance. Des vagues de larmes ruisselaient en moi et me rongeaient les tripes, tel un acide. Je me repliais sur moi-même, miné par une douleur indicible.
   Sévère, elle m'avait dit qu'il fallait tourner la page. Mais cette page brûlait en moi. Elle avait tourné mon cœur, elle l'avait retournée, par sa tendresse et son amour infini.
   J'éprouvais une insoutenable nausée à me sentir ainsi bousculé. Maintenant, je devais couper ces liens, arrêter net le moteur de mes sentiments. D'après elle, c'était nécessaire, indispensable. Mais le moteur n'obéissait pas, ni à la raison, ni aux reproches. Ce satané moteur continuait à tourner, même privé de son inoubliable douceur. Ses maudits soubresauts n'en finissaient pas de relancer d'irrégulières marées de larmes qui se déversaient partout en moi, tels de gigantesques raz de marées emportant tout sur leur passage.
   Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser tendrement à celle qui s'acharnait ainsi, tel Alexandre sectionnant de son glaive le nœud gordien... Elle avait beau y faire, mes sentiments restaient intacts.

© Michel Kisinis

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2009-10-18

Le silence et la détresse

Oh muse silencieuse, de ton mépris le présent
Tresses-en des lauriers faits de petites fleurs
De bruyère, trempés dans l'huile d'oliban,
Et honore l'âme morte du poète en pleurs,
Le cœur défait, dérivant en un désert d'acide inondé,
Aux vagues chaudes, douces et traîtesses.
Le ressac de cette mer délétère donne nausée
Et vertiges, l'engloutissant dans sa détresse.

© Michel Kisinis

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2009-09-29

La maîtrise et l'enfer

Je maîtrise fort bien mes pauvres vers.
Or mes idylles deviennent vite un enfer.
Que la Muse me jette un sort maléfique
Afin de perdre mes rimes magnifiques
Et de gagner enfin un bonheur extatique.

© Michel Kisinis

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2009-09-27

Mes larmes et l'infini

Mes larmes ne se sont point taries, elles sont devenues silencieuses.
Mes pensées lumineuses s'envolent pour vite se perdre dans l'infini.
La tristesse accable mon esprit par une passion bien malheureuse.
Et mon âme ne s'est point assagie, en permanence tumultueuse.
Ne pouvant plus ni parler, ni écrire, je jette tout au vent béni,
Mes envies, mes vers et mes dépits, avant que mon âme expire.
Mes sanglots ne se sont point évanouis, broyant mon cœur meurtri.

© Michel Kisinis

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2009-09-13

Le truc du poète

   De temps à autre, un “très amical” commentaire à propos de mes poèmes vient blesser ma sensibilité à fleur de peau. D'expérience, l'erreur à ne pas commettre est de répliquer, d'une façon ou d'une autre. Sinon, le poète passe toujours pour un salaud malpoli, quoi qu'il dise...
   Un jour, quelqu'un de ma famille, se croyant supérieurement intelligent, mais néanmoins n'arrivant pas du tout à comprendre ni la cause, ni même la réalité de mon don de poète, m'a demandé comment je faisais pour “sortir” des poèmes, et surtout aux moments les plus inattendus... pour elle ! J'ai souri sans répondre, et elle me dit alors que je devais avoir un truc pour faire ça. Elle devait s'imaginer qu'il suffisait que j'enclenche un processus automatique dans mon cerveau débile, un peu comme une machine à laver, et hop ! un poème tout chaud ! Alors, comme pour elle, je ne devais pas être plus intelligent qu'une machine à laver, tout autre possibilité était exclue.
   Il y a quelque temps, un artiste, après avoir lu deux de mes poèmes d'amour, m'a dit que j'avais une bonne imagination et que c'était très bien écrit pour de la fiction. D'après lui, c'était un gentil compliment...
   Plus récemment, une amie m'a “complimentée” en m'écrivant que tout ce que je faisais d'original ce n'était que de “tourner les compliments en vers”.
   Toutes ces affirmations sont très réductrices, pour ne pas dire pire. Le poète vit, ressent au plus profond de lui-même passions et sentiments, comme nul autre pareil, et les retranscrit à sa manière, selon son humeur, son style et son inspiration. C'est un don maudit, noyé de larmes, et fait de tristesse infinie, et d'ailleurs, personne n'en veut, ni du don, ni du poète. Un don qui prête à sourire et même à rire aux éclats, sauf pour le poète, bien évidemment.
   Depuis ma tendre jeunesse, où déjà j'écrivais des poèmes désespérés, nombre d'éclats sont venus déchirer mon cœur.
   Et la plus grande cruauté se pare souvent d'un joli sourire, et d'un regard plein de sollicitude, mais très attentif au moindre signe de souffrance... pour mieux en jouir.

© Michel Kisinis

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2009-09-10

Mon coeur brûle

C'est mon cœur qui brûle en pensant à toi, et ce sont mes larmes douces qui en attisent le feu.
© Michel Kisinis

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2009-09-07

Cauchemar

Ni scène, ni galerie pour le pauvre poète maudit.
Seul un désert infini et une pitié qui meurtrit.

© Michel Kisinis

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2009-08-27

Elixir d'amour et noires banderilles

   J'avais versé un doux élixir dans sa bouche et ses appels enflammés ravissaient mon cœur épanoui. Dans ses oreilles, j'en versais aussi quelques gouttes et elle frémissait de plaisir en écoutant les vers que m'inspiraient son amour. Dans son troublant regard illuminé par mes paroles les plus tendres, je vis une passion sans fond et je l'étreignais avec encore plus d'ardeur.
   Mais, à présent, le silence me clout sur place, tel un papillon perdu dans une cité obscure et sans vie, une banderille noire plantée au plus profond de mon cœur. Elle m'a fait oublier un instant toutes les autres qui se sont ajoutées au fil du temps, plantées là souvent avec un certain sourire.
   Dans une fuite éperdue, aveuglé par la souffrance, le papillon finira par périr dans la poussière d'une ruelle déserte, mis en pièce, dépeçé par les mâchoires implacables d'une multitude de laborieuses fourmis. Ses poèmes s'évanouiront alors dans l'immensité de la nuit, perdus à jamais.

© Michel Kisinis

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2009-06-25

L'horloge maudite

A chacun son heure !
   Il y a des années, bien avant Internet, j'avais reçu en cadeau une grosse horloge murale en plastique avec un achat par correspondance. Elle était rutilante avec une belle imitation de placage de loupe de noyer, mais elle convenait à un bureau, plutôt qu'à l'antre d'un poète. Je ne savais pas quoi en faire, mais un jour, vint une magnifique occasion de m'en débarrasser : un ami m'avait invité à son anniversaire. Ayant soigneusement emballé ma belle horloge dans du papier journal, j'allais le cœur joyeux à ce dîner.
   Malheureusement pour moi, cet ami avait eu l'idée saugrenue d'inviter aussi une bonne dizaine de ses amis les plus religieux. Et toute la soirée fut consacrée à la religion. Je ne comprenais pas pourquoi cet ami m'avait convié à une telle réunion, sachant très bien que je n'étais pas croyant. Pendant des heures, ils débattirent de la sagesse du dieu, de son omnipotence, de sa miséricorde, etc, etc, etc, et j'en passe des meilleures. Peut-être avait-il eût un pressentiment divin et qu'il était persuadé de me convertir de cette manière. Alors, il aurait gagné des points lors de son passage au paradis. Je l'imagine se présentant à Dieu qui lui demande ce qu'il a fait comme bonnes actions durant sa vie. Et lui de répondre : "J'ai converti Michel Kisinis !". Le Créateur sursaute alors brusquement : "C'est toi qui a converti Michel Kisinis !!! Et bien, mon fils, tu aura droit pour toute l'éternité à un harem complet de cinquante vierges blondes"...
   Mais cette conversion tiendrait plutôt du miracle... qui n'est pas prêt de se produire ! Moi qui a plutôt l'habitude d'être cassant lorsqu'on me raconte des histoires idiotes, n'hésitant pas à me confronter avec plusieurs personnes en même temps, là, je restais silencieux, respectueux de mon hôte qui m'avait invité en toute inconscience avec toute cette tripotée de types qui n'avaient que le mot "Dieu" à la bouche. Parmi tous ces expatriés, je ne voyais aucune trace du bienfait de la miséricorde de Dieu. Au delà de tous leurs discours enthousiastes, je ne voyais que la pauvreté généralisée. En fait, ce fut peut-être la seule chose qui nous unissait dans cette soirée, sans qu'aucun d'entre eux n'en ait eu conscience à ce moment-là. Et cela valait bien mon respect.
   A l'heure de nous quitter, j'emmenais mon cadeau que j'avais posé à côté de moi, estimant que mon ami ne l'avait pas mérité en m'invitant à une aussi pénible soirée. Et je rentrais chez moi, bien peiné d'avoir eu à supporter un tel calvaire et de ramener en plus cette foutue horloge.


Un parfum d'incompréhension
   Je ne me suis jamais résolu à jeter cette encombrante horloge. Alors, je l'ai conservée encore des années, lorsqu'un jour, récemment, une amie m'invita à son anniversaire. J'eus alors la brillante idée de ressortir mon horloge qui était toujours soigneusement emballé de papier journal, là où je l'avais posé en rentrant de cette soirée si lointaine. Je voulais lui faire une blague, lui offrant d'abord cette horloge par jeu, pour ensuite lui faire le présent d'un parfum que j'avais fabriqué moi-même en utilisant des essences rares. Le savant et subtil mélange que j'avais concocté était très sensuel, avec des senteurs florales et boisées uniques. Ce parfum sublime était véritablement l'appel à la volupté d'une fleur épanouie qui s'offre délicatement. Samira et moi partagions un fort goût pour les parfums et les encens, et je voulais lui faire ainsi une très belle surprise. Je trouvais mon idée vraiment géniale, certain que mon amie ne pourrait résister à un tel cadeau.
   Au moment d'offrir les cadeaux, tout le monde se rassembla autour d'elle, et les plus généreux, les moins nombreux, offrirent leur cadeau à notre belle hôte. Lorsque vint mon tour, je lui tendis mon paquet. Elle rigolait déjà en défaisant l'emballage fait de feuilles du "Monde". Et lorsqu'elle découvrit l'horloge, elle éclata de rire et montra l'objet à tous : "Vous avez vu ce que m'a offert Michel ?!!!". Tout le monde riait... Je n'avais pas prévu cela... Personne ne compris que c'était une blague. Très gêné, je ne savais plus quoi dire. Je finis par lui dire que j'avais hésité entre une horloge et un parfum. Elle me fusilla alors du regard et me dit : "S'il te plaît, Michel, ne m'offre jamais du parfum de chez Tati !".
   J'étais mortifié. J'avais l'impression qu'elle m'avait transpercée le cœur avec une perceuse électrique. J'aurai pu lui répondre "Tu n'es qu'une pauvre pétasse !", mais ce n'est pas du tout mon genre. Je lui répondis simplement que je n'achetais jamais rien chez Tati. Et je sentis le flacon de parfum dans ma poche. Il semblait avoir changer de densité et de volume, comme si une dizaine d'horloges murales s'étaient soudainement téléportées dans ma poche. Le parfum y resta, malgré l'inconfort éprouvé, et j'allais m'assoire silencieusement dans un coin, au beau milieu d'une fête dont je me sentais si totalement étranger.
   A la fin de cette triste soirée que j'avais copieusement arrosé d'eau du robinet, je rentrais chez moi abattu, enfin débarrassé de mon horloge, mais lourd d'un flacon de parfum sans prix, humilié et incompris.

© Michel Kisinis

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2009-06-18

Vers en longues traînées

Tel un pétrolier abandonné au sein d'une mer déchaînée,
Perdant sans fin sa cargaison au fil des vagues déferlées,
Je laisse filer vers en longues traînées à travers l'éther.
Mots et rimes s'effilochent au vent mauvais, désespérés.
Concepts inachevés, vifs amours avortés, si éphémères;
Déchirants sanglots qui me laminent et me font hurler.
Dons si puissants, mais si vains en ce monde d'enfer.
Heureux et si brefs instants de douce et tendre félicité,
Et une si profonde tristesse pour une terrible éternité.
Pauvre humain anéanti, mais bienheureuse entité,
Mes pensées dériveront jusqu'au fin fond de l'univers.

© Michel Kisinis

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2009-05-28

Amour et philosophie

Sans amour, il n'y a pas de philosophie, ni même de philosophe.

Love and Philosophy
Without love, there is no philosophy or even a philosopher.

© Michel Kisinis

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2009-05-25

Petits boutons de mimosa

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete
Une gente dame, tourmentée par l'émoi, m'adressa délicatement
Un petit bouquet de mimosa, tendre expression de ses sentiments.
Humant les odorants petits boutons, tels des astres éclatants,
Me revint le doux souvenir du sien qui m'offrait son miel en vibrant.

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete

© Michel Kisinis

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2009-05-10

Le bain de terre

   Dans un petit jardin public, près de la rue de Tolbiac, je m'étais assis sur un banc pour lire les émouvants échanges épistolaires et amoureux de Jack London et Anna Strunsky*.
   Près de moi, un jeune moineau, à moitié couvert d'un fin duvet grisâtre, s'ébattait dans la terre en piaillant de joie. De son petit bec, tour à tour, il soulevait un peu de terre et fourrageait énergiquement son duvet caduc en battant des ailes, tout en sautillant d'allégresse au beau milieu d'un parterre de fleurs.
   Ce spectacle ravit mon cœur lourd. Une tristesse infinie l'avait submergé, englouti. Que m'aurait-il fallu pour m'en défaire ? Une large coupe d'hellébore ou bien un bain chaud parfumé de miel de thym et d'ambre doré. Mais aucune vestale sacrée embaumant la myrrhe ne vint pour me présenter de tels remèdes.
   Je n'avais qu'un carnet de notes romain, dont la couverture représentait le château Sant'Angelo à Rome, belle reproduction d'une gravure ancienne du XIXe siècle, et m'offrant ses pages blanches à noircir, telles les bras d'albâtre de Calliope m'apportant inspiration et tendresse.
   Je pris alors ce carnet vierge et commençais d'écrire. Il absorba toute ma peine et mon désespoir, et soulagea mon cœur meurtri. Je m'y plongeai, tout comme ce moineau s'ébattant dans la terre, et l'insupportable surplus de tristesse quitta mon esprit pour aller s'étaler sur les belles lignes grises, en formant de longues suites de gribouillis noirs et obscurs.
Le bain de terre pour le moineau,
Le bain de mots pour le poète qui désespère.

         Michel Kisinis

* "L'Amour et rien d'autre, Correspondance Kempton-Wace", Jack London et Anna Strunsky, Edition Phébus Libretto, 2008. L'écriture de cette femme est bouleversante, d'autant que cet amour a été un échec complet. Les deux auteurs, brûlants d'un amour passionné l'un pour l'autre, se sont révélés incapables de mettre en pratique leur propre idéal de l'amour développé dans ce livre. Ce ne sont ni les premiers, ni les derniers...
© Michel Kisinis

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2009-05-07

Les belles girouettes

Les marionnettes, épouvantails de normalité, jalonnent mon chemin
Et oppressent mon esprit.
Les belles girouettes, monstres de versatilité, piaillent bien en vain,
Mais blessent mon cœur.
Le jour venu, et tant attendu, les mots et les images verront leur fin,
Abandonnés à des inconnus sur un trottoir, et bien triste butin.

© Michel Kisinis

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2009-04-27

Amitié et Amour

Michel Kisinis, photographe et poete
L'amitié sublimée par l'amour est éternelle.

© Michel Kisinis

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2009-02-28

Nostalgie d'un papillon

Michel Kisinis, photographe et poete


La dentelle du rideau me rappelle celle de sa belle lingerie merveilleusement pleine de ses douces rondeurs.
Mes tendres baisers et mes morsures au travers du tissu si léger exacerbaient tant sa voluptueuse splendeur,
Et mes petites mains étreignaient sensuellement son corps offert, lui transmettant une douce chaleur.
Mes dents pinçaient sa chair tendrement, lui arrachant des cris de plaisir intense et de vive douleur.
Mes lèvres sillonnaient, telles un ouragan, sa peau en provoquant une formidable tempête de douceurs.
Mes doux murmures répondaient à ses appels enflammés, ravivant ainsi sans fin notre sublime ardeur.
Mon pauvre cœur, épris et fragile, ému et endolori, entend encore de son amour les torrides clameurs.
Le papillon bleu est accroché là, comme suspendu au rythme des battements échevelés de mon cœur.
Nostalgie douloureuse d'une belle rencontre amoureuse et de si magnifiques moments de bonheur.


© Michel Kisinis

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2009-01-10

Somptueuse écharpe d'amour

parfum

Ma voluptueuse muse a drapée mon cœur
D'une somptueuse écharpe noire, embaumant
Une capiteuse senteur d'odorantes fleurs.
L'alpaga réchauffe ainsi son tendre amant,
Dont les si douces mains calorifères
Enflamment si profondément sa chair.
Demain, j'en lierais ainsi ses poignets
Et j'abuserai d'elle à volonté,
Bouleversant son cœur tout autant
Que le mien, et de joie, frémissants.

© Michel Kisinis

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2008-12-14

L'origine de mes maux

Tard dans la nuit obscure, j'ai pris le dernier métro.
Adorable figure, et origine de mes maux...
Bien mauvaises augures pour mon cœur meurtri et bien sot.

© Michel Kisinis

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2008-12-01

Douce et ferme volonté

Madame, taisez vos vains chantages
Et vos pitoyables jérémiades,
Ne vous montrant pas à votre avantage.
Cessez cris, larmes et simagrées,
Et cette piètre comédie de poses outrées.
Ma blanche chevelure, vous pouvez couper,
Aussi mes mains menus ou mes pieds,
Briser mon cœur ou mon esprit heurter,
Mais jamais, au grand jamais,
N'attacherez, ni ne trancherez ma volonté !

© Michel Kisinis

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2008-11-09

Un joli ruban de soie bleue

Je suis un doux élixir qui t'enivre d'amour.
J'en étanche ta soif avec tant de passion.
Je soulage et j'enflamme ton corps de mes douces caresses.
Je soigne tendrement tes pieds et tu m'accueilles en toi avec volupté,
Et tu en oublies toutes tes anciennes blessures.
J'ai noué autour de ta belle âme et de ton coeur meurtri un joli ruban de soie bleue.
Tu ne pourra le dénouer, ni jamais l'oublier.
Ma tendre amie, j'aimerai encore te chambouler amoureusement.

© Michel Kisinis

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2008-11-03

Fleurs de bruyère

De la bruyère, les petits boutons roses
Illuminent sur mon balcon l'hivernale grisaille,
Me rappellant le vif éclat de tes yeux clairs,
Lorsqu'un tel émoi t'emporte entre mes bras.
Au prochain été, à mon tour, je t'offrirais,
De mon grenadier, la première fleur.
Puis, délicatement, en ton voluptueux corset,
Je glisserais quelques boutons de mon jasmin
Pour rendre plus enivrantes sa fine dentelle
Et les si belles rondeurs qu'elle recouvre.

Le souvenir de ma barbe embaumant le musc
Te poursuit à travers la ville enfumée, errante,
Et cherchant en vain ce parfum qui te hante.
Mais nul autre pareil à ton doux amant...
Et, les yeux embués, tu soupires en rêvant.

© Michel Kisinis

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2008-09-22

La beauté de mon amour

L'amour te couvre d'or, te rendant belle pour ton doux poète.
Il m'offre ton vrai visage, celui d'une femme si sensible
Que je ne cesse d'y penser, de l'aube au crépuscule.
Lorsque tu poses tes lèvres sur ma peau brûlante,
Mon cœur bouillant chavire et le bonheur m'étreint.
Nos âmes torturées vibrent à l'unisson, mais pleurent
Sur notre triste destin, amants éperdus et malheureux.

© Michel Kisinis

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2008-09-07

La plus belle photo

Michel Kisinis, photographe et poete


Cette nuit, au café de la Place de la Contrescarpe, une amie peintre refusa que je la photographie. Elle tendit sa belle main vers l'objectif... Et voilà une magnifique photographie de main d'artiste courroucée par la désinvolte négligence d'un photographe qui oublie d'envoyer d'anciennes photos.
Mais la plus belle photo, le plus beau portrait que j'ai fait d'elle est en moi... Et elle l'ignore !


© Michel Kisinis

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2008-09-05

Un joli petit papillon bleu

Alors que la tristesse avait envahit mon âme,
Un joli petit papillon se posa sur mon épaule.
Je m'accrochais à ses ailes pour mieux l'étreindre
Et nous fîmes un merveilleux voyage ainsi unis.
Ses petites écailles bleues teintèrent ma peau
Qui bouillait du feu intense de mon cœur épanoui.
Ses têtins d'amour mordus en garde le sceau.
Sa chair vibrait de tous mes doux assauts,
Gémissant et se tordant à chacun d'eux.
De ses fines ailes les doux battements exquis
M'enivrèrent, nous emportant au paradis,
Mes mains rivées à ses seins si délicieux.

© Michel Kisinis

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2008-07-28

Mon lézard, mon chat et toi

Le petit lezard de Michel Kisinis

Elle avait accrochée deux fins bracelets noirs à mon petit lézard.
Je l'avais harponné de tout mon amour, avec mes plus doux égards.
Et mon chat la fuyait, bien méfiant, et cela jusqu'à son départ.

© Michel Kisinis
Aris, le chat de Michel Kisinis

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2008-07-15

Fleurs d'amour

Aujourd'hui,
J'ai reçu de belles roses de mon amie.
Quel cadeau magnifique et exquis !
Je pense à sa chair que j'ai meurtri
Et j'en jouis.

© Michel Kisinis

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2008-06-23

Poésie et téléphone portable

   Dimanche dernier, j'avais rendez-vous l'après-midi avec une amie pour une lecture de quelques-uns de mes poèmes. C'était devenu comme un rituel. Elle m'invitait de temps à autre pour lui lire ma poésie, tout en buvant du thé et m'offrait aussi une pâtisserie et un verre de liqueur anisé. Puis, nous nous faisons quelques câlins... Nous passions ainsi un très bon après-midi.
   Malheureusement, cet après-midi, j'attendis des heures sans que Anita ne daigne m'appeler comme convenu. Je finis par m'endormir... Lorsque je m'éveilla, l'après-midi s'était écoulé dans l'obscurité d'un sommeil sans rêves, sans poésies, ni câlins. J'étais déprimé. Je sortis alors boire un café, puis parti pour un rendez-vous important.
   A ce moment-là, mon téléphone portable ne cessa de sonner. C'était Anita qui appelait. Comme j'étais très irrité, je ne répondis pas et continua mon chemin. J'avais rendez-vous au Marché de la Poésie avec une femme de lettres, responsable d'une maison d'édition, et je ne voulais pas le rater ce rendez-vous. Ce n'est pas parce que l'on est poète que l'on ne doit pas être ponctuel, d'autant plus que, la veille, j'étais déjà aller au Marché pour voir la belle dame, mais elle était occupée et j'étais parti déçu. Le soir, elle m'avait écrit pour me proposer de revenir ce dimanche.
   Arrivé sur place, je me faufilais à travers toute une foule dense de poètes et de lecteurs. Au stand de sa maison d'édition, la dame était assise, occupée avec son portable. C'était une belle brune, avec de longs cheveux et une bouche sensuelle. Et un geste aussi trivial que celui de tenir dans sa main un téléphone cellulaire n'amoindrissait point son charme.
   Dès qu'elle eû terminée sa conversation téléphonique, je m'approchais pour la saluer. Sans lâcher une seconde son téléphone, la dame me rendit brièvement mon salut et... téléphona à nouveau. Cela devait être pathologique chez elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de téléphoner. Je n'avais même pas eu le temps de lui dire un autre mot que "bonjour". Elle m'ignora complètement.
   Je restais là pendant un instant, interdit. Puis, je me repris et je partis du stand pour aller acheter dans un autre stand deux disques de Marc Robine. Ce geste me permit d'oublier un peu la vexation et le dépit que j'avais ressenti avec cette dame. Et je rentrais chez moi le cœur lourd. C'était pas mon jour, ni celui de la poésie !
   La preuve en est faite : le portable nuit gravement à la poésie.

© Michel Kisinis

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2008-06-03

Quelques souvenirs de Marie

Mes paumes si sensibles se souviennent des courbes de ton corps offert à mes caresses.
Et mes doigts si câlins sont nostalgiques de la douceur du ventre de ma maîtresse.
Ma peau brûlante de passion garde de ta peau satinée un souvenir bouleversant.
Mes dents se serrent en pensant à leurs morsures dans ta chair qui en tremblait.
Mes oreilles résonnent encore de tes doux murmures et de tes vifs gémissements.
Mes yeux revoient ton visage éclairé par les vagues de plaisir que je te donnais,
Et l'éclat doré de tes yeux kaki quand tu me regardais avec tant d'amour,
Après tous ces jeux qui te menaient à l'extase avec ton si doux amant.

© Michel Kisinis

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2008-05-15

Voluptueuse Astarté

Ma chère Muse,
Le moindre de vos messages est un baume salvateur.
Mes baisers pourront-ils un jour entrouvrir votre coeur ?
Ils sont pourtant assez brûlants pour l'enflammer.
Mes vers ne percent-ils pas votre tendre carapace ?
Ils sont pourtant assez troublants pour l'entamer.
Vos sourires m'émeuvent et vos caresses me feront défaillir.
Vous hantez mes nuits et j'imagine vos mains me retenir.
Captif de votre volupté et de mes plus fous désirs,
Mes bras vous étreindront à n'en plus finir.

© Michel Kisinis

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2008-05-07

Mes baisers tendres

Ma douce enchanteresse,
Mes baisers tendres sur ton con offert à toutes mes fantaisies.
Tes cris bouleversent mon coeur,
Tes morsures excitent mon désir,
Tes griffures exacerbent mon envie,
Et ton amour me fait perdre l'esprit.

© Michel Kisinis

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2008-04-18

Dentelles en fumée

Dites-moi si vous avez de beaux dessous en dentelle
Pour vous rendre encore plus désirable et plus belle.
J'aimerais tant vous faire douce violence
Et jouir de votre si tendre présence.

Sous mes baisers enflammés, vos dentelles voleront en fumée.
De ma passion et de mon vis, votre corps sera à la merci.
Vos lèvres, je mordrais, et votre peau, je lécherais.
Vos douces mains liées par des rubans de soie exquis,
Lascive et provocante, vous m'offrirez
Votre corps si sensuel pour me combler.
Somptueuse maîtresse, tendre martyr,
Sans autre limite que notre plaisir,
Nous nous aimerons jusqu'à en être épuisé.

Ma douce amie, ma douce maîtresse,
Jamais je ne serai assouvi de ta tendresse.

© Michel Kisinis

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2008-04-05

L'amour du miel

Comment trouver un bon miel
   Avec l'expérience plusieurs fois millénaire de mes ancêtres dans l'apiculture*, je suis très difficile dans mes achats de miel. Ceux que l'on trouve couramment dans le commerce sont insipides ou carrément ignobles, telles ces pâtes blanchâtres vendues en pots dans les grandes surfaces, alors qu'ils ne sont que des produits traités industriellement.
   D'abord, le miel doit être le produit artisanal de ruches placées dans des régions chaudes et dotées de végétation variée et fleurie, sans pollution industrielle. On préférera les plantes aromatiques méditerranéennes comme le thym, le romarin, la sauge, l'origan, le basilic, etc, qui donnent un miel plus fin à l'odorat et au goût. Par contre, le pin, l'eucalyptus et l'acacia donnent des goûts plus corsés. Le miel provenant de régions froides et très industrialisées est à proscrire complètement, non seulement pour des raisons gustatives, mais aussi afin d'éviter d'absorber des produits toxiques.
   En Europe, les régions les plus chaudes de Grèce, d'Espagne et d'Italie produisent d'excellents miels. L'un des meilleurs en Europe est celui de Kalymnos, en Grèce. Le plus chère au monde est celui du Yemen. Mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y goûter.
   Beaucoup d'artisans et tous les industriels gonflent leur production en donnant trop de sucre à leurs abeilles. Cela donne une mixture plus proche de la confiserie que du miel. Le sucre doit être donné aux abeilles par l'apiculteur lors des périodes de froid, sans fleurs à butiner, pour ne pas épuiser complètement le miel qu'elles produisent. Si vous donnez du sirop à vos abeilles tout le long de l'année, et bien elles n'iront pas ou peu butinées dans les campagnes et produiront un miel sans intérêt. Autant croquer des morceaux de sucre, au moins on sait exactement ce que l'on mange.
   La palette de couleurs d'un bon miel est large. Plutôt brun, doré, jaune doré, selon les régions et les plantes butinées. La consistance est presque pâteuse, mais encore liquide, très épaisse. Le miel doit être presque translucide.

Contrôler la présence de sucre
   A l'achat, on ne peux pas voir si le miel est un concentré de sucre, à moins de voir les cristaux de sucre. J'ai déjà vu de tels miels dans des magasins. Alors vous devez tester le miel que vous avez acheté en plaçant le pot dans le réfrigérateur. Si le miel contient trop de sucre, il cristallisera sous l'effet du froid. Le bon miel artisanal supportera cette épreuve avec peu ou pas de cristallisation et restera plus ou moins liquide.

Deux recettes simples pour vous régaler
– prenez des amandes et plongez-les dans du miel. Et puis, mangez-les !
– mélangez bien du miel avec de la pâte d'amandes ou de noisettes (pâte brute, sans sucre) pour en faire une pâte bien homogène et dégustez.

   Une précaution à respecter pour conserver votre miel : pour vous servir, utilisez toujours une cuillère propre, sinon vous risquez de contaminer le miel avec des bactéries (votre bouche en est pleine), et il "tournera".

La sensualité du miel
   Lécher une cuillère de miel est un acte qui se révèle terriblement sensuel. Si le miel est naturel, épais, votre langue va bien insister dans le creux de la cuillère. La pression exercée et la chaleur de votre organe vont vous permettre de récupérer tout le miel qui y est resté coller. C'est un peu comme lorsqu'on léche le pubis bombé de la femme de son cœur, ses lèvres s'écartent doucement et, avec une langue de velours, on cueille amoureusement son miel, telle une abeille sur une fleur de jasmin à peine éclose, envoûtée par son parfum entêtant.

      Michel Kisinis

* C'est Ovide, dans ses "Métamorphoses", qui parle de Kalymnos, fertile en miel, alors que Dédale et Icare la survolent. Publius Ovidius (43 av. J.-C./17 ap. J.-C). "Les métamorphoses", Ovide, Ed. Gallimard, Folio, 1992.
Hérodote (482/425 av. J.-C.), dans son "Histoire", parle des bateaux de Kalymnos qui avaient été contraints et forcés de participer à la guerre de l'Empire Perse de Xerxès, contre les Grecs, aux côtés de la flotte phénicienne. Ce ne fut pas la seule fois que les Kalymnotes furent obligés de fournir marins et bateaux à des ennemis des Grecs. Alexandre fit de même bien plus tard (vers 334 av. J.-C.) pour aller attaquer les armées perses. "Histoires d'Hérodote", L.C. Colomb, Editions Hachette, 1882.

© Michel Kisinis

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2008-03-31

Le thé à deux

   Marie m'avait conseillée de lire "les petits oiseaux" d'Anaïs Nin. C'était vraiment très excitant comme lecture... Ma lectrice m'écrivit ensuite qu'elle voulait avoir un "thé à deux" pour pouvoir lire ce livre avec moi ! chez moi : chacun à notre tour, nous lirions une page, tout en buvant du thé à la menthe, entourés de volutes d'encens, de jasmin, de benjoin et de musc, avec en fond musical la voix de Georges Dalaras. Elle remonterait ses jupons rouges et violets, et mon chat Aris ronronnerait sous la caresse de ses doigts... Après une longue hésitation... d'une fraction de seconde, j'acceptais sa proposition.
   Quant elle vint enfin me voir avec son livre, quelques jours plus tard, je préparais fébrilement le thé et mis du benjoin, du musc et de l'ambre doré dans mon brûle-encens. Un nuage de fumée au parfum entêtant envahit le salon et je lui dis en souriant :
– Ah, petite friponne ! Maintenant, nous allons boire ce thé brûlant avec du miel grec, de la cannelle et de la muscade.
   J'y ajoutais aussi un peu de noix de tonka au goût exotique si vanillé. Ses sens allèrent alors être exacerbé par toutes ces épices, fin prête à la volupté.
   Marie était radieuse. Elle s'était installée confortablement sur le canapé et avait enlevé ses petits escarpins noirs. Elle me regardait préparer tout ce rituel avec un tendre sourire. Nous bûmes tranquillement notre thé tout en nous dévorant des yeux, n'osant pas encore nous toucher. Puis, elle commença à lire son livre et l'excitation s'amplifia très rapidement. Et je commençais à œuvrer sensuellement à ses côtés... tous deux enivrés par les effluves de l'encens et de l'amour. Je parfumais sa tendre nuque de santal blanc avant de la mordre amoureusement. Mais je la mis en garde de ne point laisser son émoi interrompre sa suggestive lecture, malgré toutes mes douces tortures, sous peine de gages de luxure.
   Relevant peu à peu ses légers jupons fleurant bon le jasmin, mes baisers l'enflammèrent. Et c'est elle qui ronronna sous la caresse de mes doigts pénétrant doucement son tendre sillon. Sa belle culotte de satin glissa lentement le long de ses cuisses, frémissantes sous de plaisantes morsures. Et son livre tomba à ses pieds, sur sa culotte mouillée.
   Nous bûmes dans une même coupe du vin de Samos, additionné de miel et de myrrhe. Et une divine ivresse nous emporta très loin.
   Marie me livra alors sans combat ses doux et chauds atours. J'y répandais de l'huile d'argan afin de la masser avec amour. Je les pinçais malicieusement, prenant grand plaisir à les voir gonfler et durcir entre mes mains joueuses, aidées de langoureux et humides suçons. Je dégustais goulûment ce mets de choix où s'étaient mélangés le goût de ses mamelons et celui des noisettes grillées de l'argan. Les yeux mi-clos, Marie gémissait doucement tout en se caressant gentiment la fente.
   Puis, je fis couler un long filet de miel chaud sur son ventre en feu, que je léchais avec avidité pour mieux le livrer à sa langue gourmande. Nos langues se lièrent ainsi avec passion, s'échangeant avec frénésie nos joies et nos saveurs.
   Son émoi la fit chanter une ode d'amour enflammé et, sur l'air mélancolique d'un rebetiko, l'agrippant par les hanches, je la retournais pour enfin la prendre avec encore plus d'ardeur. Ses gémissements accompagnèrent mes halètements et elle s'offrit plus encore à ma terrible étreinte. D'une main caressant son sein rond, et de l'autre son merveilleux bouton, je la pénétrais au plus profond. Ses cris se mêlèrent à mes râles, et nous jouîmes ensemble dans un fort mouvement, rythmé d'intenses spasmes qui nous laissèrent épuisés et heureux.
   Finalement, nous avions bien vite oublié son livre pour écrire le nôtre.

© Michel Kisinis

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2008-03-27

Un si grand besoin d'amour

D'amour, j'avais si grand besoin,
Et du sien, elle me fit don entier.
Sa main guida la mienne avec soin,
Et l'extase la transfigura en fée,
Lui redonnant jeunesse et vitalité,
Sous le feu de mes tendres baisers
Et de nos mains unies dans la volupté.
Lovée tout contre moi, elle s'abandonnait
Avec de doux murmures, si passionnés.
Et de toutes mes forces, je l'aimai.

© Michel Kisinis

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2008-03-24

Mon cœur trempé

La pluie glacée trempe mon cœur brisé.
Eperdu, dérivant à travers les rues,
Des passants, mes larmes passent inaperçues.
Ne suis-je pas tout autant mouillé.

© Michel Kisinis

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2008-03-17

L'effronté poète

L'effronté poète rêve à ses rudes baisers incandescents
Et à sa terrible étreinte qui le laissera à demi conscient.
Triomphante, sa belle muse s'en réjouira bien cruellement.
Malheureux poète qui a d'amour tant besoin et si pressant.

© Michel Kisinis

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2008-03-16

Docteur Kisinis

   Ma chère et douce Flora,
   Je vais être franc avec vous. Vous avez besoin d'un bon régime !
   Oui, vous avez besoin d'un régime complet d'Amour !
   Il doit être composé des éléments suivants :
– de sentiments passionnés,
– de tendres baisers,
– de charmantes caresses,
– de doux regards,
– de petites morsures,
– d'affection sincère,
– de larmes de joie,
– de massages torrides,
– de mots câlins,
– d'extase sans fin,
– de chaleur intense,
– et, sans oublier, de poésie amoureuse.
   Ma prescription est sans limitation de durée, à prendre à doses massives. Ne pas hésiter à dépasser les limites convenues.
   La liste n'est pas exhaustive.
   Je peux vous délivrer l'intégralité de cette ordonnance quand vous le désirerez, à domicile.
   Cette thérapie n'induit aucun effet secondaire, si ce n'est l'Amour le plus total.
   Mon service amoureux est gracieux et sans frais, fonctionnant sur la base d'une réciprocité complète et entière.
   A votre service !
      Votre dévoué et tant épris,
      Michel Kisinis
      Diplômé de l'Ecole de Médecine douce d'Aphrodite

© Michel Kisinis

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2008-03-14

Ton merveilleux giron

Je ravirais ton merveilleux giron,
Tes hanches par mes mains enchaînées.
Ton amour échancré par mes baisers
Cédera en une somptueuse explosion.

© Michel Kisinis

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2008-03-09

Kisinis en vente sur Internet

   Tôt ce matin, je me suis connecté à Facebook pour voir mes nouveaux messages. Je commençais à être harcelé par des spammeurs professionnels et des fans de l'avocat d'affaires. Je ne sais pas comment ces gens avaient pu croire un instant que je pouvais accepter leurs demandes d'amitié. Ils avaient sûrement visité mon site avec leur moniteur éteint ou bien avec un smartphone.
   Aujourd'hui, je n'avais aucune nouvelle proposition absurde. Mais une ligne ressortit dans la liste des infos : une nouvelle de "Friends for sale". Ce jeu dans Facebook permet à chacun d'acheter et de revendre virtuellement ses ami(e)s. Je trouvais ce jeu franchement immoral et ne l'utilisait que très peu... n'ayant pas pu m'en empêcher.
   Et là, je vis que Flora venait de m'acheter comme "pet", animal de compagnie. C'était la première fois que l'on m'achetait... Je n'aurai jamais imaginé l'effet que cela pouvait provoquer en moi. Je sentais sa main étreindre mon bras, ses boucles blondes me frôler, son parfum subtil et discret m'envahir. C'était comme si elle m'avait mordue tendrement dans le cou. Et j'en étais tout ému...
   J'aurai bien aimé l'acheter à mon tour, et d'ailleurs – franchement – j'y avais déjà pensé depuis un moment... mais le prix d'achat de Flora était prohibitif, et moi, dans ce petit jeu très pervers, je ne disposais que d'une somme complètement dérisoire... Quoi de plus normal pour un poète !!!
   Je me rabattais alors sur "La Vie Réelle"... A notre prochaine rencontre... bientôt... je lui rendrais peut-être sa petite morsure au centuple...

© Michel Kisinis

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2008-03-04

Amour et thé vert

   A défaut de m'avoir donné son amour, Ilissa m'avait donnée une boîte de thé vert à l'anis. Cet après-midi, j'ai fini par l'ouvrir, le cœur emplit de tristesse. J'ai extrait un sachet et je l'ai plongé dans l'eau chaude. Je le regardais s'y enfoncer et j'imaginais que c'était elle que je tenais ainsi. L'eau chaude ne pouvait que réchauffer ses sens et son cœur.
   Alors que l'eau s'était teintée rapidement, j'ajoutais trois cuillères de miel grec pour la rendre moins amère, et une bonne pincée de cannelle pour la rendre plus douce, tout en étant épicée.
   Quand je bus enfin ce thé, une agréable chaleur envahit mon corps, puis mon esprit. Et je serrais si fort ce bol si chaud...

© Michel Kisinis

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2008-02-27

Amour et livraison

   Des fois, l'amour, c'est comme la Poste... Le colis est livré au mauvais destinataire. Le malheur est que vous vous êtes vous-même trompé de destinataire, la Poste n'y est pour rien...
   Alors que vous êtes obnubilé par une dame avenante qui vous lance des œillades langoureuses, vous ne voyez pas la femme discrète, silencieuse, qui se tient juste à côté, timidement, et qui va pleurer en cachette.
   Ce que vous voyez est factice, et ce que vous ne voyez pas est bouleversant...
   Et le meilleur remède à l'amour est l'amour.

© Michel Kisinis

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2008-02-17

Passion et noisettes

L'amour rend bête, dit-on. Moi, la passion me rend meilleur, elle m'apaise et exacerbe mon empathie.
   Alors que je commençais à lui caresser tendrement le bras, Ilissa ne réagit pas. Elle jouait à merveille son rôle de statue de marbre. Elle me parlait calmement, mais l'émotion submergeait ses sens, sa voix avait changée. La douce caresse de mes doigts sur sa peau fine continuait, et je sentais bien que mon geste la bouleversait, mais elle n'en laissait rien paraître, du moins le croyait-elle... J'aurais voulu la prendre dans mes bras, mais nous n'étions pas seuls à cette soirée. Mon amour marmoréen avait intelligemment organisé ce dîner de façon à ce que je ne puisse pas lui sauter dessus... De toute façon, je n'aurai jamais fait cela... Je le jure !!!
   Entourés d'amis, nous étions côte à côte, nous touchant très tendrement et très discrètement, comme des adolescents. Ma frustration était à son comble, et, malgré tout, ces petits gestes de tendresse me ravissaient. Nous nous regardions avec amour et son cœur devait battre aussi fort que le mien, alors qu'elle s'efforçait de conserver une attitude désinvolte, empreinte d'une grâce toute naturelle.
   Ilissa faisait systématiquement semblant de ne pas s'intéresser à moi, alors qu'elle n'avait de cesse de m'épier sur Facebook et de lire sur mon blog les poèmes enflammés que j'écrivais pour elle. Elle faisait comme si elle ne les avait pas lu... Alors, qu'en fait, mes vers avaient dû la transpercer de part en part, tel un destroyer atteint par un missile Exocet. La soute à munitions avait alors explosée, répandant un feu intense... Et ma magnifique Ilissa serrait des dents... presque impassible.
   A l'heure du départ, elle me demanda :
– Michel, pourquoi m'as-tu offert ce paquet de noisettes ? Elle était fort intriguée par mon curieux cadeau. En plus, il faut casser les coques pour les manger. C'est pas pratique !
– J'aimerai que tu me casses les noisettes, Ilissa.
   Elle éclata de rire, surprise de cette réponse inattendue.
– Ah bon, je ne te les casse pas assez ! s'exclama-t-elle, incrédule.
– Non, pas assez...
   Dans l'ascenseur, je la coinçais dans le fond de la cabine, appuyant mon corps contre le sien et je lui pris la main tendrement. Elle ne broncha pas. Je l'aurai bien prise dans l'ascenseur, comme une bête, mais il y avait toujours ce foutu ami avec nous. Alors, nous nous quittâmes tristement dans la nuit, une nuit glaciale où, après, des rêves intenses me tourmentèrent sans fin. Des rêves où une statue sensuelle et chaude venait abuser de moi...
© Michel Kisinis

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2008-02-14

La statue de marbre

J'effleure son genou discrètement.
Mon cœur bat la chamade, je défaille.
Mais elle ne réagit point, et aucun gardien de musée n'intervient,
Et aucune sonnerie d'alarme déclenchée par mon rythme cardiaque.
Ma muse reste de marbre, les yeux dans le lointain.
Et moi, je pleure de mon adoration idiote pour une belle statue de marbre.
Peut-être faudrait-il un grand four à micro-onde pour la réchauffer suffisamment.
Peut-être faudrait-il aussi des balles perforantes pour atteindre son cœur.
Peut-être quelques larmes seulement suffiraient à fendre cette dure carapace ?
Une envie folle de la mordre tendrement m'étreint et me submerge.
C'est sûr, je vais m'y casser quelques dents...

© Michel Kisinis

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2008-02-02

Ma princesse bédouine

Mes songes vont à une princesse bédouine.
J'aimerais être le vampire de ses rêves.
Mes baisers couvrent sa douce poitrine.
Je mords son cou fiévreusement
Et l'étreins follement sans trêves.
Mais je m'éveille alors tremblant,
Seul, et le souvenir de cette mutine
Hante mes journées sans agréments.
Cette nuit, j'allumerais mon brûle-encens.
Et attirée par les senteurs d'Orient,
Viendra ma belle princesse bédouine,
Enivrée des vapeurs de musc et d'ambre.
Ma dulcinée se pâmera dans ma chambre
Et succombera à la myrrhe de son amant.

© Michel Kisinis

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2008-01-04

Ta bouche

Douce Muse
Ta bouche inspire l'amour passionné
Et elle exprime paroles de vérité.
Viens vite arracher mon coeur malmené.

---
Sweet Muse
Your mouth inspires passionately love
And she expresses words of truth.
Comes fast to tear away my manhandled heart.
© Michel Kisinis

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2007-11-25

L'artiste modèle

   Anne, une amie peintre, m'a téléphonée ce matin pour me proposer de... poser pour une de ses élèves qui a besoin de modèle pour dessiner un portrait.
   J'ai souri, étonné de la demande, et je lui ai rétorqué que je n'étais pas un Apollon... Mais non, elle voulait vraiment faire mon portrait.
- Ce soir, à quelle heure alors ?
- Tu es vraiment d'accord ?!!! Elle semblait très surprise que j'accepte aussi facilement.
- Oui, je passerais peut-être à la postérité grâce à cela.
- Tu sais, Michel... Sa voix semblait hésiter, comme intimidée. J'aimerais en profiter aussi pour te croquer.
- Ah oui, bien sûr Anne, y'a pas de problème !, fis-je très enthousiaste. Ce n'est pas tous les jours que deux femmes veulent me croquer en même temps.
   Il y eût un silence. A travers l'éther numérique, je sentis Anne rougir profondément...
© Michel Kisinis

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2007-09-01

Oublie-moi

Les mélopées de Placebo bercent ma rêverie.
Quand reverrais-je ses lèvres vives et sa voix
Qui chante doucement à mon âme meurtrie ?
Sa main étreint mon bras et j'en frémis.
Ses yeux clairs scrutent mon émoi.
Et tout en restant de marbre, je lis
Toute la tristesse en son bel esprit.
Et un lancinant "Protège-moi"
Répète la chanson qui jamais ne finit.
Mon dieu, quand viendra l'éternel oubli ?
Survient un singulier instant, douce amie,
Et un écho murmure sans fin "Oublie-moi".

---

Forget Me

The music of Placebo rock my musing.
When would I see again the lively lips and the voice
Which sings slowly to my bruised soul?
The hand embraces my arm and I shiver with it.
The clear eyes scrutinize my emotion.
And quite in marble remainder, I read
All the sadness in its beautiful spirit.
And a stabbing "Protect Me"
Repeats the song which never finishes.
My god, when will come eternal neglect?
Arises a peculiar moment, sweet friend,
And an echo murmurs unlimited "Forget Me".

© Michel Kisinis

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2007-01-15

La belle écuyère

Soulevant ses cuisses légères, je pianotais sur son corps comme sur un clavier.
Joie bien éphémère ! Me reviennent quelques vers et le chaud souvenir de sa volupté.
Les touches s'émeuvent et me tourmentent, me rappelant des moments si passionnés.
Et la belle écuyère, à la blonde tignasse, revient, aux aurores, souvent me harceler
Dans d'intenses rêves que je retrouve au petit matin bien involontairement censurés.
Maudits rêves fugaces ! Maudite créature tenace, que je ne saurai jamais oublier.

© Michel Kisinis

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2006-11-30

Soupirs

Combien de fois n'ai-je pas soupiré, face à des ennemis, seul ?
Debout, poings serrés et le cœur flambloyant, comme mon aïeul.
Demain, tous mes soupirs auront cessés, serein, sous mon linceul.
Mon amie, t'aurais-je inspiré autrement sans ce sacré orgueil ?


----
Sighs
How much time did not I sigh, in front of enemies, alone?
Up, tight fists and the blazing heart, as my grandfather.
Tomorrow, all my sighs will have stopped, serene, under my shroud.
My Lady, would I have inspired you otherwise without this damned pride?

© Michel Kisinis

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2006-11-06

Des vers hachés au menu

   Il y a quelques jours, j'étais invité par un ami à une soirée de poésie. Il me proposa de venir avec quelques-uns de mes poèmes. J'acceptais sans enthousiasme, me remémorant une autre de ses soirées où un pauvre crétin s'était mis à chanter des vers à la gloire du ballon de football, d'une voix affreuse, le regard halluciné et le geste chaotique après tant de verres consommés. J'étais parti, horrifié et furieux, en disant à un autre poète qu'il ne pouvait avoir de lieu pour accueillir en même temps mes textes et un poème sur le foot.
   Cette fois-ci, le fan de foot n'était pas là. Il devait être en train de gonfler sa vessie, ou bien d'autres victimes non consentantes. J'arrivais en retard, en plein concert. Un musicien tunisien jouait merveilleusement bien du oud. J'étais rassuré !
   L'hôte des lieux me proposa de donner mes poèmes à lire à une dame qui était présente. La femme avait un air très digne de grande bourgeoise, avec une belle coiffure de style années trente et parlait avec un léger accent allemand. J'étais vraiment rassuré !
   Mais quand elle commença à lire les poèmes de notre hôte, je frémis. Elle ne lisait pas les poèmes, elle les broyait, les hachaient. Sa prononciation était désastreuse, et son accent allemand, plus grave alors, rendait le résultat plus épouvantable encore. On aurait dit "Papa Schultz" en jupons qui aurait reçu l'ordre de son colonel de lire des poèmes de Hölderlin ou de Schiller à des prisonniers de guerre. La dame prenait un soin particulier à énoncer les vers comme un robot, réduisant à néant toute poésie.
   Je me mordais la lèvre pour ne pas rire alors que tout le monde applaudissait. Comme elle avait été tant encouragée par son auditoire, elle afficha une attitude fière et sereine et continua tout aussi mécaniquement à lire d'autres poèmes. Moi, je commençais à trembler. Je voyais bien que mon tour allait arriver et que je devrais bientôt lui donner mes textes à... hacher.
   Et alors que notre dame mâchait et remâchait les vers d'un autre malheureux poème, un véritable miracle se produisit. Une véritable déesse orientale fit son apparition au beau milieu d'un auditoire soumis à une torture sans fin. C'était une chanteuse d'origine tunisienne, une brune voluptueuse avec une magnifique chevelure noir de jais. De ses lèvres charnues et rose nacré, une voix douce et sensuelle se fit entendre pour nous saluer.
Je compris de suite que la Muse était venue à mon secours, m'envoyant une belle orientale pour chanter mon amour.
Un fard lumineux rehaussait ses yeux noirs et son corsage de l'amour en était la gloire.
Je fus touché par le miel de son regard, divine promesse de biens doux égards.

   Sans hésitation aucune, je me levais et allais au-devant de la déesse. Je fus pris de vertiges tant elle embaumait le jasmin. Je lui tendis mon poème et lui demanda : "J'aimerais que vous lisiez mon poème, s'il vous plait, Madame".
   Elle me regarda, très surprise.
- Et pourquoi moi ?
- Parce que !, lui fis-je en souriant, sans plus d'explication.
   La belle chanteuse n'insista pas et lut à voix haute le titre et les trois premiers vers :
- "Pigment passionnel
Je baisais ses paupières opalescentes
Et son fard teinta mes lèvres frémissantes.
D'un geste, elle effaça le pigment."
   S'arrêtant là, elle ria de bon cœur : "Ah oui, je comprends maintenant !". Elle se reprit et lut alors le poème entièrement. Quel délice ! J'eus alors la sensation d'un baiser divin posé sur mon cœur chancelant. Je ne regrettais point d'être venu.
   Après le charme de la belle Souad lisant mes vers, "Mama Schultz" continua méthodiquement son œuvre d'anéantissement lyrique avec un autre poème. Mais, moi, je n'écoutais déjà plus, mon regard et mon cœur étaient ailleurs...
© Michel Kisinis

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2006-10-12

Déclaration d'amour et de vote !

Ma chère Odette,
Quand tu t'enflammes,
Noble suffragette,
Te déclarer ma flamme
Je n'ose, trop timide.
Mais au prochain scrutin,
Rejettant les perfides,
Je choisirais ton bulletin.

© Michel Kisinis

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2006-08-29

Une amie sans visage

Des étoiles filantes traversent le ciel d'Osaka,
Alors que je n'ai rien reçu, aucun message, aucune image,
De mon amie du soleil levant, toute à ses tracas.
Viennent alors de chaleureuses pensées, mais sans visage...
L'imaginant vive et joyeuse, pianotant sur son clavier,
L'humeur légère, enjouée par quelques vers rythmés.

---
Friend without face
Falling stars cross the sky of Osaka,
While I did not receive, any message, any image,
From my friend of the rising sun, occupied to the bothers.
Friendly thoughts come then, but without face...
Imagining him lively and joyful, strumming on the keyboard,
Light, cheerful humor by some towards given rhythm.
© Michel Kisinis

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2006-07-13

Triste magicienne (suite)

Je suis content de faire des émules.
De concert et gaiement, nous pouvons tous rimer.
C'est bien au delà des apparences qu'il faut regarder.
La magicienne hante mes rêves avec de la mandragore,
Ni éther, ni feu, et encore moins de l'hellébore.
Je l'imagine telle une campanule,
Assoupie dans son alcôve, flottant au gré
Du souffle de ses songes les plus secrets.
Le poète sortira de son antre illuminé,
De sa belle enjôleuse le cœur imprégné.
Mais il n'est pas encore occis
Pour voir partir son âme au paradis.
Un jour, viendra-il au petit matin,
Peut-être, pour un petit câlin.

© Michel Kisinis

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2006-07-08

Triste magicienne de l'éther

A travers les liens de l'éther,
J'ai suivi de loin en loin
Ton avatar de douce sorcière,
Beauté pleine de mystère,
Rêvant de tes mots si câlins,
Et d'une relation délétère.

Chère petite fée au regard malheureux,
Tes formules magiques n'y changeront rien.
Au petit matin, tu prendras ton train de banlieue,
Comme tout un chacun, direction le chagrin.

Ecris-moi encore avec passion,
Avec la magie de ton émotion,
Oubliant un instant seulement
La tristesse de ton isolement.

© Michel Kisinis

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2006-07-02

Odyssée onirique au paradis

Michel Kisinis, photographe et poete

   Cette nuit, mon odyssée onirique m'a conduit encore une fois auprès de toi, sur la terre ensanglantée de nos ancêtres. Je m'éveillai après, tout en nage, me laissant si malheureux.
   Nous marchions sur la plage, main dans la main. Les vagues venaient mourir à nos pieds. Ce fut peut-être la nuit, mais tu rayonnais et je ne voyais que toi.
   M'arrêtant soudain, je me baissai et ramassa un grain de sable collé sous l'un de tes pieds.
- Regarde, Despinis, fis-je en te le montrant. Tu me regarda, souriant avec ton petit air espiègle.
- Regarde ce grain de sable. Il est semblable à mon cœur. Il en existe des milliards, mais c'est celui-là que tu as piétiné. Tes yeux l'illuminent. Il est plus dur que l'érain, mais il fond à la chaleur vive. Et il peut aussi éclater par un mauvais coup.
   De grosses larmes chaudes coulaient sur nos mains réunies. Les tiennes, ou bien les miennes ? Je ne saurais dire.
- Despinis, conserves précieusement ce grain de sable... Je te reconnaîtrais ainsi quand nous nous retrouverons en enfer...
© Michel Kisinis

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2006-06-11

Football, les vrais dindons de la farce médiatique

Récemment, à une soirée entre amis, vint inévitablement le sujet du moment : la coupe mondiale de foot. Les esprits s'échauffèrent vite et le débat s'enflamma. Moi, je restais silencieux, m'intéressant plus aux lithographies accrochées aux murs et me balançant doucement au rythme des violentes mélopées de PJ Harvey.
Une voix s'éleva aussi de la mêlée et m'interpella :
– Et toi, Michel ! Tu ne donnes pas ton avis. Tu regardes quand même le foot ?
– Je regarderai le foot quand je serais payer pour cela.
Marie me fixa comme si j'avais dit un truc vraiment très sale.
– Te faire payer pour voir du foot !!!, fit-elle d'une voix étranglée. Je lisais une incompréhension totale dans son regard.
– Tu t'rends pas compte, l'équipe du PSG a gagné cent milles euros à leur dernier match contre les austro-hongrois. Paul s'était levé en disant cela, et il levait les bras au ciel, les poings fermés, visiblement étreint d'une intense passion.
– Et toi Paul... t'as touché combien ?
– Pfff, de toute façon, on peut pas parler avec toi !, et il partit d'un pas vif, mais déjà pas très assuré, pour aller se prendre une autre cannette bien fraîche.
J'entendis alors un petit rire cristallin. Valérie venait vers moi tout en riant :
– Michel, tu as toujours le bon mot pour clore rapidement une discussion. Elle s'approcha plus encore et me fit un petit bisou plein de tendresse.
– Et c'est le champion qui, à la fin de la joute, embrasse la belle princesse.
Les éclats de rires reprirent de plus belle...
... Moi, au moins, j'aurai touché "quelque chose" grâce au foot.
© Michel Kisinis

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2006-06-02

Mea maxima culpa !

Maudis-moi à chacune de tes larmes.
Damné, je suis sur cette terre.
Libre, je serais dans l'autre monde.

------------------
My very big fault!
Cursed me in each of your tears.
Damned, I am on this earth.
Free, I would be in the other world.
© Michel Kisinis

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2006-05-10

Enseignement et passion

Le maître lui enseigna rigueur et technique.
L'élève lui offrit sa passion lubrique.
Longtemps après, il en fut nostalgique.

© Michel Kisinis

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2006-03-20

Pigment passionnel

Je baisais ses paupières opalescentes
Et son fard teintat mes lèvres frémissantes.
D'un geste, elle effaça le pigment.
D'un sourire, s'alluma un feu ardent.
Au plus profond des enfers où j'échouerais,
Ton doux souvenir jamais ne s'effacerais,
Contre vents soufrés, marées de feu,
Et mon âme tourmentée par ces dieux.

© Michel Kisinis

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2006-02-12

L'artiste dans une nuit noire

Respect des œuvres et culture événementielle
   J'observe la généralisation d'un phénomène de culture événementielle. On organise des événements avec un vernis culturel en intégrant si possible des artistes pour faire plus authentique. Mais au final, il s'agit d'opérations marketing de prestige où la culture et l'art ne sont que des alibis pour mettre en avant certaines personnes et pour pomper un maximum de fric.
   On utilise les artistes et leurs œuvres, mais sans les respecter. Les œuvres sont trimballées comme des sacs de pommes de terre, stockées comme des rebuts. Les conditions d'exposition sont parfois inacceptables... Les moyens techniques peuvent être détournés... Des œuvres disparaissent... Comme les artistes sont peu ou pas payés, personne ne s'inquiète de tout cela, l'importance de chacun étant évalué à l'aune de ses honoraires.
   Car, souvent les artistes s'autofinancent pour réaliser leurs projets, à l'encontre de ces agences grassement payées par les institutions publiques ou privées. Les subventions sont largement absorbées par des opérations de prestige, avec paillettes et lampions, organisées par des sociétés de marketing ou d'ingénierie culturelle, résumant clairement la profondeur de leur politique artistique.

Dans l'obscurité, rien ne se créé.
Au grand jour, l'artiste se complait.

© Michel Kisinis

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2006-02-01

Quand te reverrai-je ?

Je revois tes yeux,
Etincelants comme mille étoiles,
Dans la nuit noire de mes pensées
Sombres tel un ciel sans astre.
Je sens mon cœur douloureux,
Car tu es loin, si loin de moi,
Pour que je puisse me réchauffer
L'âme tout auprès de toi.

Quand reverrai-je cet ange,
Sorti du pays des rêves,
Entré au pays des enfers,
Aux caresses si étranges,
Qu'elle me fit goûter,
De celles du cœur et de l'esprit,
Si rares en mon triste pays.

Reverrai-je tes cheveux d'ange,
Et tes larmes versées d'abondance ?
Lumière de ma nuit, mon errance
Prendra bientôt fin sans espoir,
Ayant trop vécu dans le désespoir,
Pleurant de ne point te revoir,
Sans avoir pu te retrouver,
Sans plus pouvoir t'enlacer,
Perdue au loin, à tout jamais.

© Michel Kisinis

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2006-01-27

Une terrible et douce amie

Un mot, un doux regard de toi,
Un frôlement, une caresse furtive,
Et tu pénétres au plus profond de moi.
Le croirais-je si je me disais que je t'aime ?
Pas de conclusion hâtive !
Mais, les yeux clos, je sens ton émoi.
Serais-tu assez douce pour me consoler
De ma mort prochaine ?
D'une vie aussi vaine,
Tes lèvres me retiendront-elles prisonnier ?

Mais connais-tu, douce et cruelle amie,
Mon empressement le plus vif ?
Déposer dans ta main mon cœur meurtri,
Ecarlate et battant la chamade pour toi.
Mon désespoir le plus indicible,
En l'espérance la plus invincible
Sublimé par ton amour subversif,
Délivres-moi de mon désarroi !

© Michel Kisinis

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2005-11-23

Un paiement trop court

- "Vive et légère est ma voisine,
Telle une sauvage féline.
Un seul battement de cils et se déchaîne l'océan,
Emportant tout, et même le temps.
A chacune de nos rencontres mystérieuses,
Mon coeur chavire dans cette houle furieuse."

Il y eut un silence pesant après la lecture de mon nouveau poème. Surpris, je scrutais le regard de Miss pour comprendre ce qui lui avait déplut.

- C'est tout ?!!!, fit-elle, d'une moue dédaigneuse.
- Ben, oui ! J'étais ébahis.
- C'est un peu court pour un poème. Il n'y a pas le compte.
- Mais Miss, un poème est un poème. La longueur ne fait pas la qualité, tout comme dans nombre de domaines.
- Moi, je me donne sans compter et toi aujourd'hui, tu ne m'offres qu'un tout petit poème.
- Il n'a jamais été question d'une longueur précise de poème dans nos échanges. J'y mets tout mon coeur, c'est l'essentiel. Qu'importe le nombre de vers ou même de pieds !
- Cette fois-ci, je n'y trouve pas mon compte et tu ne prendra pas ton pied. Je ferais mieux de me vendre aux enchères sur Internet.
- Ah mais ma chère, c'est sa virginité qu'on vends sur Internet...
- Oh, goujat ! Je suis aussi vierge que toi tu es romantique. Et elle me matraquat rageusement avec un gros coussin.
Mes bras l'enveloppèrent et mes mains se remirent à l'œuvre, mes rires se mêlant à ses cris d'indignation et ses belles boucles noires volaient autour de moi.
- Miss, laisses-moi te charmer avec quelques belles rimes.
- Ôtes tes sales pattes de là ! Tu aura un gros calin quand tu me charmera avec un poème à la bonne mesure.
Elle réussit à s'échapper de mon étreinte tout au bout de son large canapé. Et finalement, je céda à son vif tempérament et son humeur chagrine, me laissant repousser jusqu'à la porte qu'elle claquat magistralement.
- Et c'est pas la peine de revenir avec deux ou trois vers !

Pendant que l'ascenseur redescendait doucement, je soupirais, un peu triste, en pensant à Miss, à ses lèvres ourlées, et aussi à son corsage charmant. Esclave d'un si cruel commerce, je n'avais aucun répit. Mais bientôt j'offrirai à ma muse une nouvelle poésie à sa gloire et à son magnifique talent.
© Michel Kisinis

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2005-11-13

Présent poétique

Des lueurs éphémères dansent
Sur ses fines paupières nacrées.
Les yeux mi-clos, l'humeur légère,
Pianotant le clavier,
Elisabeth brûle l'éther
De ses mots si passionnés.
L'esprit vif et le cœur sincère,
Si éprise et tant courroucée
De toute cette humanité,
Elle rallume en moi la colère,
Et la belle passion des vers.
Douce muse, douce amie,
Modeste présent que voici...

© Michel Kisinis

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2005-10-30

Souvenirs divins d'une déesse

Aucune ivresse ne pourra effacer son souvenir qui embaumait des effluves de déesse.
Sous ma main tremblante d'émotion, palpitait un sein magnifique, gonflé de mes caresses.
Son voile de nectar s'ouvrait, me submergeant de musc, d'ambre et d'un feu intense.
Répandant le nard sur son corps, j'offrais de sensuelles libations à l'enchanteresse,
Enchaînée par de doux liens, je l'effleurais de bouquets de jasmin avec délicatesse.
De Véronique, bien douce à monter était la croupe. Et la joie en était immense.

© Michel Kisinis

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2005-10-04

Princesse ionienne en région parisienne

Las de démarches sans cesse répétées,
J'ouvris à regret une porte monotone.
J'appréhendais l'ennui de paroles usées.
Mais je te vis là, fière amazone,
Le regard sombre, la taille effilée,
Et tes belles boucles noir de jais.
A ton cou, une parure hellène brillait,
Te transformant par pure magie
Telle une belle princesse d'Ionie
Qui jadis faisait chavirer le coeur
Des marins revenus d'Asie Mineure.
Mon caïque traversa maintes fois l'Egée rebelle
Sans jamais rencontrer pareille merveille,
Ni mon coeur de subir une avarie telle.

© Michel Kisinis

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2005-09-12

Super carte Vitale pour super blaireaux

La nouvelle carte Vitale va bientôt sortir. Elle coûtera 3 € pièce et sera fabriquée à 50 millions d'exemplaires. Coût total : 150.000.000 d'Euros, soit plus de 983.935.500 de Francs.
Pour cette somme, nous aurons droit :
- à un réseau informatique national de diffusion libre de nos données médicales,
- à la participation involontaire et forcée à un système de subventionnement abusif de certaines professions libérales,
- à la complicité dans un vaste programme de réduction d'emplois dans les centres de la Sécurité Sociale et dans les établissements de l'Assistance Publique,
- à l'implication dans les multiples plans de réduction des prestations et des remboursements,
- à la réduction globale du système sanitaire français, appauvrissant les hôpitaux au profit des établissements privés,
- à la collusion obligée avec des technocrates qui depuis plusieurs dizaines d'années accumulent les systèmes informatiques prohibitifs,
- à l'acceptation des augmentations des charges salariales,
- au détournement systématique des cotisations des salariés afin de financer l'ensemble.
Ne vous inquiétez pas, cette carte deviendra vite obligatoire !
Et surtout, continuez à utiliser votre carte Vitale !

© Michel Kisinis
P.S. Voir aussi La carte Vitale aux Big Brother Awards

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2005-03-16

Formation et déformations Internet

Au café, Bobo Blaireau m'avait demandé – supplié – de donner une formation à sa copine un samedi après-midi. Il avait finement ajouté qu'il était trop doué pour qu'une grosse pétasse puisse le comprendre... Ça commençait bien !
Le lendemain, à l'heure dite, je traversais la rue pour me rendre chez lui. Quand la porte s'ouvrit, je découvris une sculpturale naïade blonde qui embaumait le benjoin et la myrrhe.
- Bonjour, Michel. Je t'attendais impatiemment.
- Euh, oui, bonjour. J'étais stupéfait. Véronique, la copine de Bobo Blaireau, était à tomber par terre. Elle était dotée d'une paire qui me laissait sans voix. Et le reste était à l'avenant...
- Bobo m'a dit que vous aviez besoin d'une petite formation. Quelles sont vos besoins exactement ? J'essayais malgré tout de garder un ton professionnel.
- On peut se tutoyer entre voisin, hein ! Je voudrais que tu m'apprennes à télécharger des MP3 sur Internet.
- Ah oui, fis-je tristement, plein d'enthousiasme. Avant de télécharger, il faut d'abord apprendre comment utiliser Internet. Tu as déjà utilisée Internet ?
- Non. J'ai un portable Apple, je viens de l'acheter. Enfin, c'est à Bobo...
- Oui, l'autre jour, il l'a montré à tout le quartier. Même le gardien de l'Armée du Salut doit être au courant.
Nous nous installâmes devant le Powerbook et je commença par lui expliquer les bases de l'utilisation de l'ordinateur.
- Et là, cette fente, c'est le lecteur de CD. Tu introduis doucement le CD et il rentre tout seul.
Elle essaya, sans succès. Le CD ne montait pas. Rien. Je regardais sur le bureau du Mac, nulle part ! Au bout de quelques longues secondes de silence, j'avisais un bout de plastique qui dépassait.
- Véronique, il faut mettre le CD dans le lecteur et non sous le portable. Là, ça peut pas marcher.
Crise de fou rire. Son merveilleux buste était secoué de soubressauts incandescents. J'avais du mal à détacher mon regard de son doux corsage.
- Bon, revenons-en à nos moutons et j'inserrais le CD qui monta avec un bruit incongru.
Véronique observait attentivement mes gestes. Et à chaque fois qu'elle se rapprochait de l'écran pour mieux voir mes manips, son magnifique sein droit frottait contre mon bras gauche. Une furieuse envie de lâcher ma souris m'étreingnais douleureusement.
- Michel, fit-elle, là, j'ai deux fentes. Qu'est-ce que je fais ?
- Ah bon ?!!! Je détaillais alors sa généreuse anatomie. Où çà ?
- Mais, non, idiot ! C'est l'ordinateur qui a deux fentes. Elle me désigna le côté droit du portable.
- Il s'agit d'un orifice où tu peux introduire une carte mémoire.
- Et je peux en mettre une grosse ?
- Oh oui, une très grosse, si tu veux. J'étais mort de rire.
- Pfuu ! Franchement, t'es pas un formateur très sérieux.
- Ben, avec une élève comme toi, c'est difficile de le rester.
- Montres-moi vraiment comment utiliser cette foutue machine et tu pourra me faire un petit bisou.
- Avec la langue ?, risquais-je d'une voix hésitante.
Elle resta silencieuse, se voulant énigmatique, espiègle minaudière.
- Et un peu les mains aussi ?
- La récompense sera à la mesure de la formation.
Je m'accrochais à la souris qui semblait tout à coup gonflée sous ma main.
En fait, son esprit était aussi fin que sa poitrine était ample. Bobo Blaireau ignorait tout de la créature qui partageait son nid douillet. Véronique fut prompte à comprendre les bases du Mac qui étaient indispensables pour utiliser son petit Ipod chéri.
Puis aux tours qu'elle m'appris, succédèrent des vers passionnés qui l'enchantèrent.
- Je te croyais technicien hors pair et voilà que tu me charmes avec de doux vers, s'écria-t-elle et elle me roula un patin d'enfer.
Et mes mains s'aggripèrent une fois encore à ses formes si voluptueuses.
- Les apparences peuvent être trompeuses.
J'en tiens là la preuve la plus somptueuse.
Le technicien s'est épuisé à une tâche hardue,
Mais le poète s'enflamme sans fin devant ton cul.
Et là, comme aiguillonnée par mes vers, elle se jeta sur moi. J'hésite à conter tout ce qui se passa durant cet après-midi, si riche en baisers passionnés et subtiles caresses. J'en rêve encore...
Le lendemain matin, je retournais au bar des Acacias. J'avais bien besoin d'une bonne dose de café pour me réveiller.
Au bout du deuzième double, survint Bobo tout guilleret et très amical.
- Ah Michel ! Je ne sais pas comment te remercier pour hier.
- Eh bien, tu n'as qu'à me donner quelques gros biftons.
- Bien sûr, Michel. Véronique est ravie de ta prestation. Moi, j'arrivais à rien avec elle. Je dois être trop proche, et puis, entre nous, il faut être très très patient avec elle. Et surtout ne pas avoir peur de répéter les choses. Mais toi, c'est une de tes grandes qualités.
- Je suis très cher aussi !
- Pas de problème, Michel. D'ailleurs, j'aimerai que tu me fasses un petit forfait. Véronique se débrouille très bien tout seule maintenant avec son Ipod. Elle m'emmerde plus ! C'était le but de la manoeuvre. Il s'exclaffa, fier de lui.
- Mais j'ai toujours oeuvré pour l'indépendance des individus.
- Il faudrait quand même que tu complètes son initiation. Elle a besoin que tu lui apprennes Internet, un peu de bureautique et de multimedia.
- Je suis disponible les samedis après-midi.
- D'accord. Mais je suis désolé, je ne peux pas y assister car j'ai trop de boulot à ma boîte.
- Non, non, il faut pas. Tu risques de perturber l'attention de Véronique.
- Tu as raison. T'ai un vrai pro, Michel. J'ai envie de t'embrasser ! s'exclama-t-il. Les habitués du café se retournèrent tous.
- Ah non, Bobo ! Je ne me fais jamais payer en nature.
© Michel Kisinis

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2004-08-31

La muse de pierre / The stoned Muse, Michel Kisinis



La muse de pierre / The stoned Muse, Michel Kisinis

Dans un recoin du jardin désert,
Une muse de pierre feuillette un recueil.
Tel un navire échoué sur un écueil,
Elle reste figée, une page paire
Entre ses doigts sans vie.
Muse, pathétique amie,
Que peut-tu bien lire
Pour oublier ton ennui ?
Et en m'approchant sans bruit,
De Sapho, j'entendis la lyre.

In a corner of the deserted garden,
A stoned Muse turn over the pages of a collection
Like a ship lying on a rock,
She is set, an uneven page
Between her lifeless fingers ,
Muse, pathetic friend,
What are you reading
To forget your boredom ?
And whitout a noise coming,
From Sapho, I heard the lyre.

© Michel Kisinis

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