Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2010-04-01

Infortuné poète

Infortuné poète, dont les pas mènent nulle part.
Je t'ai croisé un jour en un chemin, au hasard,
Où j'errais sans but, l'âme tourmentée, blessée.
Foule hagarde où se sont croisés nos regards.
Vifs instants inoubliables, furtif moment d'étrangeté.
Brèves bribes de tendresse passées qui m'égare.
De toutes parts, j'erre, le cœur, de regrets, accablé.
Infortuné poète, sans devises, sans papiers,
Aux biens vains poèmes qui riment sans fin,
Aux vaines passions qui ne riment à rien.
Mon cœur gît là, déchiré, d'amour piétiné.

© Michel Kisinis

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2010-03-11

Intense et bref amour

Bref
Amour, fugace,
Emporté tel une nef
Dans une tempête de remords tenaces,
Et recouverte de l'écume de regrets sans fin.
Les sentiments partaient en lambeaux, jour après jour.
L'affection la plus tendre eût un bien triste destin,
Se métamorphosant peu à peu en désamour,
Ponctuée de dures paroles sans détour,
Me transperçant les entrailles,
Telles une mitraille.

© Michel Kisinis

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2010-02-14

Un doux tapis de mimosa

Délicatement, lorsque sur le tapis de mimosa éclatant,
Je la couchai avec les gestes du plus doux des amants,
Pour la cueillir à son tour, telle une belle rose d'Ispahan.
Alors, le casque léger de sa longue chevelure d'argent
S'étala sous l'effet de mes baisers les plus brûlants.

© Michel Kisinis

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2010-02-11

Correspondances poétiques

Une petite fleur s'épanouissait en écrivant des poèmes de lumière.
Le poète fut ému et ébloui de tant de sentiments extraordinaires.
Bel échange poétique, me réjouissant
D'un être si sensible à mon écriture,
Et qui m'inspire tant et si joliment.
Je t'offre mes vers telle une parure
Dont je ceins avec bonheur ton front fier,
De mon audace, n'en sois pas si sévère.

De ces petites fleurs inspirées,
J'en hume la senteur, enivré
Par la splendeur et charmé
De leurs vers d'amour brodés.

Comment ne pas être inspirer par de si merveilleuses muses ?!!!
Ni mon esprit léger, ni mes sens aiguisés ne s'en abusent.
Le sage poète réponds en vers à ton attente et s'en amuse.

Ravi de trouver un joli esprit rieur,
Les mots viennent au rimailleur,
Par vagues, en rythme, plaisant labeur.
Merci, chère Célia, du fond du cœur.

Bercé par la musique sidérale, j'écris et je m'immerge dans l'espace profond, traversé par de gigantesques vagues de plasma et d'ondes cosmiques. Je me laisse porter par elles et les mots s'écoulent jusqu'à toi en virevoltant en nuées magiques. Je m'imagine tes yeux brillés à la lueur de ton écran, et étincelés par l'émotion ressentie à la lecture de mes vers.

© Michel Kisinis

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2010-01-24

Charmante Anett

Michel Kisinis, poète

Charmante et si romantique Anett,
Folâtrant et chantonnant, guillerette,
Tout en faisant une belle cueillette
D'une petite brassée de violettes,
Telle une bien adorable nymphette,
En la sombre forêt de la Tourette,
Et le loup terré dans sa cachette.

© Michel Kisinis

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2009-12-26

Mon cœur, à ta pensée

"Tout est gelé, sauf mon cœur, à ta pensée !"

© Michel Kisinis

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2009-11-19

Rêverie en stage de droit d'auteur

   Sa longue chevelure aux reflets dorés ondulait gracieusement, encadrant un doux visage serein. Ses longs cils noirs semblaient battre au rythme de ses doigts fins qui tapotaient sur son clavier d'albâtre. Ses yeux bleu azur fixaient son écran, la mine concentrée. Et son profil hellénique, doucement éclairé par la lueur bleutée de son ordinateur portable, offrait un charmant spectacle.    Consciencieusement, elle notait règles et usages énoncés par la juriste. Et sur un fond sonore composé d'articles de lois et de jurisprudence, le poète se mit à rêver de muses dansant au beau milieu d'une prairie fleurie de l'Olympe sacré. Lyres, flûtes et tambourins résonnant à travers la vallée et les bois enchantés, où s'entremêlaient chants gracieux, cris voluptueux et rires joyeux. Des senteurs de jasmin, de thym, de romarin et de fenouil s'ajoutaient à la sublime myrrhe des déesses.
   “Le droit moral de l'auteur supplante les droits patrimoniaux”, s'exclama la juriste.
   Et les mots d'Horace me revinrent en mémoire : “Carpe diem, quam minimum credula postero”.
Outé mera, outé nikta, zoi exhassa.
   Plus tard, une artiste participant au stage, s'extasiant devant ma dextérité sur le clavier de mon portable, me demanda de lui donner mes notes. Je lui répondis franchement que je n'avais pris que très peu de notes, connaissant déjà bien le droit d'auteur, et que j'avais surtout écris un poème en prose. Cela fit rire tout le monde.
© Michel Kisinis

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2009-10-23

Marées de larmes I

Un terrible chagrin d'amour
   Une tristesse infinie emplissait mon âme, n'en finissant plus d'aller et de venir, au gré des marées de mon cœur en souffrance. Des vagues de larmes ruisselaient en moi et me rongeaient les tripes, tel un acide. Je me repliais sur moi-même, miné par une douleur indicible.
   Sévère, elle m'avait dit qu'il fallait tourner la page. Mais cette page brûlait en moi. Elle avait tourné mon cœur, elle l'avait retournée, par sa tendresse et son amour infini.
   J'éprouvais une insoutenable nausée à me sentir ainsi bousculé. Maintenant, je devais couper ces liens, arrêter net le moteur de mes sentiments. D'après elle, c'était nécessaire, indispensable. Mais le moteur n'obéissait pas, ni à la raison, ni aux reproches. Ce satané moteur continuait à tourner, même privé de son inoubliable douceur. Ses maudits soubresauts n'en finissaient pas de relancer d'irrégulières marées de larmes qui se déversaient partout en moi, tels de gigantesques raz de marées emportant tout sur leur passage.
   Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser tendrement à celle qui s'acharnait ainsi, tel Alexandre sectionnant de son glaive le nœud gordien... Elle avait beau y faire, mes sentiments restaient intacts.

© Michel Kisinis

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2009-10-18

Le silence et la détresse

Oh muse silencieuse, de ton mépris le présent
Tresses-en des lauriers faits de petites fleurs
De bruyère, trempés dans l'huile d'oliban,
Et honore l'âme morte du poète en pleurs,
Le cœur défait, dérivant en un désert d'acide inondé,
Aux vagues chaudes, douces et traîtesses.
Le ressac de cette mer délétère donne nausée
Et vertiges, l'engloutissant dans sa détresse.

© Michel Kisinis

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2009-10-07

A l'Aède, mon ami !

Tel Calliope et sa belle lyre,
Tu déclames tes doux délires,
En pianotant tel un satyre.
Sons que je ne saurais ouïr,
Tel Ulysse, mes ouïs clos de cire.

© Michel Kisinis

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2009-09-29

La maîtrise et l'enfer

Je maîtrise fort bien mes pauvres vers.
Or mes idylles deviennent vite un enfer.
Que la Muse me jette un sort maléfique
Afin de perdre mes rimes magnifiques
Et de gagner enfin un bonheur extatique.

© Michel Kisinis

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2009-09-27

Mes larmes et l'infini

Mes larmes ne se sont point taries, elles sont devenues silencieuses.
Mes pensées lumineuses s'envolent pour vite se perdre dans l'infini.
La tristesse accable mon esprit par une passion bien malheureuse.
Et mon âme ne s'est point assagie, en permanence tumultueuse.
Ne pouvant plus ni parler, ni écrire, je jette tout au vent béni,
Mes envies, mes vers et mes dépits, avant que mon âme expire.
Mes sanglots ne se sont point évanouis, broyant mon cœur meurtri.

© Michel Kisinis

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2009-09-10

Mon coeur brûle

C'est mon cœur qui brûle en pensant à toi, et ce sont mes larmes douces qui en attisent le feu.
© Michel Kisinis

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2009-08-27

Elixir d'amour et noires banderilles

   J'avais versé un doux élixir dans sa bouche et ses appels enflammés ravissaient mon cœur épanoui. Dans ses oreilles, j'en versais aussi quelques gouttes et elle frémissait de plaisir en écoutant les vers que m'inspiraient son amour. Dans son troublant regard illuminé par mes paroles les plus tendres, je vis une passion sans fond et je l'étreignais avec encore plus d'ardeur.
   Mais, à présent, le silence me clout sur place, tel un papillon perdu dans une cité obscure et sans vie, une banderille noire plantée au plus profond de mon cœur. Elle m'a fait oublier un instant toutes les autres qui se sont ajoutées au fil du temps, plantées là souvent avec un certain sourire.
   Dans une fuite éperdue, aveuglé par la souffrance, le papillon finira par périr dans la poussière d'une ruelle déserte, mis en pièce, dépeçé par les mâchoires implacables d'une multitude de laborieuses fourmis. Ses poèmes s'évanouiront alors dans l'immensité de la nuit, perdus à jamais.

© Michel Kisinis

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2009-05-25

Petits boutons de mimosa

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete
Une gente dame, tourmentée par l'émoi, m'adressa délicatement
Un petit bouquet de mimosa, tendre expression de ses sentiments.
Humant les odorants petits boutons, tels des astres éclatants,
Me revint le doux souvenir du sien qui m'offrait son miel en vibrant.

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete

© Michel Kisinis

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2009-05-10

Le bain de terre

   Dans un petit jardin public, près de la rue de Tolbiac, je m'étais assis sur un banc pour lire les émouvants échanges épistolaires et amoureux de Jack London et Anna Strunsky*.
   Près de moi, un jeune moineau, à moitié couvert d'un fin duvet grisâtre, s'ébattait dans la terre en piaillant de joie. De son petit bec, tour à tour, il soulevait un peu de terre et fourrageait énergiquement son duvet caduc en battant des ailes, tout en sautillant d'allégresse au beau milieu d'un parterre de fleurs.
   Ce spectacle ravit mon cœur lourd. Une tristesse infinie l'avait submergé, englouti. Que m'aurait-il fallu pour m'en défaire ? Une large coupe d'hellébore ou bien un bain chaud parfumé de miel de thym et d'ambre doré. Mais aucune vestale sacrée embaumant la myrrhe ne vint pour me présenter de tels remèdes.
   Je n'avais qu'un carnet de notes romain, dont la couverture représentait le château Sant'Angelo à Rome, belle reproduction d'une gravure ancienne du XIXe siècle, et m'offrant ses pages blanches à noircir, telles les bras d'albâtre de Calliope m'apportant inspiration et tendresse.
   Je pris alors ce carnet vierge et commençais d'écrire. Il absorba toute ma peine et mon désespoir, et soulagea mon cœur meurtri. Je m'y plongeai, tout comme ce moineau s'ébattant dans la terre, et l'insupportable surplus de tristesse quitta mon esprit pour aller s'étaler sur les belles lignes grises, en formant de longues suites de gribouillis noirs et obscurs.
Le bain de terre pour le moineau,
Le bain de mots pour le poète qui désespère.

         Michel Kisinis

* "L'Amour et rien d'autre, Correspondance Kempton-Wace", Jack London et Anna Strunsky, Edition Phébus Libretto, 2008. L'écriture de cette femme est bouleversante, d'autant que cet amour a été un échec complet. Les deux auteurs, brûlants d'un amour passionné l'un pour l'autre, se sont révélés incapables de mettre en pratique leur propre idéal de l'amour développé dans ce livre. Ce ne sont ni les premiers, ni les derniers...
© Michel Kisinis

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2009-02-28

Nostalgie d'un papillon

Michel Kisinis, photographe et poete


La dentelle du rideau me rappelle celle de sa belle lingerie merveilleusement pleine de ses douces rondeurs.
Mes tendres baisers et mes morsures au travers du tissu si léger exacerbaient tant sa voluptueuse splendeur,
Et mes petites mains étreignaient sensuellement son corps offert, lui transmettant une douce chaleur.
Mes dents pinçaient sa chair tendrement, lui arrachant des cris de plaisir intense et de vive douleur.
Mes lèvres sillonnaient, telles un ouragan, sa peau en provoquant une formidable tempête de douceurs.
Mes doux murmures répondaient à ses appels enflammés, ravivant ainsi sans fin notre sublime ardeur.
Mon pauvre cœur, épris et fragile, ému et endolori, entend encore de son amour les torrides clameurs.
Le papillon bleu est accroché là, comme suspendu au rythme des battements échevelés de mon cœur.
Nostalgie douloureuse d'une belle rencontre amoureuse et de si magnifiques moments de bonheur.


© Michel Kisinis

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2009-01-10

Somptueuse écharpe d'amour

parfum

Ma voluptueuse muse a drapée mon cœur
D'une somptueuse écharpe noire, embaumant
Une capiteuse senteur d'odorantes fleurs.
L'alpaga réchauffe ainsi son tendre amant,
Dont les si douces mains calorifères
Enflamment si profondément sa chair.
Demain, j'en lierais ainsi ses poignets
Et j'abuserai d'elle à volonté,
Bouleversant son cœur tout autant
Que le mien, et de joie, frémissants.

© Michel Kisinis

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2008-09-05

Un joli petit papillon bleu

Alors que la tristesse avait envahit mon âme,
Un joli petit papillon se posa sur mon épaule.
Je m'accrochais à ses ailes pour mieux l'étreindre
Et nous fîmes un merveilleux voyage ainsi unis.
Ses petites écailles bleues teintèrent ma peau
Qui bouillait du feu intense de mon cœur épanoui.
Ses têtins d'amour mordus en garde le sceau.
Sa chair vibrait de tous mes doux assauts,
Gémissant et se tordant à chacun d'eux.
De ses fines ailes les doux battements exquis
M'enivrèrent, nous emportant au paradis,
Mes mains rivées à ses seins si délicieux.

© Michel Kisinis

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2008-07-28

Mon lézard, mon chat et toi

Le petit lezard de Michel Kisinis

Elle avait accrochée deux fins bracelets noirs à mon petit lézard.
Je l'avais harponné de tout mon amour, avec mes plus doux égards.
Et mon chat la fuyait, bien méfiant, et cela jusqu'à son départ.

© Michel Kisinis
Aris, le chat de Michel Kisinis

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2008-07-15

Fleurs d'amour

Aujourd'hui,
J'ai reçu de belles roses de mon amie.
Quel cadeau magnifique et exquis !
Je pense à sa chair que j'ai meurtri
Et j'en jouis.

© Michel Kisinis

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2008-06-03

Quelques souvenirs de Marie

Mes paumes si sensibles se souviennent des courbes de ton corps offert à mes caresses.
Et mes doigts si câlins sont nostalgiques de la douceur du ventre de ma maîtresse.
Ma peau brûlante de passion garde de ta peau satinée un souvenir bouleversant.
Mes dents se serrent en pensant à leurs morsures dans ta chair qui en tremblait.
Mes oreilles résonnent encore de tes doux murmures et de tes vifs gémissements.
Mes yeux revoient ton visage éclairé par les vagues de plaisir que je te donnais,
Et l'éclat doré de tes yeux kaki quand tu me regardais avec tant d'amour,
Après tous ces jeux qui te menaient à l'extase avec ton si doux amant.

© Michel Kisinis

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2008-05-15

Voluptueuse Astarté

Ma chère Muse,
Le moindre de vos messages est un baume salvateur.
Mes baisers pourront-ils un jour entrouvrir votre coeur ?
Ils sont pourtant assez brûlants pour l'enflammer.
Mes vers ne percent-ils pas votre tendre carapace ?
Ils sont pourtant assez troublants pour l'entamer.
Vos sourires m'émeuvent et vos caresses me feront défaillir.
Vous hantez mes nuits et j'imagine vos mains me retenir.
Captif de votre volupté et de mes plus fous désirs,
Mes bras vous étreindront à n'en plus finir.

© Michel Kisinis

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2008-05-07

Mes baisers tendres

Ma douce enchanteresse,
Mes baisers tendres sur ton con offert à toutes mes fantaisies.
Tes cris bouleversent mon coeur,
Tes morsures excitent mon désir,
Tes griffures exacerbent mon envie,
Et ton amour me fait perdre l'esprit.

© Michel Kisinis

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2008-03-17

L'effronté poète

L'effronté poète rêve à ses rudes baisers incandescents
Et à sa terrible étreinte qui le laissera à demi conscient.
Triomphante, sa belle muse s'en réjouira bien cruellement.
Malheureux poète qui a d'amour tant besoin et si pressant.

© Michel Kisinis

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2008-03-16

Docteur Kisinis

   Ma chère et douce Flora,
   Je vais être franc avec vous. Vous avez besoin d'un bon régime !
   Oui, vous avez besoin d'un régime complet d'Amour !
   Il doit être composé des éléments suivants :
– de sentiments passionnés,
– de tendres baisers,
– de charmantes caresses,
– de doux regards,
– de petites morsures,
– d'affection sincère,
– de larmes de joie,
– de massages torrides,
– de mots câlins,
– d'extase sans fin,
– de chaleur intense,
– et, sans oublier, de poésie amoureuse.
   Ma prescription est sans limitation de durée, à prendre à doses massives. Ne pas hésiter à dépasser les limites convenues.
   La liste n'est pas exhaustive.
   Je peux vous délivrer l'intégralité de cette ordonnance quand vous le désirerez, à domicile.
   Cette thérapie n'induit aucun effet secondaire, si ce n'est l'Amour le plus total.
   Mon service amoureux est gracieux et sans frais, fonctionnant sur la base d'une réciprocité complète et entière.
   A votre service !
      Votre dévoué et tant épris,
      Michel Kisinis
      Diplômé de l'Ecole de Médecine douce d'Aphrodite

© Michel Kisinis

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2008-02-14

La statue de marbre

J'effleure son genou discrètement.
Mon cœur bat la chamade, je défaille.
Mais elle ne réagit point, et aucun gardien de musée n'intervient,
Et aucune sonnerie d'alarme déclenchée par mon rythme cardiaque.
Ma muse reste de marbre, les yeux dans le lointain.
Et moi, je pleure de mon adoration idiote pour une belle statue de marbre.
Peut-être faudrait-il un grand four à micro-onde pour la réchauffer suffisamment.
Peut-être faudrait-il aussi des balles perforantes pour atteindre son cœur.
Peut-être quelques larmes seulement suffiraient à fendre cette dure carapace ?
Une envie folle de la mordre tendrement m'étreint et me submerge.
C'est sûr, je vais m'y casser quelques dents...

© Michel Kisinis

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2008-01-04

Ta bouche

Douce Muse
Ta bouche inspire l'amour passionné
Et elle exprime paroles de vérité.
Viens vite arracher mon coeur malmené.

---
Sweet Muse
Your mouth inspires passionately love
And she expresses words of truth.
Comes fast to tear away my manhandled heart.
© Michel Kisinis

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2007-12-16

Une dame cruelle

Une dame cruelle vient souvent me visiter,
S'invitant sans cesse à me tourmenter.
Son étreinte me transperce, rythmée
De rudes pulsations qui me laisse défait.
Un jour, une jolie muse s'en apitoyait
Et ses douces mains furent attentionnées,
Mais bien impuissantes à me soulager.
Le souvenir de son regard me fait trembler.
Un jour, de cet enfer sans fin, lassé,
J'empoignerais mon glaive effilé
Pour occire ce démon sans pitié.
Sans vie, de tout son sang vidé,
Ma carcasse ne pourra plus être torturée.

© Michel Kisinis

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2006-11-06

Des vers hachés au menu

   Il y a quelques jours, j'étais invité par un ami à une soirée de poésie. Il me proposa de venir avec quelques-uns de mes poèmes. J'acceptais sans enthousiasme, me remémorant une autre de ses soirées où un pauvre crétin s'était mis à chanter des vers à la gloire du ballon de football, d'une voix affreuse, le regard halluciné et le geste chaotique après tant de verres consommés. J'étais parti, horrifié et furieux, en disant à un autre poète qu'il ne pouvait avoir de lieu pour accueillir en même temps mes textes et un poème sur le foot.
   Cette fois-ci, le fan de foot n'était pas là. Il devait être en train de gonfler sa vessie, ou bien d'autres victimes non consentantes. J'arrivais en retard, en plein concert. Un musicien tunisien jouait merveilleusement bien du oud. J'étais rassuré !
   L'hôte des lieux me proposa de donner mes poèmes à lire à une dame qui était présente. La femme avait un air très digne de grande bourgeoise, avec une belle coiffure de style années trente et parlait avec un léger accent allemand. J'étais vraiment rassuré !
   Mais quand elle commença à lire les poèmes de notre hôte, je frémis. Elle ne lisait pas les poèmes, elle les broyait, les hachaient. Sa prononciation était désastreuse, et son accent allemand, plus grave alors, rendait le résultat plus épouvantable encore. On aurait dit "Papa Schultz" en jupons qui aurait reçu l'ordre de son colonel de lire des poèmes de Hölderlin ou de Schiller à des prisonniers de guerre. La dame prenait un soin particulier à énoncer les vers comme un robot, réduisant à néant toute poésie.
   Je me mordais la lèvre pour ne pas rire alors que tout le monde applaudissait. Comme elle avait été tant encouragée par son auditoire, elle afficha une attitude fière et sereine et continua tout aussi mécaniquement à lire d'autres poèmes. Moi, je commençais à trembler. Je voyais bien que mon tour allait arriver et que je devrais bientôt lui donner mes textes à... hacher.
   Et alors que notre dame mâchait et remâchait les vers d'un autre malheureux poème, un véritable miracle se produisit. Une véritable déesse orientale fit son apparition au beau milieu d'un auditoire soumis à une torture sans fin. C'était une chanteuse d'origine tunisienne, une brune voluptueuse avec une magnifique chevelure noir de jais. De ses lèvres charnues et rose nacré, une voix douce et sensuelle se fit entendre pour nous saluer.
Je compris de suite que la Muse était venue à mon secours, m'envoyant une belle orientale pour chanter mon amour.
Un fard lumineux rehaussait ses yeux noirs et son corsage de l'amour en était la gloire.
Je fus touché par le miel de son regard, divine promesse de biens doux égards.

   Sans hésitation aucune, je me levais et allais au-devant de la déesse. Je fus pris de vertiges tant elle embaumait le jasmin. Je lui tendis mon poème et lui demanda : "J'aimerais que vous lisiez mon poème, s'il vous plait, Madame".
   Elle me regarda, très surprise.
- Et pourquoi moi ?
- Parce que !, lui fis-je en souriant, sans plus d'explication.
   La belle chanteuse n'insista pas et lut à voix haute le titre et les trois premiers vers :
- "Pigment passionnel
Je baisais ses paupières opalescentes
Et son fard teinta mes lèvres frémissantes.
D'un geste, elle effaça le pigment."
   S'arrêtant là, elle ria de bon cœur : "Ah oui, je comprends maintenant !". Elle se reprit et lut alors le poème entièrement. Quel délice ! J'eus alors la sensation d'un baiser divin posé sur mon cœur chancelant. Je ne regrettais point d'être venu.
   Après le charme de la belle Souad lisant mes vers, "Mama Schultz" continua méthodiquement son œuvre d'anéantissement lyrique avec un autre poème. Mais, moi, je n'écoutais déjà plus, mon regard et mon cœur étaient ailleurs...
© Michel Kisinis

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2006-08-01

L'encrier du poète

L'encrier du poète est vide.
Au fond, une fine pellicule craquelée.
La muse demeure impavide
S'il ne lui sacrifie pas, en rime,
Son sang et ses larmes mêlés,
Debout, tremblant, face à l'abîme.

© Michel Kisinis

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2005-09-12

Le tourment des Muses

Les Muses me tourmentent à l'envie.
Mais Keats décrit la pire ainsi :

« La dernière, ma préférée, celle qui le plus de blâme
accumula sur sa tête, jeune fille sans pitié,
Je la reconnus pour mon démon, c'était la Poésie. »
Tournoyant au milieu d'une ronde endiablée,
Dans une prairie fleurie et ensoleillée,
La Poésie chante une ode magique,
Fleurs et papillons volètent dans l'éther,
Mon coeur en ressent le tragique.
Le rythme me déchire... la fin, je l'espère...

© Michel Kisinis

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2004-08-31

La muse de pierre / The stoned Muse, Michel Kisinis



La muse de pierre / The stoned Muse, Michel Kisinis

Dans un recoin du jardin désert,
Une muse de pierre feuillette un recueil.
Tel un navire échoué sur un écueil,
Elle reste figée, une page paire
Entre ses doigts sans vie.
Muse, pathétique amie,
Que peut-tu bien lire
Pour oublier ton ennui ?
Et en m'approchant sans bruit,
De Sapho, j'entendis la lyre.

In a corner of the deserted garden,
A stoned Muse turn over the pages of a collection
Like a ship lying on a rock,
She is set, an uneven page
Between her lifeless fingers ,
Muse, pathetic friend,
What are you reading
To forget your boredom ?
And whitout a noise coming,
From Sapho, I heard the lyre.

© Michel Kisinis

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