Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2010-03-11

Intense et bref amour

Bref
Amour, fugace,
Emporté tel une nef
Dans une tempête de remords tenaces,
Et recouverte de l'écume de regrets sans fin.
Les sentiments partaient en lambeaux, jour après jour.
L'affection la plus tendre eût un bien triste destin,
Se métamorphosant peu à peu en désamour,
Ponctuée de dures paroles sans détour,
Me transperçant les entrailles,
Telles une mitraille.

© Michel Kisinis

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2010-01-31

Divin espoir

Esclave, j'étais.
Courbé, défait,
Si bien tenaillé,
Si fort enchaîné,
Tourmenté de souffrance,
Privé de toute espérance.

Délivré du souffle odieux,
Transfiguré tel un dieu,
Je navigue dans le néant,
L'oubli. Heureux, dérivant,
Sans souvenir inopportun
Des blessures d'aucuns.

© Michel Kisinis

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2009-12-04

Le poète maudit

Fragile et sensible, mais faible non pas.
Habile, le poète sublime ses émois.

© Michel Kisinis

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2009-11-09

Marées de larmes II

Une suffisance glaciale
   Malgré mon profond chagrin, j'abordais un autre rivage pour trouver l'affection et la tendresse qui me manquait tant. Mais là, je trouvais une Circé froide et dédaigneuse. Elle aimait ma compagnie, et appréciait de s'entretenir avec moi d'art, d'histoire, de parfums et d'encens. Nous partagions nombre d'affinités et nous allions ensemble visiter agréablement jardins, musées et expositions. Malheureusement, je ne pouvais même pas lui toucher tendrement la main sans provoquer en elle une irrépressible et furieuse colère.
   Le pire de cette étrange relation était, qu'ensemble, nous avions toutes les apparences d'un beau couple d'artistes. A l'occasion de spectacles et d'expositions, elle me présentait à ses amis, et je lui présentais les miens. Et tous étaient ravis de voir ma très chère peintre grecque en couple avec Michel Kisinis, le poète grec. Mais ce simple rôle de faire-valoir, sans aucun échange de tendresse, me faisait vraiment souffrir. Lorsque enfin je rentrais seul après ce genre de ballade, j'étais désespéré.
   Et à chacune de mes gentilles tentatives de rapprochement, elle me rejetait froidement, insensible et insouciante, telle une statue d'Héra, dont l'éclatant marbre blanc pailleté ne capterait même pas la chaleur de l'astre solaire. Le summum de cette triste mascarade fut lors d'une excursion à Auvers-sur-Oise pour visiter les lieux fréquentés par Vincent Van Gogh et par de nombreux autres peintres. Je me suis retrouvé abandonné par cette statue impassible et dure.

“J'errais les larmes aux yeux dans les rues d'Auvers-sur-Oise. L'automne faisait pleuvoir des vagues de feuilles roussies.
Et moi, je serrais des dents pour que mon désespoir n'inonde point la ruelle déserte. Mais une pluie fine tomba et me rafraîchit”.
   Alors, au bout de plusieurs mois de relations très culturelles, mais frustrantes au plus haut point, ma déesse glaciale m'offrit un élégant flacon d'eau de toilette au santal d'Australie afin de mettre fin à une relation qui n'avait jamais vraiment débuter. Ce parfum raffiné, boisé, me plut énormément, moi qui aime les senteurs orientales et fleuries, le benjoin et la myrrhe. Et pour conclure cet adieu bien anticipé, elle me dit sur un ton rassurant que j'étais quelqu'un de très fin et que je me suffisais à moi-même.
   Là, je ne pus retenir un franc éclat de rire. C'était tellement absurde ! Ma Circé polaire faisait de l'humour noir sans s'en rendre compte, ajoutant le ridicule à la cruauté. Pourtant si triste, cette idiotie me fit rire de bon cœur, alors que j'en souffrais tout en même temps, toujours fidèle à mon sacré sens de l'humour. Et mes yeux la fixant profondément, je lui répondis ironiquement : “Oui, bien sûr !”, un large sourire aux lèvres.
   Ma belle walkyrie orientale était complètement déstabilisée. Alors qu'elle avait préparé très soigneusement son discours de rupture à n'en pas douter, elle n'avait sûrement pas prévu qu'il me ferait rire. Telle est ma nature : totalement imprévisible ! De toute façon, je n'avais envie ni d'argumenter, ni de discuter. Lorsque l'on rencontre une telle personne, le mieux à faire est de la laisser dériver toute seule dans son océan glacial peuplé uniquement d'icebergs et balayé par des vents polaires, dans une obscure nuit sans étoile. Elle se suffit à elle-même !
   Le lendemain, elle m'envoya un SMS pour me prévenir qu'il y avait des moelleux au chocolat à deux euros chez Paul.
   Je lui répondis d'une petite poésie :
“Bien plus moelleux,
Et bien moins coûteux,
Est mon cœur amoureux”.
   Quelques jours après, je lui adressais un beau marque-page, acheté au Musée Daubigny d'Auvers-sur-Oise, représentant un magnifique décor mural avec des oiseaux s'ébattant dans un arbre. Au dos, j'écrivis : "Les larmes du poète sont douces, mais il n'y a personne pour y goûter. Kisinis".

© Michel Kisinis

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2009-10-23

Marées de larmes I

Un terrible chagrin d'amour
   Une tristesse infinie emplissait mon âme, n'en finissant plus d'aller et de venir, au gré des marées de mon cœur en souffrance. Des vagues de larmes ruisselaient en moi et me rongeaient les tripes, tel un acide. Je me repliais sur moi-même, miné par une douleur indicible.
   Sévère, elle m'avait dit qu'il fallait tourner la page. Mais cette page brûlait en moi. Elle avait tourné mon cœur, elle l'avait retournée, par sa tendresse et son amour infini.
   J'éprouvais une insoutenable nausée à me sentir ainsi bousculé. Maintenant, je devais couper ces liens, arrêter net le moteur de mes sentiments. D'après elle, c'était nécessaire, indispensable. Mais le moteur n'obéissait pas, ni à la raison, ni aux reproches. Ce satané moteur continuait à tourner, même privé de son inoubliable douceur. Ses maudits soubresauts n'en finissaient pas de relancer d'irrégulières marées de larmes qui se déversaient partout en moi, tels de gigantesques raz de marées emportant tout sur leur passage.
   Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser tendrement à celle qui s'acharnait ainsi, tel Alexandre sectionnant de son glaive le nœud gordien... Elle avait beau y faire, mes sentiments restaient intacts.

© Michel Kisinis

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2009-10-18

Le silence et la détresse

Oh muse silencieuse, de ton mépris le présent
Tresses-en des lauriers faits de petites fleurs
De bruyère, trempés dans l'huile d'oliban,
Et honore l'âme morte du poète en pleurs,
Le cœur défait, dérivant en un désert d'acide inondé,
Aux vagues chaudes, douces et traîtesses.
Le ressac de cette mer délétère donne nausée
Et vertiges, l'engloutissant dans sa détresse.

© Michel Kisinis

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2009-09-27

Mes larmes et l'infini

Mes larmes ne se sont point taries, elles sont devenues silencieuses.
Mes pensées lumineuses s'envolent pour vite se perdre dans l'infini.
La tristesse accable mon esprit par une passion bien malheureuse.
Et mon âme ne s'est point assagie, en permanence tumultueuse.
Ne pouvant plus ni parler, ni écrire, je jette tout au vent béni,
Mes envies, mes vers et mes dépits, avant que mon âme expire.
Mes sanglots ne se sont point évanouis, broyant mon cœur meurtri.

© Michel Kisinis

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2009-09-13

Le truc du poète

   De temps à autre, un “très amical” commentaire à propos de mes poèmes vient blesser ma sensibilité à fleur de peau. D'expérience, l'erreur à ne pas commettre est de répliquer, d'une façon ou d'une autre. Sinon, le poète passe toujours pour un salaud malpoli, quoi qu'il dise...
   Un jour, quelqu'un de ma famille, se croyant supérieurement intelligent, mais néanmoins n'arrivant pas du tout à comprendre ni la cause, ni même la réalité de mon don de poète, m'a demandé comment je faisais pour “sortir” des poèmes, et surtout aux moments les plus inattendus... pour elle ! J'ai souri sans répondre, et elle me dit alors que je devais avoir un truc pour faire ça. Elle devait s'imaginer qu'il suffisait que j'enclenche un processus automatique dans mon cerveau débile, un peu comme une machine à laver, et hop ! un poème tout chaud ! Alors, comme pour elle, je ne devais pas être plus intelligent qu'une machine à laver, tout autre possibilité était exclue.
   Il y a quelque temps, un artiste, après avoir lu deux de mes poèmes d'amour, m'a dit que j'avais une bonne imagination et que c'était très bien écrit pour de la fiction. D'après lui, c'était un gentil compliment...
   Plus récemment, une amie m'a “complimentée” en m'écrivant que tout ce que je faisais d'original ce n'était que de “tourner les compliments en vers”.
   Toutes ces affirmations sont très réductrices, pour ne pas dire pire. Le poète vit, ressent au plus profond de lui-même passions et sentiments, comme nul autre pareil, et les retranscrit à sa manière, selon son humeur, son style et son inspiration. C'est un don maudit, noyé de larmes, et fait de tristesse infinie, et d'ailleurs, personne n'en veut, ni du don, ni du poète. Un don qui prête à sourire et même à rire aux éclats, sauf pour le poète, bien évidemment.
   Depuis ma tendre jeunesse, où déjà j'écrivais des poèmes désespérés, nombre d'éclats sont venus déchirer mon cœur.
   Et la plus grande cruauté se pare souvent d'un joli sourire, et d'un regard plein de sollicitude, mais très attentif au moindre signe de souffrance... pour mieux en jouir.

© Michel Kisinis

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2009-09-10

Mon coeur brûle

C'est mon cœur qui brûle en pensant à toi, et ce sont mes larmes douces qui en attisent le feu.
© Michel Kisinis

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2009-09-07

Cauchemar

Ni scène, ni galerie pour le pauvre poète maudit.
Seul un désert infini et une pitié qui meurtrit.

© Michel Kisinis

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2009-08-27

Elixir d'amour et noires banderilles

   J'avais versé un doux élixir dans sa bouche et ses appels enflammés ravissaient mon cœur épanoui. Dans ses oreilles, j'en versais aussi quelques gouttes et elle frémissait de plaisir en écoutant les vers que m'inspiraient son amour. Dans son troublant regard illuminé par mes paroles les plus tendres, je vis une passion sans fond et je l'étreignais avec encore plus d'ardeur.
   Mais, à présent, le silence me clout sur place, tel un papillon perdu dans une cité obscure et sans vie, une banderille noire plantée au plus profond de mon cœur. Elle m'a fait oublier un instant toutes les autres qui se sont ajoutées au fil du temps, plantées là souvent avec un certain sourire.
   Dans une fuite éperdue, aveuglé par la souffrance, le papillon finira par périr dans la poussière d'une ruelle déserte, mis en pièce, dépeçé par les mâchoires implacables d'une multitude de laborieuses fourmis. Ses poèmes s'évanouiront alors dans l'immensité de la nuit, perdus à jamais.

© Michel Kisinis

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2009-06-18

Vers en longues traînées

Tel un pétrolier abandonné au sein d'une mer déchaînée,
Perdant sans fin sa cargaison au fil des vagues déferlées,
Je laisse filer vers en longues traînées à travers l'éther.
Mots et rimes s'effilochent au vent mauvais, désespérés.
Concepts inachevés, vifs amours avortés, si éphémères;
Déchirants sanglots qui me laminent et me font hurler.
Dons si puissants, mais si vains en ce monde d'enfer.
Heureux et si brefs instants de douce et tendre félicité,
Et une si profonde tristesse pour une terrible éternité.
Pauvre humain anéanti, mais bienheureuse entité,
Mes pensées dériveront jusqu'au fin fond de l'univers.

© Michel Kisinis

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2009-03-23

Les larmes du poète

Les larmes du poète sont douces, mais il n'y a personne pour y goûter.
© Michel Kisinis

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2008-12-01

Douce et ferme volonté

Madame, taisez vos vains chantages
Et vos pitoyables jérémiades,
Ne vous montrant pas à votre avantage.
Cessez cris, larmes et simagrées,
Et cette piètre comédie de poses outrées.
Ma blanche chevelure, vous pouvez couper,
Aussi mes mains menus ou mes pieds,
Briser mon cœur ou mon esprit heurter,
Mais jamais, au grand jamais,
N'attacherez, ni ne trancherez ma volonté !

© Michel Kisinis

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2008-04-07

L'ultime moment

Le désespoir étreint mon cœur d'une main d'érain.
Mes larmes coulent sur les pages d'un livre si inutile.
Mes pauvres vers s'écoulent de mes doigts si fragiles.
J'attends l'ultime moment où je serais enfin serein.

© Michel Kisinis

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2008-03-24

Mon cœur trempé

La pluie glacée trempe mon cœur brisé.
Eperdu, dérivant à travers les rues,
Des passants, mes larmes passent inaperçues.
Ne suis-je pas tout autant mouillé.

© Michel Kisinis

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2008-03-16

Docteur Kisinis

   Ma chère et douce Flora,
   Je vais être franc avec vous. Vous avez besoin d'un bon régime !
   Oui, vous avez besoin d'un régime complet d'Amour !
   Il doit être composé des éléments suivants :
– de sentiments passionnés,
– de tendres baisers,
– de charmantes caresses,
– de doux regards,
– de petites morsures,
– d'affection sincère,
– de larmes de joie,
– de massages torrides,
– de mots câlins,
– d'extase sans fin,
– de chaleur intense,
– et, sans oublier, de poésie amoureuse.
   Ma prescription est sans limitation de durée, à prendre à doses massives. Ne pas hésiter à dépasser les limites convenues.
   La liste n'est pas exhaustive.
   Je peux vous délivrer l'intégralité de cette ordonnance quand vous le désirerez, à domicile.
   Cette thérapie n'induit aucun effet secondaire, si ce n'est l'Amour le plus total.
   Mon service amoureux est gracieux et sans frais, fonctionnant sur la base d'une réciprocité complète et entière.
   A votre service !
      Votre dévoué et tant épris,
      Michel Kisinis
      Diplômé de l'Ecole de Médecine douce d'Aphrodite

© Michel Kisinis

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2008-02-27

Amour et livraison

   Des fois, l'amour, c'est comme la Poste... Le colis est livré au mauvais destinataire. Le malheur est que vous vous êtes vous-même trompé de destinataire, la Poste n'y est pour rien...
   Alors que vous êtes obnubilé par une dame avenante qui vous lance des œillades langoureuses, vous ne voyez pas la femme discrète, silencieuse, qui se tient juste à côté, timidement, et qui va pleurer en cachette.
   Ce que vous voyez est factice, et ce que vous ne voyez pas est bouleversant...
   Et le meilleur remède à l'amour est l'amour.

© Michel Kisinis

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2008-02-14

La statue de marbre

J'effleure son genou discrètement.
Mon cœur bat la chamade, je défaille.
Mais elle ne réagit point, et aucun gardien de musée n'intervient,
Et aucune sonnerie d'alarme déclenchée par mon rythme cardiaque.
Ma muse reste de marbre, les yeux dans le lointain.
Et moi, je pleure de mon adoration idiote pour une belle statue de marbre.
Peut-être faudrait-il un grand four à micro-onde pour la réchauffer suffisamment.
Peut-être faudrait-il aussi des balles perforantes pour atteindre son cœur.
Peut-être quelques larmes seulement suffiraient à fendre cette dure carapace ?
Une envie folle de la mordre tendrement m'étreint et me submerge.
C'est sûr, je vais m'y casser quelques dents...

© Michel Kisinis

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2006-09-14

La musique de l'ascenseur

Une funèbre mélodie pour l'antichambre de la mort...
Une fois enfoncé, le bouton s'illumine.
Et suivent de grands fracas métalliques.
En mouvement, l'ascenseur est mélancolique.
Ses circuits jouent une musique qui me mine
Et me guide à l'antichambre de la mort.
Une main tremblante m'étreint
Pour me soutenir, vacillant,
Bouleversé par le temps,
Tyran qui règle et qui éteint
Nos vies, sans égard, ni remord.

Esprits en perdition, corps naufragés,
Un seul regard et mon cœur est blessé.
Tous ces maux s'imposent en un triste catalogue
De la vie des hommes et de son épilogue.

De l'ascenseur, m'accompagne la symphonie,
Le long des couloirs, le long de mon esprit.
Demain peut-être passerai-je devant
Une chambre tôt libérée de son occupant,
Parti sans prévenir, parti pour ne point revenir,
Sans jamais avoir entendu cette mélodie.
La porte claque sur mon cœur meurtri
Et mes pas résonnent dans le couloir,
Tel un revenant rôdant, torturé,
Perdu, à la recherche de sa mémoire.
Et n'ayant plus de larme pour s'apitoyer.

© Michel Kisinis

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2006-08-01

L'encrier du poète

L'encrier du poète est vide.
Au fond, une fine pellicule craquelée.
La muse demeure impavide
S'il ne lui sacrifie pas, en rime,
Son sang et ses larmes mêlés,
Debout, tremblant, face à l'abîme.

© Michel Kisinis

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2006-06-02

Mea maxima culpa !

Maudis-moi à chacune de tes larmes.
Damné, je suis sur cette terre.
Libre, je serais dans l'autre monde.

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My very big fault!
Cursed me in each of your tears.
Damned, I am on this earth.
Free, I would be in the other world.
© Michel Kisinis

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