Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2007-06-30

Travaillez plus, et nous, nous gagnerons plus !

   Cela fait vraiment de la peine à voir tous ces blaireaux qui prennent pour argent comptant toutes ces promesses bidon. Ils croient tous au Père Noël ! Quand l'avocat d'affaires déclare "Travailler plus pour gagner plus", en fait il pense "Travaillez plus, et nous, nous gagnerons plus !" Et tous ses copains milliardaires et technocrates applaudissent des deux mains. C'est trop beau ! Quel talent ! Quel poète ! Le « copro-sophiste » excelle tant au service de tous ces gens-là.
   Censure des médias, répressions, protection sociale anéantie, retraite réduite au minimum, droit du travail pulvérisé, délocalisations massives, l'avenir s'annonce déjà clairement très sombre.
   Pour masquer tout cela, l'avocat d'affaires se surpasse à discourir avec des argumentations fallacieuses et des raisonnements qui n'ont que l'apparence de la vérité. Le rhéteur professionnel n'est qu'un « copro-sophiste » dont seuls les idiots et les complices admirent les sophismes nauséabonds.
   Et voici un "bel" exemple de la réalité. Alors que EADS prépare le licenciement de 10.000 salariés en Europe, l'entreprise européenne a délocalisée la production de l'Airbus A320 en Chine, à Tianjin (revue Interavia, n° 688), pendant qu’un conflit acharné oppose certains à la direction d’EADS. Il y a fort à parier que bientôt on verra des Chinabus A320 100 % chinois. Comme entre temps la plupart des salariés européens auront été licenciés, ce n'est pas si grave... en tout cas, pas pour les dirigeants et les gros actionnaires de cette société...
   Voilà ce que c'est réellement "de travailler plus pour gagner plus" !!!
© Michel Kisinis

T-shirt 'Travaillez plus, et nous, nous gagnerons plus', © Michel Kisinis, photographe et poete
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2007-03-04

La passivité devant l’hécatombe de licenciements

   Vous vous rappelez peut-être de l’avis qu’avait demandé le Président de la République et de la Fracture sociale, il y a quelque temps déjà, auprès d’experts patentés concernant l’effondrement de l’emploi industriel. Les experts avaient émis un rapport très rassurant et le Président avait poussé un grand ouf, complaisamment répercuté dans les médias. Incrédule, je fus alors, et stupéfait je suis maintenant.
   A l’époque, la conclusion des experts m’avait fait bien rire tant elle était irréelle. Aujourd’hui, je suis vraiment stupéfait. Certains promettent un feu d'artifices, craignant d’ailleurs de parler d’explosion sociale, mais moi je ne vois que passivité de la part des salariés, pleurants, effondrés, victimes d'une injustice sociale vécue comme une fatalité inévitable. Je suis surpris de l'inaction des syndicats et des salariés eux-mêmes, restants passifs devant cette hécatombe de licenciements au moment même où il leur faudrait faire preuve de combativité et d'imagination pour développer une résistance sociale vitale pour eux et pour leurs familles.
   Le carriérisme et la collusion ont tués toute velléité de lutte. Chacun compte fébrilement ses RTT et ses misérables actions, tout en attendant que cela soit un autre qui soit licencié à sa place, de préférence un autre qu'on ne connait pas, dans une autre ville, un autre pays. Quant à certains organes représentatifs des salariés, ils sont carrément financés et organisés par les employeurs afin d'empêcher toute tentative de structuration de résistance au sein des entreprises et ainsi que de convaincre tous les salariés qu’ils n’ont pas le choix. Les réunions en deviennent pathétiques, ne servant qu’à officialiser des chiffres connus à l’avance et présentés comme étant tout à la fois une victoire et un sacrifice découlants d’une négociation qui n’a jamais vraiment eu lieu.
   Alors d'aucuns, sûrs de leur impunité, peuvent continuer tranquillement, au gré du cours des actions, à jouer à ce jeu cruel, mais si rémunérateur, qui consiste à licencier en masse, ville après ville, à travers toute l'Europe, tel un vaste jeu de dominos. Et demain, nous n'aurons pas quelques centaines de personnes à dormir dans la rue, mais des milliers, des dizaines de milliers...
   Moi, je vous le dis : la seule solution pour changer cette situation est la SUBVERSION.
© Michel Kisinis

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2006-04-28

Fiers profiteurs et CPE

Peu de jours après la fin de la crise du CPE, j'entrais dans l'épicerie à côté de chez moi. Un type est là à discuter tranquillement avec le patron. La mine reposée, habillé comme pour aller à la messe, avec cravate et gilet, il s'exclama :
- De toute façon, cela ne sert à rien de protester. On n'obtient rien de cette façon." Péremptoire, sûr de lui, alors que l'actualité la plus chaude démontrait le contraire.
Je m'approchais, et en posant mes bananes près de la caisse, j'intervins tranquillement : "Ceux qui ne font rien profitent toujours de ce que font les autres...".
L'épicier éclata d'un rire franc et clair. Et il me tendit sa main qu'il me serra avec chaleur et fraternité : "C'est vrai ! Vous avez raison. C'est exactement comme çà que ça se passe !".
Je payais, salua et sortis sans traîner. La gamelle endimanchée reprennait déjà son discours de jaune, comme s'il n'avait rien entendu, ni vu surtout le plaisir qu'avaient provoqué mes mots chez l'épicier.
© Michel Kisinis

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2006-04-09

Manifestation anti-CPE du 4 avril 2006


Michel Kisinis, photographe et poéte
Place de la Bastille, le génie resplendissait
au milieu des drapeaux et des banderoles.

Michel Kisinis, photographe et poéte
Sur la façade de la Mairie du 13e, j'ai eu le plaisir
de découvrir cette belle banderole rouge contre le CPE. Bravo !

© Michel Kisinis

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2006-03-31

Contestation anti-CPE et Mai 68

J'entends par-ci par-là des gens dirent que les événements actuels n'ont rien à voir avec ceux de Mai 68, que c'est pas pareil, qu'aujourd'hui la contestation n'a rien de politique... Contester l'ultra-libéralisme économique, l'injustice sociale et la précarité généralisée, ce n'est pas un acte politique ?!!! Et à lire les quelques lignes qui suivent, on peut sentir comme nous en sommes proches.
... Sur les barricades on a vu des ouvriers qui venaient de fort loin; on en a trouvé qui venaient de la banlieue Ouest. A l'origine nous voulions aller devant le ministère de la Justice en passant devant l'Assemblée, mais en arrivant à l'angle des boulevards Saint-Germain et Saint-Michel, les barrages policiers fermaient tout. Il ne restait comme alternative qu'à remonter le boulevard Saint-Michel. Nous nous sommes demandés "comment se fait-il que l'on nous fasse passer par le boulevard Saint-Michel ?" Il était clair désormais que le pouvoir aussi voulait nous enfermer dans le ghetto du Quartier Latin. Puis on a dit "on ne va pas quitter le boulevard Saint-Michel sans se défendre". Comment se défendre ? En faisant des barricades et, surtout, ce qui est très important, ne pas provoquer. Parce que jusqu'à 1 heure du matin se trouvaient parmi nous environ 3000 à 4000 lycéens.
...
Rue Lhomond il y avait 70 à 100 personnes à une barricade sur lesquels 50 à 60 étudiants, le reste se composait d'habitants du quartier, des ouvriers, des employés, de ceux qui auparavant n'allaient jamais dans les manifestations. Et ces gens ne s'imaginaient pas du tout qu'ils faisaient des choses défendues, par exemple on aurait pu nous dire: "sales petits étudiants, vous abîmez nos voitures". Pas du tout, au contraire. Un gars qui se trouvait là au moment où on transportait une camionnette 2 CV sur une barricade a dit "elle est à Marcel, il ne va pas être content" et ça le rendait hilare, c'était vraiment le détachement total.
Cette nuit du 10 au 11 mai, quelque chose de profond s'est produit, qui a esquissé la jonction dans l'action des étudiants et d'autres couches de la population. On n'y pensait pas trop, avant, et voilà que cela se produisait dans les faits. Le jour de la grève générale, le lundi 13 mai, nous avons tout fait pour que ce qui se criait : "ouvriers-étudiants, un seul combat" se trouve concrétisé.

Extraits de "Ce n'est qu'un début, continuons le combat", Mouvement du 22 mars, Ed. François Maspéro, 1968.

© Michel Kisinis

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2006-03-28

Logo anticpe

Michel Kisinis, photographe et poete
Kisinis Web Art Des t-shirts ANTI CPE

© Michel Kisinis

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2006-03-14

La révolte continue

Michel Kisinis, photographe et poéte

© Michel Kisinis

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2006-03-11

Précaires d'aujourd'hui et de demain

La révolte gronde
Vendredi 10 mars 2006, 22h10, Paris.
Le boulevard Saint-Michel est bloqué par deux barricades au niveau de la place de la Sorbonne. Au milieu, un grand brasier réchauffe étudiants et intermittents, ainsi que de nombreuses personnes venues soutenir le mouvement. Sur la place et devant la Sorbonne, des mouvements de foules rythment la nuit au gré des lacrymogènes, pendant qu'étudiants et reporters escaladent l'échafaudage d'un immeuble en ravalement qui jouxte le bâtiment occupé par les étudiants. Les CRS bloquent l'accès principal.
© Michel Kisinis







Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte
Michel Kisinis, photographe et poéte

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2005-02-06

Ascension...

Au petit trot, il escaladait les marches,
Qui le menait à l'ouvrage,
Et si vite au chômage.


© Michel KiSiNiS

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