Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2009-12-11

Juste et profonde colère

   Je me faisais violence à entrer dans un si grand supermarché pour me coltiner la bousculade autour des rayons et l'attente interminable aux caisses. Mais ce magasin était le seul à des lieux à la ronde à vendre des petites boîtes d'allumettes.
   Les portes automatiques s'effacèrent doucement à mon approche et j'entrais en retrouvant cette frénésie qui possède habituellement ce lieu. Deux personnes encadraient l'entrée à l'intérieur, portant un gilet de sécurité orange fluo avec le nom d'une association caritative marquée en blanc phosphorescent, en très gros caractères.
   La femme et l'homme me dévisagèrent, puis me saluèrent. Je répondis poliment sans m'arrêter, impatient de quitter ce lieu au plus vite. Comme mon allure atypique, tout de noir vêtu et lunettes noires, les avait quelque peu surpris, ils eurent un moment d'hésitation, et lorsqu'ils se reprirent pour me sortir leur propagande, j'étais déjà loin. J'entendis alors indistinctement la dame commencer son discours, puis s'arrêter net et rire. La militante défaillante consolait son dépit par une vaine moquerie qui allait se perdre dans le dédale des gondoles, sans aucun effet notable sur les barquettes de plats cuisinés congelés, ni sur le raisin importé du Chili.
   Je me dirigeais prestement vers le rayon qui m'intéressait et pris une seule boîte. J'en avais largement assez pour un éon... Cette travée du magasin n'était jamais encombrée et je me rendis à la caisse toute proche sans croiser personne. Mais arrivé devant celle-ci, je me retrouvais au bout d'une queue immense, tenant à la main une ridicule petite boîte, alors que toutes les personnes devant moi étaient surchargées, poussant et tirant leurs engins à roulettes débordants de victuailles et de produits d'entretien. Et visiblement, personne n'avait eu l'idée d'acheter le même produit que moi. Ce n'est pas pour rien que l'on me reproche toujours d'être un original !
   Je levais le nez distraitement pour m'éviter le spectacle déprimant de cette file d'attente sans fin, et je vis à un panneau en hauteur qu'il s'agissait d'une caisse pour handicapés. Je n'en fus point étonné à la vue de la caissière qui scannait les articles à un rythme très ralenti, en regardant dans le vague, au grand désespoir des clients fébriles qui trépignaient d'impatience. Elle semblait éprouver comme une gêne à violer l'intimité des articles avec le laser qui scrutait tout devant lui. Rien n'échappait à son rayon rouge démultiplié qui tournoyait sans fin devant l'interminable défilé des code-barres que la caissière lui présentait comme à regret.
   Tout aussi handicapés semblaient être tous ces gens qui s'étaient donnés rendez-vous à la même heure pour acheter les mêmes produits. Le spectacle de tout ce monde qui peinait à traîner son caddy plein à craquer me rendit triste, et je me suis dit alors qu'il devrait y avoir plus de caisses handicapés dans tous ces foutus supermarchés. Comment les dirigeants de tels groupes de distribution avaient-ils pu négliger cela ? Peut-être étaient-ils tout aussi handicapés ? ! ! !
   Plongé dans mes réflexions philosophiques sur le sens de la vie dans l'univers concentrationnaire d'un grand supermarché chicos, le temps s'accéléra pour moi, et je ne le vis pas s'écouler. J'eus ainsi la plaisante impression d'arriver devant la caisse presque instantanément. Une sorte de saut quantique mental !
   La caissière prit mon unique article pour le scanner et je payais en liquide. Elle ne sourcillait pas d'un cil et je pris ma monnaie avec ma boîte en la saluant. Je fis quelques pas vers la sortie lorsque je me retrouvais nez à nez avec les deux zigotos que j'avais croisés à mon arrivée dans ce magasin. Ils m'attendaient à la sortie, et maintenant, ils m'encadraient pour empêcher toute fuite. Quelle idée saugrenue ! Comme si un Grec pouvait fuir devant un adversaire en surnombre. Ils n'avaient pas dû voir les "300" au cinéma, et leur lecteur de DVD ne devait leur servir qu'à écouter des compils MP3 de Mireille Mathieu et de Florent Pagny.
   J'eus alors un large sourire à l'idée du sang qui allait gicler sur le sol étincelant du supermarché. Eux, inconscients du danger, crûrent qu'il s'agissait de ma part d'un sourire très amical, se méprenant totalement sur mes intentions.
   La dame me barrait carrément le chemin avec l'assurance d'un prédateur qui a trouvé une proie facile :
- Bonjour Monsieur, nous collectons des produits alimentaires et d'usage courant pour aider les personnes en difficulté...
   Je ne lui laissais pas le temps de continuer son baratin lénifiant.
- Moi, je vois surtout que vous les aidez à les maintenir dans la soumission, à vivre de la mendicité et de ce que le système veut bien leur attribuer dans sa grande générosité.
   Mon index se pointait sur ces deux malheureux bienfaiteurs de l'humanité.
- Et pourquoi ne leur apprenez-vous pas à "vos pauvres" la conscience, la fierté et la rébellion, au lieu de les rendre dépendants, dans une posture d'humiliation ?
   L'homme restait silencieux, sans aucune réaction. Mais la dame, plus émotive, se mit à trembler et s'écria d'indignation :
- Mais Monsieur, c'est par charité chrétienne que nous sommes là.
- Ah oui, et tout à l'heure, lorsque je suis rentré dans le magasin, vous vous êtes bien moqués de moi, hein ?!!! C'était aussi par charité chrétienne ?
- Ah non, Monsieur, je ne me serais jamais permis de cela. Vous vous trompez ! Tous deux étaient livides.
- Ne vous moquiez-vous pas de moi à cause de mes habits austères, contrairement à la plupart des clients chics de ce magasin ?
- Non, non, je vous assure, Monsieur, fit la dame, presque implorante. Nous sommes là pour aider les pauvres, pas pour nous moquer d'eux, fit-elle, très gênée, avec un pathétique sourire débordant de niaiserie.
   J'éclatais d'un rire sonore qui résonnait dans l'entrée du magasin et lui décochait ma "flèche du Parthe", un comble pour un Grec !, mais une flèche qui ne rate jamais sa cible et laisse sa victime inerte au sol.
- Alors, si je vous comprends bien, Madame, vous vous moquiez de vous-même et de votre pitoyable tentative à vous donner bonne conscience en aidant les pauvres, et par là même, aidant aussi à pérenniser le pouvoir du crime organisé sur nos vies.
   Il y eût alors un grand silence. Et moi, je m'avançais tranquillement vers la porte qui s'ouvrit, les laissant muets de stupeur. Ils s'écartèrent lentement pour me laisser passer et je sortis en prenant une bonne goulée d'air bien frais. Le vent s'engouffrait dans mon léger manteau noir et faisait virevolter ma chaude écharpe assortie si chère à mon cœur, me rafraîchissant ainsi bien agréablement après ce pénible séjour dans cette antre surpeuplée et le juste exercice de ma profonde colère.
© Michel Kisinis

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2008-03-31

Le thé à deux

   Marie m'avait conseillée de lire "les petits oiseaux" d'Anaïs Nin. C'était vraiment très excitant comme lecture... Ma lectrice m'écrivit ensuite qu'elle voulait avoir un "thé à deux" pour pouvoir lire ce livre avec moi ! chez moi : chacun à notre tour, nous lirions une page, tout en buvant du thé à la menthe, entourés de volutes d'encens, de jasmin, de benjoin et de musc, avec en fond musical la voix de Georges Dalaras. Elle remonterait ses jupons rouges et violets, et mon chat Aris ronronnerait sous la caresse de ses doigts... Après une longue hésitation... d'une fraction de seconde, j'acceptais sa proposition.
   Quant elle vint enfin me voir avec son livre, quelques jours plus tard, je préparais fébrilement le thé et mis du benjoin, du musc et de l'ambre doré dans mon brûle-encens. Un nuage de fumée au parfum entêtant envahit le salon et je lui dis en souriant :
– Ah, petite friponne ! Maintenant, nous allons boire ce thé brûlant avec du miel grec, de la cannelle et de la muscade.
   J'y ajoutais aussi un peu de noix de tonka au goût exotique si vanillé. Ses sens allèrent alors être exacerbé par toutes ces épices, fin prête à la volupté.
   Marie était radieuse. Elle s'était installée confortablement sur le canapé et avait enlevé ses petits escarpins noirs. Elle me regardait préparer tout ce rituel avec un tendre sourire. Nous bûmes tranquillement notre thé tout en nous dévorant des yeux, n'osant pas encore nous toucher. Puis, elle commença à lire son livre et l'excitation s'amplifia très rapidement. Et je commençais à œuvrer sensuellement à ses côtés... tous deux enivrés par les effluves de l'encens et de l'amour. Je parfumais sa tendre nuque de santal blanc avant de la mordre amoureusement. Mais je la mis en garde de ne point laisser son émoi interrompre sa suggestive lecture, malgré toutes mes douces tortures, sous peine de gages de luxure.
   Relevant peu à peu ses légers jupons fleurant bon le jasmin, mes baisers l'enflammèrent. Et c'est elle qui ronronna sous la caresse de mes doigts pénétrant doucement son tendre sillon. Sa belle culotte de satin glissa lentement le long de ses cuisses, frémissantes sous de plaisantes morsures. Et son livre tomba à ses pieds, sur sa culotte mouillée.
   Nous bûmes dans une même coupe du vin de Samos, additionné de miel et de myrrhe. Et une divine ivresse nous emporta très loin.
   Marie me livra alors sans combat ses doux et chauds atours. J'y répandais de l'huile d'argan afin de la masser avec amour. Je les pinçais malicieusement, prenant grand plaisir à les voir gonfler et durcir entre mes mains joueuses, aidées de langoureux et humides suçons. Je dégustais goulûment ce mets de choix où s'étaient mélangés le goût de ses mamelons et celui des noisettes grillées de l'argan. Les yeux mi-clos, Marie gémissait doucement tout en se caressant gentiment la fente.
   Puis, je fis couler un long filet de miel chaud sur son ventre en feu, que je léchais avec avidité pour mieux le livrer à sa langue gourmande. Nos langues se lièrent ainsi avec passion, s'échangeant avec frénésie nos joies et nos saveurs.
   Son émoi la fit chanter une ode d'amour enflammé et, sur l'air mélancolique d'un rebetiko, l'agrippant par les hanches, je la retournais pour enfin la prendre avec encore plus d'ardeur. Ses gémissements accompagnèrent mes halètements et elle s'offrit plus encore à ma terrible étreinte. D'une main caressant son sein rond, et de l'autre son merveilleux bouton, je la pénétrais au plus profond. Ses cris se mêlèrent à mes râles, et nous jouîmes ensemble dans un fort mouvement, rythmé d'intenses spasmes qui nous laissèrent épuisés et heureux.
   Finalement, nous avions bien vite oublié son livre pour écrire le nôtre.

© Michel Kisinis

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2007-09-01

Oublie-moi

Les mélopées de Placebo bercent ma rêverie.
Quand reverrais-je ses lèvres vives et sa voix
Qui chante doucement à mon âme meurtrie ?
Sa main étreint mon bras et j'en frémis.
Ses yeux clairs scrutent mon émoi.
Et tout en restant de marbre, je lis
Toute la tristesse en son bel esprit.
Et un lancinant "Protège-moi"
Répète la chanson qui jamais ne finit.
Mon dieu, quand viendra l'éternel oubli ?
Survient un singulier instant, douce amie,
Et un écho murmure sans fin "Oublie-moi".

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Forget Me

The music of Placebo rock my musing.
When would I see again the lively lips and the voice
Which sings slowly to my bruised soul?
The hand embraces my arm and I shiver with it.
The clear eyes scrutinize my emotion.
And quite in marble remainder, I read
All the sadness in its beautiful spirit.
And a stabbing "Protect Me"
Repeats the song which never finishes.
My god, when will come eternal neglect?
Arises a peculiar moment, sweet friend,
And an echo murmurs unlimited "Forget Me".

© Michel Kisinis

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2006-09-21

Toujours plus de bouillie mp3 !

La semaine dernière, je suis allé au meeting... non à l'AppleExpo 2006. Une bonne partie du salon était dédiée en fait aux lecteurs mp3 : gadgets divers, adaptateurs en tout sens, étuis, etc.
J'y ai vu des enceintes bluetooth pour écouter dans son salon les mélodies compressées stockées sur son cellulaire. C'est cool d'entendre à fond et en stéréo sa sonnerie, genre beuglement de vache, croassements ou intro de "Mission impossible".
Il y avait aussi une superbe platine vinyle avec sortie USB pour enregistrer ses vieux disques en mp3 sur son ordi. L'appareil était pitoyable : un boîtier en plastique moulé, un plateau ultra léger tout en plastique, doté d'un grand élastique pour toute courroie et un logiciel gratuit aux fonctionnalités réduites au minimum. Et tout cela pour un prix de près de deux cents euros. J'ai rigolé tout en pensant aux Lenco et autres Thorens, avec poids et contrepoids, stromboscope, lourd plateau équilibré et cellule sophistiqué, sans parler de la mythique platine tangentielle.
Mais là où j'étais vraiment mort de rire, c'est quand j'ai aperçu un amplificateur à lampe pour ipod. Je rêve ?!!!... non, on peut maintenant claquer du fric dans un ampli à lampe dédié pour écouter de la musique compressée. Ah évidemment la taille de cet ampli est aussi compressée afin de l'accommoder au style de ce lecteur mp3. Reste plus qu'à brancher le micro-ampli à des micro-enceintes trois voies et une micro-caisse de graves, et le tour est joué... C'est l'extase pour les méga blaireaux !
© Michel Kisinis

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2006-09-14

La musique de l'ascenseur

Une funèbre mélodie pour l'antichambre de la mort...
Une fois enfoncé, le bouton s'illumine.
Et suivent de grands fracas métalliques.
En mouvement, l'ascenseur est mélancolique.
Ses circuits jouent une musique qui me mine
Et me guide à l'antichambre de la mort.
Une main tremblante m'étreint
Pour me soutenir, vacillant,
Bouleversé par le temps,
Tyran qui règle et qui éteint
Nos vies, sans égard, ni remord.

Esprits en perdition, corps naufragés,
Un seul regard et mon cœur est blessé.
Tous ces maux s'imposent en un triste catalogue
De la vie des hommes et de son épilogue.

De l'ascenseur, m'accompagne la symphonie,
Le long des couloirs, le long de mon esprit.
Demain peut-être passerai-je devant
Une chambre tôt libérée de son occupant,
Parti sans prévenir, parti pour ne point revenir,
Sans jamais avoir entendu cette mélodie.
La porte claque sur mon cœur meurtri
Et mes pas résonnent dans le couloir,
Tel un revenant rôdant, torturé,
Perdu, à la recherche de sa mémoire.
Et n'ayant plus de larme pour s'apitoyer.

© Michel Kisinis

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2005-09-14

Bobo-hackers du néant-derthal et encadrement grave

   Si y'a un truc qui me gave vraiment, c'est bien tous ces pauvres blaireaux qui font du "gravage" de mp3 une véritable religion, se donnant bonne conscience en prétextant d'une héroïque lutte contre les "majors" et tentant vainement de se donner des airs de hackers subversifs. Ce ne sont en fait que de vulgaires et très aveugles consommateurs, naïfs clients de réseaux de grande distribution.
   Je fut pris un jour d'un réel dégoût, dans une entreprise où je travaillais, quand un chef de service demanda à un employé : "Sois gentil, coco ! Graves-moi le dernier « Noir Désir ». Et pis, aussi « Louise Attaque » !". Le serf s'executa prestement, et avec toute la servilité qu'on attendait de lui, tout fier de ses connaissances ridicules qui lui permettaient de "rendre service" à son chef sans que cela ne lui coûte rien, le temps passé étant pris sur ses heures de travail et les cd gravés étant pris sur le stock de l'entreprise. Quelle jouissance pour ce cadre quand il put enfin écouter « Noir Désir » dans son 4x4, sa stéréo à fond, roulant à tombeau ouvert pour rentrer dans son beau pavillon dans la vallée de Chevreuse.
   Ailleurs, je vis aussi un cadre venir à son bureau systématiquement une demi-heure avant l'horaire prévu. J'étais très étonné et je lui demanda pourquoi, par pure curiosité, car je n'étais pas son supérieur hiérarchique. Il me raconta, très content de lui, qu'il venait plus tôt afin pouvoir graver tranquillement des cds audio pour toute sa famille. Lui aussi était tout fier de son intelligence si brillante. Moi, j'étais effondré devant un tel mégalithe de connerie.
   D'un côté, des cadres passent leur temps à télécharger et à graver des tonnes de mp3, et tant qu'ils n'auront jamais le "loisir" de tout écouter. De l'autre, les employés sont chronométrés dans chacun de leurs gestes. Enfin, ça c'est pas nouveau !
   Le jour où tous ces "bobo-hackers" graveront des cds remplis de contenus qu'ils auront créés eux-mêmes (que ce soit des romans, des poèmes, des photographies, des peintures, de la musique, du multimedia, ...), alors là, ils pourront être vraiment fiers. Mais le chemin est long avant cela...

© Michel Kisinis

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2005-04-12

La bise du teufeur

Dimanche dernier, j'ai participé au KarnageVal organisé par la Nuit des Meutes.
Plusieurs milliers de personnes ont défilés en République et Nation avec des grosses sonos pleines de teckno. Les participants étaient très colorés, déguisés ou non. Le Vent des steppes y était aussi. Pas mal d'étudiants et de lycéens.
Ma présence devait paraître un peu incongrue à certains. Pour moi, la défense de la liberté n'a pas de barrière, d'âge, de mode, de convenance... et de conventions bourgeoises... S'arrêter à ce genre de choses, c'est être primaire !
Un mec très jeune, ivre et se croyant mortellement drôle, m'a demandé si je n'avais pas de la drogue à lui donner. Je lui ai souris, mais un bon coup de santiag dans la tronche lui aurait remis les idées en place.
Avant d'arriver à la place de la Nation, il y eût un concert de Miss Hélium. Là, ça déchirait grave ! Costes a hurlé sa rage et sa révolte dans les rues de Paris. Vous n'êtes pas prêt de voir ça sur la TNT ! Moi, j'écoute Miss Hélium tous les jours.
A un moment, un des types qui s'agitaient devant comme un diable déchaîné est passé à côté de moi. Il me regarde et me demande "Vous savez pourquoi vous êtes là ?".
Je l'ai fixé gravement et je lui répondis : "Et toi, tu sais pourquoi tu es ici ?".
- "On manifeste pour la liberté de la musique et..."
- "Pas besoin de me faire l'article !", lui dis-je. "Je participe à la manifestation".
Et là, je lui sort mon beau flyer pour Kisinis Web Art et Art-Atlas.Net. Il le parcourt les yeux ahuris et se précipite brusquement sur moi pour m'embrasser sur la joue. Puis, s'éloigne tout joyeux en dansant une gigue endiablée au rythme de Miss Hélium.
Ah merde, si je pouvais faire cet effet à toutes les femmes... Euh, non, pas toutes... quelques-unes suffiraient !
© Michel Kisinis

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