Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2010-04-01

Infortuné poète

Infortuné poète, dont les pas mènent nulle part.
Je t'ai croisé un jour en un chemin, au hasard,
Où j'errais sans but, l'âme tourmentée, blessée.
Foule hagarde où se sont croisés nos regards.
Vifs instants inoubliables, furtif moment d'étrangeté.
Brèves bribes de tendresse passées qui m'égare.
De toutes parts, j'erre, le cœur, de regrets, accablé.
Infortuné poète, sans devises, sans papiers,
Aux biens vains poèmes qui riment sans fin,
Aux vaines passions qui ne riment à rien.
Mon cœur gît là, déchiré, d'amour piétiné.

© Michel Kisinis

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2010-03-11

Intense et bref amour

Bref
Amour, fugace,
Emporté tel une nef
Dans une tempête de remords tenaces,
Et recouverte de l'écume de regrets sans fin.
Les sentiments partaient en lambeaux, jour après jour.
L'affection la plus tendre eût un bien triste destin,
Se métamorphosant peu à peu en désamour,
Ponctuée de dures paroles sans détour,
Me transperçant les entrailles,
Telles une mitraille.

© Michel Kisinis

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2010-02-14

Un doux tapis de mimosa

Délicatement, lorsque sur le tapis de mimosa éclatant,
Je la couchai avec les gestes du plus doux des amants,
Pour la cueillir à son tour, telle une belle rose d'Ispahan.
Alors, le casque léger de sa longue chevelure d'argent
S'étala sous l'effet de mes baisers les plus brûlants.

© Michel Kisinis

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2009-12-26

Mon cœur, à ta pensée

"Tout est gelé, sauf mon cœur, à ta pensée !"

© Michel Kisinis

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2009-12-04

Le poète maudit

Fragile et sensible, mais faible non pas.
Habile, le poète sublime ses émois.

© Michel Kisinis

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2009-11-09

Marées de larmes II

Une suffisance glaciale
   Malgré mon profond chagrin, j'abordais un autre rivage pour trouver l'affection et la tendresse qui me manquait tant. Mais là, je trouvais une Circé froide et dédaigneuse. Elle aimait ma compagnie, et appréciait de s'entretenir avec moi d'art, d'histoire, de parfums et d'encens. Nous partagions nombre d'affinités et nous allions ensemble visiter agréablement jardins, musées et expositions. Malheureusement, je ne pouvais même pas lui toucher tendrement la main sans provoquer en elle une irrépressible et furieuse colère.
   Le pire de cette étrange relation était, qu'ensemble, nous avions toutes les apparences d'un beau couple d'artistes. A l'occasion de spectacles et d'expositions, elle me présentait à ses amis, et je lui présentais les miens. Et tous étaient ravis de voir ma très chère peintre grecque en couple avec Michel Kisinis, le poète grec. Mais ce simple rôle de faire-valoir, sans aucun échange de tendresse, me faisait vraiment souffrir. Lorsque enfin je rentrais seul après ce genre de ballade, j'étais désespéré.
   Et à chacune de mes gentilles tentatives de rapprochement, elle me rejetait froidement, insensible et insouciante, telle une statue d'Héra, dont l'éclatant marbre blanc pailleté ne capterait même pas la chaleur de l'astre solaire. Le summum de cette triste mascarade fut lors d'une excursion à Auvers-sur-Oise pour visiter les lieux fréquentés par Vincent Van Gogh et par de nombreux autres peintres. Je me suis retrouvé abandonné par cette statue impassible et dure.

“J'errais les larmes aux yeux dans les rues d'Auvers-sur-Oise. L'automne faisait pleuvoir des vagues de feuilles roussies.
Et moi, je serrais des dents pour que mon désespoir n'inonde point la ruelle déserte. Mais une pluie fine tomba et me rafraîchit”.
   Alors, au bout de plusieurs mois de relations très culturelles, mais frustrantes au plus haut point, ma déesse glaciale m'offrit un élégant flacon d'eau de toilette au santal d'Australie afin de mettre fin à une relation qui n'avait jamais vraiment débuter. Ce parfum raffiné, boisé, me plut énormément, moi qui aime les senteurs orientales et fleuries, le benjoin et la myrrhe. Et pour conclure cet adieu bien anticipé, elle me dit sur un ton rassurant que j'étais quelqu'un de très fin et que je me suffisais à moi-même.
   Là, je ne pus retenir un franc éclat de rire. C'était tellement absurde ! Ma Circé polaire faisait de l'humour noir sans s'en rendre compte, ajoutant le ridicule à la cruauté. Pourtant si triste, cette idiotie me fit rire de bon cœur, alors que j'en souffrais tout en même temps, toujours fidèle à mon sacré sens de l'humour. Et mes yeux la fixant profondément, je lui répondis ironiquement : “Oui, bien sûr !”, un large sourire aux lèvres.
   Ma belle walkyrie orientale était complètement déstabilisée. Alors qu'elle avait préparé très soigneusement son discours de rupture à n'en pas douter, elle n'avait sûrement pas prévu qu'il me ferait rire. Telle est ma nature : totalement imprévisible ! De toute façon, je n'avais envie ni d'argumenter, ni de discuter. Lorsque l'on rencontre une telle personne, le mieux à faire est de la laisser dériver toute seule dans son océan glacial peuplé uniquement d'icebergs et balayé par des vents polaires, dans une obscure nuit sans étoile. Elle se suffit à elle-même !
   Le lendemain, elle m'envoya un SMS pour me prévenir qu'il y avait des moelleux au chocolat à deux euros chez Paul.
   Je lui répondis d'une petite poésie :
“Bien plus moelleux,
Et bien moins coûteux,
Est mon cœur amoureux”.
   Quelques jours après, je lui adressais un beau marque-page, acheté au Musée Daubigny d'Auvers-sur-Oise, représentant un magnifique décor mural avec des oiseaux s'ébattant dans un arbre. Au dos, j'écrivis : "Les larmes du poète sont douces, mais il n'y a personne pour y goûter. Kisinis".

© Michel Kisinis

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2009-10-23

Marées de larmes I

Un terrible chagrin d'amour
   Une tristesse infinie emplissait mon âme, n'en finissant plus d'aller et de venir, au gré des marées de mon cœur en souffrance. Des vagues de larmes ruisselaient en moi et me rongeaient les tripes, tel un acide. Je me repliais sur moi-même, miné par une douleur indicible.
   Sévère, elle m'avait dit qu'il fallait tourner la page. Mais cette page brûlait en moi. Elle avait tourné mon cœur, elle l'avait retournée, par sa tendresse et son amour infini.
   J'éprouvais une insoutenable nausée à me sentir ainsi bousculé. Maintenant, je devais couper ces liens, arrêter net le moteur de mes sentiments. D'après elle, c'était nécessaire, indispensable. Mais le moteur n'obéissait pas, ni à la raison, ni aux reproches. Ce satané moteur continuait à tourner, même privé de son inoubliable douceur. Ses maudits soubresauts n'en finissaient pas de relancer d'irrégulières marées de larmes qui se déversaient partout en moi, tels de gigantesques raz de marées emportant tout sur leur passage.
   Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser tendrement à celle qui s'acharnait ainsi, tel Alexandre sectionnant de son glaive le nœud gordien... Elle avait beau y faire, mes sentiments restaient intacts.

© Michel Kisinis

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2009-10-18

Le silence et la détresse

Oh muse silencieuse, de ton mépris le présent
Tresses-en des lauriers faits de petites fleurs
De bruyère, trempés dans l'huile d'oliban,
Et honore l'âme morte du poète en pleurs,
Le cœur défait, dérivant en un désert d'acide inondé,
Aux vagues chaudes, douces et traîtesses.
Le ressac de cette mer délétère donne nausée
Et vertiges, l'engloutissant dans sa détresse.

© Michel Kisinis

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2009-09-29

La maîtrise et l'enfer

Je maîtrise fort bien mes pauvres vers.
Or mes idylles deviennent vite un enfer.
Que la Muse me jette un sort maléfique
Afin de perdre mes rimes magnifiques
Et de gagner enfin un bonheur extatique.

© Michel Kisinis

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2009-09-27

Mes larmes et l'infini

Mes larmes ne se sont point taries, elles sont devenues silencieuses.
Mes pensées lumineuses s'envolent pour vite se perdre dans l'infini.
La tristesse accable mon esprit par une passion bien malheureuse.
Et mon âme ne s'est point assagie, en permanence tumultueuse.
Ne pouvant plus ni parler, ni écrire, je jette tout au vent béni,
Mes envies, mes vers et mes dépits, avant que mon âme expire.
Mes sanglots ne se sont point évanouis, broyant mon cœur meurtri.

© Michel Kisinis

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2009-09-13

Le truc du poète

   De temps à autre, un “très amical” commentaire à propos de mes poèmes vient blesser ma sensibilité à fleur de peau. D'expérience, l'erreur à ne pas commettre est de répliquer, d'une façon ou d'une autre. Sinon, le poète passe toujours pour un salaud malpoli, quoi qu'il dise...
   Un jour, quelqu'un de ma famille, se croyant supérieurement intelligent, mais néanmoins n'arrivant pas du tout à comprendre ni la cause, ni même la réalité de mon don de poète, m'a demandé comment je faisais pour “sortir” des poèmes, et surtout aux moments les plus inattendus... pour elle ! J'ai souri sans répondre, et elle me dit alors que je devais avoir un truc pour faire ça. Elle devait s'imaginer qu'il suffisait que j'enclenche un processus automatique dans mon cerveau débile, un peu comme une machine à laver, et hop ! un poème tout chaud ! Alors, comme pour elle, je ne devais pas être plus intelligent qu'une machine à laver, tout autre possibilité était exclue.
   Il y a quelque temps, un artiste, après avoir lu deux de mes poèmes d'amour, m'a dit que j'avais une bonne imagination et que c'était très bien écrit pour de la fiction. D'après lui, c'était un gentil compliment...
   Plus récemment, une amie m'a “complimentée” en m'écrivant que tout ce que je faisais d'original ce n'était que de “tourner les compliments en vers”.
   Toutes ces affirmations sont très réductrices, pour ne pas dire pire. Le poète vit, ressent au plus profond de lui-même passions et sentiments, comme nul autre pareil, et les retranscrit à sa manière, selon son humeur, son style et son inspiration. C'est un don maudit, noyé de larmes, et fait de tristesse infinie, et d'ailleurs, personne n'en veut, ni du don, ni du poète. Un don qui prête à sourire et même à rire aux éclats, sauf pour le poète, bien évidemment.
   Depuis ma tendre jeunesse, où déjà j'écrivais des poèmes désespérés, nombre d'éclats sont venus déchirer mon cœur.
   Et la plus grande cruauté se pare souvent d'un joli sourire, et d'un regard plein de sollicitude, mais très attentif au moindre signe de souffrance... pour mieux en jouir.

© Michel Kisinis

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2009-09-10

Mon coeur brûle

C'est mon cœur qui brûle en pensant à toi, et ce sont mes larmes douces qui en attisent le feu.
© Michel Kisinis

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2009-08-27

Elixir d'amour et noires banderilles

   J'avais versé un doux élixir dans sa bouche et ses appels enflammés ravissaient mon cœur épanoui. Dans ses oreilles, j'en versais aussi quelques gouttes et elle frémissait de plaisir en écoutant les vers que m'inspiraient son amour. Dans son troublant regard illuminé par mes paroles les plus tendres, je vis une passion sans fond et je l'étreignais avec encore plus d'ardeur.
   Mais, à présent, le silence me clout sur place, tel un papillon perdu dans une cité obscure et sans vie, une banderille noire plantée au plus profond de mon cœur. Elle m'a fait oublier un instant toutes les autres qui se sont ajoutées au fil du temps, plantées là souvent avec un certain sourire.
   Dans une fuite éperdue, aveuglé par la souffrance, le papillon finira par périr dans la poussière d'une ruelle déserte, mis en pièce, dépeçé par les mâchoires implacables d'une multitude de laborieuses fourmis. Ses poèmes s'évanouiront alors dans l'immensité de la nuit, perdus à jamais.

© Michel Kisinis

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2009-06-18

Vers en longues traînées

Tel un pétrolier abandonné au sein d'une mer déchaînée,
Perdant sans fin sa cargaison au fil des vagues déferlées,
Je laisse filer vers en longues traînées à travers l'éther.
Mots et rimes s'effilochent au vent mauvais, désespérés.
Concepts inachevés, vifs amours avortés, si éphémères;
Déchirants sanglots qui me laminent et me font hurler.
Dons si puissants, mais si vains en ce monde d'enfer.
Heureux et si brefs instants de douce et tendre félicité,
Et une si profonde tristesse pour une terrible éternité.
Pauvre humain anéanti, mais bienheureuse entité,
Mes pensées dériveront jusqu'au fin fond de l'univers.

© Michel Kisinis

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2009-05-28

Amour et philosophie

Sans amour, il n'y a pas de philosophie, ni même de philosophe.

Love and Philosophy
Without love, there is no philosophy or even a philosopher.

© Michel Kisinis

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2009-05-25

Petits boutons de mimosa

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete
Une gente dame, tourmentée par l'émoi, m'adressa délicatement
Un petit bouquet de mimosa, tendre expression de ses sentiments.
Humant les odorants petits boutons, tels des astres éclatants,
Me revint le doux souvenir du sien qui m'offrait son miel en vibrant.

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete

© Michel Kisinis

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2009-05-10

Le bain de terre

   Dans un petit jardin public, près de la rue de Tolbiac, je m'étais assis sur un banc pour lire les émouvants échanges épistolaires et amoureux de Jack London et Anna Strunsky*.
   Près de moi, un jeune moineau, à moitié couvert d'un fin duvet grisâtre, s'ébattait dans la terre en piaillant de joie. De son petit bec, tour à tour, il soulevait un peu de terre et fourrageait énergiquement son duvet caduc en battant des ailes, tout en sautillant d'allégresse au beau milieu d'un parterre de fleurs.
   Ce spectacle ravit mon cœur lourd. Une tristesse infinie l'avait submergé, englouti. Que m'aurait-il fallu pour m'en défaire ? Une large coupe d'hellébore ou bien un bain chaud parfumé de miel de thym et d'ambre doré. Mais aucune vestale sacrée embaumant la myrrhe ne vint pour me présenter de tels remèdes.
   Je n'avais qu'un carnet de notes romain, dont la couverture représentait le château Sant'Angelo à Rome, belle reproduction d'une gravure ancienne du XIXe siècle, et m'offrant ses pages blanches à noircir, telles les bras d'albâtre de Calliope m'apportant inspiration et tendresse.
   Je pris alors ce carnet vierge et commençais d'écrire. Il absorba toute ma peine et mon désespoir, et soulagea mon cœur meurtri. Je m'y plongeai, tout comme ce moineau s'ébattant dans la terre, et l'insupportable surplus de tristesse quitta mon esprit pour aller s'étaler sur les belles lignes grises, en formant de longues suites de gribouillis noirs et obscurs.
Le bain de terre pour le moineau,
Le bain de mots pour le poète qui désespère.

         Michel Kisinis

* "L'Amour et rien d'autre, Correspondance Kempton-Wace", Jack London et Anna Strunsky, Edition Phébus Libretto, 2008. L'écriture de cette femme est bouleversante, d'autant que cet amour a été un échec complet. Les deux auteurs, brûlants d'un amour passionné l'un pour l'autre, se sont révélés incapables de mettre en pratique leur propre idéal de l'amour développé dans ce livre. Ce ne sont ni les premiers, ni les derniers...
© Michel Kisinis

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2009-05-07

Les belles girouettes

Les marionnettes, épouvantails de normalité, jalonnent mon chemin
Et oppressent mon esprit.
Les belles girouettes, monstres de versatilité, piaillent bien en vain,
Mais blessent mon cœur.
Le jour venu, et tant attendu, les mots et les images verront leur fin,
Abandonnés à des inconnus sur un trottoir, et bien triste butin.

© Michel Kisinis

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2009-04-27

Amitié et Amour

Michel Kisinis, photographe et poete
L'amitié sublimée par l'amour est éternelle.

© Michel Kisinis

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2009-02-28

Nostalgie d'un papillon

Michel Kisinis, photographe et poete


La dentelle du rideau me rappelle celle de sa belle lingerie merveilleusement pleine de ses douces rondeurs.
Mes tendres baisers et mes morsures au travers du tissu si léger exacerbaient tant sa voluptueuse splendeur,
Et mes petites mains étreignaient sensuellement son corps offert, lui transmettant une douce chaleur.
Mes dents pinçaient sa chair tendrement, lui arrachant des cris de plaisir intense et de vive douleur.
Mes lèvres sillonnaient, telles un ouragan, sa peau en provoquant une formidable tempête de douceurs.
Mes doux murmures répondaient à ses appels enflammés, ravivant ainsi sans fin notre sublime ardeur.
Mon pauvre cœur, épris et fragile, ému et endolori, entend encore de son amour les torrides clameurs.
Le papillon bleu est accroché là, comme suspendu au rythme des battements échevelés de mon cœur.
Nostalgie douloureuse d'une belle rencontre amoureuse et de si magnifiques moments de bonheur.


© Michel Kisinis

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2009-01-10

Somptueuse écharpe d'amour

parfum

Ma voluptueuse muse a drapée mon cœur
D'une somptueuse écharpe noire, embaumant
Une capiteuse senteur d'odorantes fleurs.
L'alpaga réchauffe ainsi son tendre amant,
Dont les si douces mains calorifères
Enflamment si profondément sa chair.
Demain, j'en lierais ainsi ses poignets
Et j'abuserai d'elle à volonté,
Bouleversant son cœur tout autant
Que le mien, et de joie, frémissants.

© Michel Kisinis

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2008-12-14

L'origine de mes maux

Tard dans la nuit obscure, j'ai pris le dernier métro.
Adorable figure, et origine de mes maux...
Bien mauvaises augures pour mon cœur meurtri et bien sot.

© Michel Kisinis

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2008-12-01

Douce et ferme volonté

Madame, taisez vos vains chantages
Et vos pitoyables jérémiades,
Ne vous montrant pas à votre avantage.
Cessez cris, larmes et simagrées,
Et cette piètre comédie de poses outrées.
Ma blanche chevelure, vous pouvez couper,
Aussi mes mains menus ou mes pieds,
Briser mon cœur ou mon esprit heurter,
Mais jamais, au grand jamais,
N'attacherez, ni ne trancherez ma volonté !

© Michel Kisinis

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2008-09-05

Un joli petit papillon bleu

Alors que la tristesse avait envahit mon âme,
Un joli petit papillon se posa sur mon épaule.
Je m'accrochais à ses ailes pour mieux l'étreindre
Et nous fîmes un merveilleux voyage ainsi unis.
Ses petites écailles bleues teintèrent ma peau
Qui bouillait du feu intense de mon cœur épanoui.
Ses têtins d'amour mordus en garde le sceau.
Sa chair vibrait de tous mes doux assauts,
Gémissant et se tordant à chacun d'eux.
De ses fines ailes les doux battements exquis
M'enivrèrent, nous emportant au paradis,
Mes mains rivées à ses seins si délicieux.

© Michel Kisinis

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2008-07-28

Mon lézard, mon chat et toi

Le petit lezard de Michel Kisinis

Elle avait accrochée deux fins bracelets noirs à mon petit lézard.
Je l'avais harponné de tout mon amour, avec mes plus doux égards.
Et mon chat la fuyait, bien méfiant, et cela jusqu'à son départ.

© Michel Kisinis
Aris, le chat de Michel Kisinis

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2008-07-15

Fleurs d'amour

Aujourd'hui,
J'ai reçu de belles roses de mon amie.
Quel cadeau magnifique et exquis !
Je pense à sa chair que j'ai meurtri
Et j'en jouis.

© Michel Kisinis

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2008-06-03

Quelques souvenirs de Marie

Mes paumes si sensibles se souviennent des courbes de ton corps offert à mes caresses.
Et mes doigts si câlins sont nostalgiques de la douceur du ventre de ma maîtresse.
Ma peau brûlante de passion garde de ta peau satinée un souvenir bouleversant.
Mes dents se serrent en pensant à leurs morsures dans ta chair qui en tremblait.
Mes oreilles résonnent encore de tes doux murmures et de tes vifs gémissements.
Mes yeux revoient ton visage éclairé par les vagues de plaisir que je te donnais,
Et l'éclat doré de tes yeux kaki quand tu me regardais avec tant d'amour,
Après tous ces jeux qui te menaient à l'extase avec ton si doux amant.

© Michel Kisinis

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2008-05-15

Voluptueuse Astarté

Ma chère Muse,
Le moindre de vos messages est un baume salvateur.
Mes baisers pourront-ils un jour entrouvrir votre coeur ?
Ils sont pourtant assez brûlants pour l'enflammer.
Mes vers ne percent-ils pas votre tendre carapace ?
Ils sont pourtant assez troublants pour l'entamer.
Vos sourires m'émeuvent et vos caresses me feront défaillir.
Vous hantez mes nuits et j'imagine vos mains me retenir.
Captif de votre volupté et de mes plus fous désirs,
Mes bras vous étreindront à n'en plus finir.

© Michel Kisinis

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2008-05-07

Mes baisers tendres

Ma douce enchanteresse,
Mes baisers tendres sur ton con offert à toutes mes fantaisies.
Tes cris bouleversent mon coeur,
Tes morsures excitent mon désir,
Tes griffures exacerbent mon envie,
Et ton amour me fait perdre l'esprit.

© Michel Kisinis

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2008-04-18

Dentelles en fumée

Dites-moi si vous avez de beaux dessous en dentelle
Pour vous rendre encore plus désirable et plus belle.
J'aimerais tant vous faire douce violence
Et jouir de votre si tendre présence.

Sous mes baisers enflammés, vos dentelles voleront en fumée.
De ma passion et de mon vis, votre corps sera à la merci.
Vos lèvres, je mordrais, et votre peau, je lécherais.
Vos douces mains liées par des rubans de soie exquis,
Lascive et provocante, vous m'offrirez
Votre corps si sensuel pour me combler.
Somptueuse maîtresse, tendre martyr,
Sans autre limite que notre plaisir,
Nous nous aimerons jusqu'à en être épuisé.

Ma douce amie, ma douce maîtresse,
Jamais je ne serai assouvi de ta tendresse.

© Michel Kisinis

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2008-04-05

L'amour du miel

Comment trouver un bon miel
   Avec l'expérience plusieurs fois millénaire de mes ancêtres dans l'apiculture*, je suis très difficile dans mes achats de miel. Ceux que l'on trouve couramment dans le commerce sont insipides ou carrément ignobles, telles ces pâtes blanchâtres vendues en pots dans les grandes surfaces, alors qu'ils ne sont que des produits traités industriellement.
   D'abord, le miel doit être le produit artisanal de ruches placées dans des régions chaudes et dotées de végétation variée et fleurie, sans pollution industrielle. On préférera les plantes aromatiques méditerranéennes comme le thym, le romarin, la sauge, l'origan, le basilic, etc, qui donnent un miel plus fin à l'odorat et au goût. Par contre, le pin, l'eucalyptus et l'acacia donnent des goûts plus corsés. Le miel provenant de régions froides et très industrialisées est à proscrire complètement, non seulement pour des raisons gustatives, mais aussi afin d'éviter d'absorber des produits toxiques.
   En Europe, les régions les plus chaudes de Grèce, d'Espagne et d'Italie produisent d'excellents miels. L'un des meilleurs en Europe est celui de Kalymnos, en Grèce. Le plus chère au monde est celui du Yemen. Mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y goûter.
   Beaucoup d'artisans et tous les industriels gonflent leur production en donnant trop de sucre à leurs abeilles. Cela donne une mixture plus proche de la confiserie que du miel. Le sucre doit être donné aux abeilles par l'apiculteur lors des périodes de froid, sans fleurs à butiner, pour ne pas épuiser complètement le miel qu'elles produisent. Si vous donnez du sirop à vos abeilles tout le long de l'année, et bien elles n'iront pas ou peu butinées dans les campagnes et produiront un miel sans intérêt. Autant croquer des morceaux de sucre, au moins on sait exactement ce que l'on mange.
   La palette de couleurs d'un bon miel est large. Plutôt brun, doré, jaune doré, selon les régions et les plantes butinées. La consistance est presque pâteuse, mais encore liquide, très épaisse. Le miel doit être presque translucide.

Contrôler la présence de sucre
   A l'achat, on ne peux pas voir si le miel est un concentré de sucre, à moins de voir les cristaux de sucre. J'ai déjà vu de tels miels dans des magasins. Alors vous devez tester le miel que vous avez acheté en plaçant le pot dans le réfrigérateur. Si le miel contient trop de sucre, il cristallisera sous l'effet du froid. Le bon miel artisanal supportera cette épreuve avec peu ou pas de cristallisation et restera plus ou moins liquide.

Deux recettes simples pour vous régaler
– prenez des amandes et plongez-les dans du miel. Et puis, mangez-les !
– mélangez bien du miel avec de la pâte d'amandes ou de noisettes (pâte brute, sans sucre) pour en faire une pâte bien homogène et dégustez.

   Une précaution à respecter pour conserver votre miel : pour vous servir, utilisez toujours une cuillère propre, sinon vous risquez de contaminer le miel avec des bactéries (votre bouche en est pleine), et il "tournera".

La sensualité du miel
   Lécher une cuillère de miel est un acte qui se révèle terriblement sensuel. Si le miel est naturel, épais, votre langue va bien insister dans le creux de la cuillère. La pression exercée et la chaleur de votre organe vont vous permettre de récupérer tout le miel qui y est resté coller. C'est un peu comme lorsqu'on léche le pubis bombé de la femme de son cœur, ses lèvres s'écartent doucement et, avec une langue de velours, on cueille amoureusement son miel, telle une abeille sur une fleur de jasmin à peine éclose, envoûtée par son parfum entêtant.

      Michel Kisinis

* C'est Ovide, dans ses "Métamorphoses", qui parle de Kalymnos, fertile en miel, alors que Dédale et Icare la survolent. Publius Ovidius (43 av. J.-C./17 ap. J.-C). "Les métamorphoses", Ovide, Ed. Gallimard, Folio, 1992.
Hérodote (482/425 av. J.-C.), dans son "Histoire", parle des bateaux de Kalymnos qui avaient été contraints et forcés de participer à la guerre de l'Empire Perse de Xerxès, contre les Grecs, aux côtés de la flotte phénicienne. Ce ne fut pas la seule fois que les Kalymnotes furent obligés de fournir marins et bateaux à des ennemis des Grecs. Alexandre fit de même bien plus tard (vers 334 av. J.-C.) pour aller attaquer les armées perses. "Histoires d'Hérodote", L.C. Colomb, Editions Hachette, 1882.

© Michel Kisinis

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2008-03-31

Le thé à deux

   Marie m'avait conseillée de lire "les petits oiseaux" d'Anaïs Nin. C'était vraiment très excitant comme lecture... Ma lectrice m'écrivit ensuite qu'elle voulait avoir un "thé à deux" pour pouvoir lire ce livre avec moi ! chez moi : chacun à notre tour, nous lirions une page, tout en buvant du thé à la menthe, entourés de volutes d'encens, de jasmin, de benjoin et de musc, avec en fond musical la voix de Georges Dalaras. Elle remonterait ses jupons rouges et violets, et mon chat Aris ronronnerait sous la caresse de ses doigts... Après une longue hésitation... d'une fraction de seconde, j'acceptais sa proposition.
   Quant elle vint enfin me voir avec son livre, quelques jours plus tard, je préparais fébrilement le thé et mis du benjoin, du musc et de l'ambre doré dans mon brûle-encens. Un nuage de fumée au parfum entêtant envahit le salon et je lui dis en souriant :
– Ah, petite friponne ! Maintenant, nous allons boire ce thé brûlant avec du miel grec, de la cannelle et de la muscade.
   J'y ajoutais aussi un peu de noix de tonka au goût exotique si vanillé. Ses sens allèrent alors être exacerbé par toutes ces épices, fin prête à la volupté.
   Marie était radieuse. Elle s'était installée confortablement sur le canapé et avait enlevé ses petits escarpins noirs. Elle me regardait préparer tout ce rituel avec un tendre sourire. Nous bûmes tranquillement notre thé tout en nous dévorant des yeux, n'osant pas encore nous toucher. Puis, elle commença à lire son livre et l'excitation s'amplifia très rapidement. Et je commençais à œuvrer sensuellement à ses côtés... tous deux enivrés par les effluves de l'encens et de l'amour. Je parfumais sa tendre nuque de santal blanc avant de la mordre amoureusement. Mais je la mis en garde de ne point laisser son émoi interrompre sa suggestive lecture, malgré toutes mes douces tortures, sous peine de gages de luxure.
   Relevant peu à peu ses légers jupons fleurant bon le jasmin, mes baisers l'enflammèrent. Et c'est elle qui ronronna sous la caresse de mes doigts pénétrant doucement son tendre sillon. Sa belle culotte de satin glissa lentement le long de ses cuisses, frémissantes sous de plaisantes morsures. Et son livre tomba à ses pieds, sur sa culotte mouillée.
   Nous bûmes dans une même coupe du vin de Samos, additionné de miel et de myrrhe. Et une divine ivresse nous emporta très loin.
   Marie me livra alors sans combat ses doux et chauds atours. J'y répandais de l'huile d'argan afin de la masser avec amour. Je les pinçais malicieusement, prenant grand plaisir à les voir gonfler et durcir entre mes mains joueuses, aidées de langoureux et humides suçons. Je dégustais goulûment ce mets de choix où s'étaient mélangés le goût de ses mamelons et celui des noisettes grillées de l'argan. Les yeux mi-clos, Marie gémissait doucement tout en se caressant gentiment la fente.
   Puis, je fis couler un long filet de miel chaud sur son ventre en feu, que je léchais avec avidité pour mieux le livrer à sa langue gourmande. Nos langues se lièrent ainsi avec passion, s'échangeant avec frénésie nos joies et nos saveurs.
   Son émoi la fit chanter une ode d'amour enflammé et, sur l'air mélancolique d'un rebetiko, l'agrippant par les hanches, je la retournais pour enfin la prendre avec encore plus d'ardeur. Ses gémissements accompagnèrent mes halètements et elle s'offrit plus encore à ma terrible étreinte. D'une main caressant son sein rond, et de l'autre son merveilleux bouton, je la pénétrais au plus profond. Ses cris se mêlèrent à mes râles, et nous jouîmes ensemble dans un fort mouvement, rythmé d'intenses spasmes qui nous laissèrent épuisés et heureux.
   Finalement, nous avions bien vite oublié son livre pour écrire le nôtre.

© Michel Kisinis

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2008-03-27

Un si grand besoin d'amour

D'amour, j'avais si grand besoin,
Et du sien, elle me fit don entier.
Sa main guida la mienne avec soin,
Et l'extase la transfigura en fée,
Lui redonnant jeunesse et vitalité,
Sous le feu de mes tendres baisers
Et de nos mains unies dans la volupté.
Lovée tout contre moi, elle s'abandonnait
Avec de doux murmures, si passionnés.
Et de toutes mes forces, je l'aimai.

© Michel Kisinis

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2008-03-17

L'effronté poète

L'effronté poète rêve à ses rudes baisers incandescents
Et à sa terrible étreinte qui le laissera à demi conscient.
Triomphante, sa belle muse s'en réjouira bien cruellement.
Malheureux poète qui a d'amour tant besoin et si pressant.

© Michel Kisinis

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2008-03-16

Docteur Kisinis

   Ma chère et douce Flora,
   Je vais être franc avec vous. Vous avez besoin d'un bon régime !
   Oui, vous avez besoin d'un régime complet d'Amour !
   Il doit être composé des éléments suivants :
– de sentiments passionnés,
– de tendres baisers,
– de charmantes caresses,
– de doux regards,
– de petites morsures,
– d'affection sincère,
– de larmes de joie,
– de massages torrides,
– de mots câlins,
– d'extase sans fin,
– de chaleur intense,
– et, sans oublier, de poésie amoureuse.
   Ma prescription est sans limitation de durée, à prendre à doses massives. Ne pas hésiter à dépasser les limites convenues.
   La liste n'est pas exhaustive.
   Je peux vous délivrer l'intégralité de cette ordonnance quand vous le désirerez, à domicile.
   Cette thérapie n'induit aucun effet secondaire, si ce n'est l'Amour le plus total.
   Mon service amoureux est gracieux et sans frais, fonctionnant sur la base d'une réciprocité complète et entière.
   A votre service !
      Votre dévoué et tant épris,
      Michel Kisinis
      Diplômé de l'Ecole de Médecine douce d'Aphrodite

© Michel Kisinis

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2008-03-14

Ton merveilleux giron

Je ravirais ton merveilleux giron,
Tes hanches par mes mains enchaînées.
Ton amour échancré par mes baisers
Cédera en une somptueuse explosion.

© Michel Kisinis

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2008-03-09

Kisinis en vente sur Internet

   Tôt ce matin, je me suis connecté à Facebook pour voir mes nouveaux messages. Je commençais à être harcelé par des spammeurs professionnels et des fans de l'avocat d'affaires. Je ne sais pas comment ces gens avaient pu croire un instant que je pouvais accepter leurs demandes d'amitié. Ils avaient sûrement visité mon site avec leur moniteur éteint ou bien avec un smartphone.
   Aujourd'hui, je n'avais aucune nouvelle proposition absurde. Mais une ligne ressortit dans la liste des infos : une nouvelle de "Friends for sale". Ce jeu dans Facebook permet à chacun d'acheter et de revendre virtuellement ses ami(e)s. Je trouvais ce jeu franchement immoral et ne l'utilisait que très peu... n'ayant pas pu m'en empêcher.
   Et là, je vis que Flora venait de m'acheter comme "pet", animal de compagnie. C'était la première fois que l'on m'achetait... Je n'aurai jamais imaginé l'effet que cela pouvait provoquer en moi. Je sentais sa main étreindre mon bras, ses boucles blondes me frôler, son parfum subtil et discret m'envahir. C'était comme si elle m'avait mordue tendrement dans le cou. Et j'en étais tout ému...
   J'aurai bien aimé l'acheter à mon tour, et d'ailleurs – franchement – j'y avais déjà pensé depuis un moment... mais le prix d'achat de Flora était prohibitif, et moi, dans ce petit jeu très pervers, je ne disposais que d'une somme complètement dérisoire... Quoi de plus normal pour un poète !!!
   Je me rabattais alors sur "La Vie Réelle"... A notre prochaine rencontre... bientôt... je lui rendrais peut-être sa petite morsure au centuple...

© Michel Kisinis

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2008-02-17

Passion et noisettes

L'amour rend bête, dit-on. Moi, la passion me rend meilleur, elle m'apaise et exacerbe mon empathie.
   Alors que je commençais à lui caresser tendrement le bras, Ilissa ne réagit pas. Elle jouait à merveille son rôle de statue de marbre. Elle me parlait calmement, mais l'émotion submergeait ses sens, sa voix avait changée. La douce caresse de mes doigts sur sa peau fine continuait, et je sentais bien que mon geste la bouleversait, mais elle n'en laissait rien paraître, du moins le croyait-elle... J'aurais voulu la prendre dans mes bras, mais nous n'étions pas seuls à cette soirée. Mon amour marmoréen avait intelligemment organisé ce dîner de façon à ce que je ne puisse pas lui sauter dessus... De toute façon, je n'aurai jamais fait cela... Je le jure !!!
   Entourés d'amis, nous étions côte à côte, nous touchant très tendrement et très discrètement, comme des adolescents. Ma frustration était à son comble, et, malgré tout, ces petits gestes de tendresse me ravissaient. Nous nous regardions avec amour et son cœur devait battre aussi fort que le mien, alors qu'elle s'efforçait de conserver une attitude désinvolte, empreinte d'une grâce toute naturelle.
   Ilissa faisait systématiquement semblant de ne pas s'intéresser à moi, alors qu'elle n'avait de cesse de m'épier sur Facebook et de lire sur mon blog les poèmes enflammés que j'écrivais pour elle. Elle faisait comme si elle ne les avait pas lu... Alors, qu'en fait, mes vers avaient dû la transpercer de part en part, tel un destroyer atteint par un missile Exocet. La soute à munitions avait alors explosée, répandant un feu intense... Et ma magnifique Ilissa serrait des dents... presque impassible.
   A l'heure du départ, elle me demanda :
– Michel, pourquoi m'as-tu offert ce paquet de noisettes ? Elle était fort intriguée par mon curieux cadeau. En plus, il faut casser les coques pour les manger. C'est pas pratique !
– J'aimerai que tu me casses les noisettes, Ilissa.
   Elle éclata de rire, surprise de cette réponse inattendue.
– Ah bon, je ne te les casse pas assez ! s'exclama-t-elle, incrédule.
– Non, pas assez...
   Dans l'ascenseur, je la coinçais dans le fond de la cabine, appuyant mon corps contre le sien et je lui pris la main tendrement. Elle ne broncha pas. Je l'aurai bien prise dans l'ascenseur, comme une bête, mais il y avait toujours ce foutu ami avec nous. Alors, nous nous quittâmes tristement dans la nuit, une nuit glaciale où, après, des rêves intenses me tourmentèrent sans fin. Des rêves où une statue sensuelle et chaude venait abuser de moi...
© Michel Kisinis

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2008-02-14

La statue de marbre

J'effleure son genou discrètement.
Mon cœur bat la chamade, je défaille.
Mais elle ne réagit point, et aucun gardien de musée n'intervient,
Et aucune sonnerie d'alarme déclenchée par mon rythme cardiaque.
Ma muse reste de marbre, les yeux dans le lointain.
Et moi, je pleure de mon adoration idiote pour une belle statue de marbre.
Peut-être faudrait-il un grand four à micro-onde pour la réchauffer suffisamment.
Peut-être faudrait-il aussi des balles perforantes pour atteindre son cœur.
Peut-être quelques larmes seulement suffiraient à fendre cette dure carapace ?
Une envie folle de la mordre tendrement m'étreint et me submerge.
C'est sûr, je vais m'y casser quelques dents...

© Michel Kisinis

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2008-02-02

Ma princesse bédouine

Mes songes vont à une princesse bédouine.
J'aimerais être le vampire de ses rêves.
Mes baisers couvrent sa douce poitrine.
Je mords son cou fiévreusement
Et l'étreins follement sans trêves.
Mais je m'éveille alors tremblant,
Seul, et le souvenir de cette mutine
Hante mes journées sans agréments.
Cette nuit, j'allumerais mon brûle-encens.
Et attirée par les senteurs d'Orient,
Viendra ma belle princesse bédouine,
Enivrée des vapeurs de musc et d'ambre.
Ma dulcinée se pâmera dans ma chambre
Et succombera à la myrrhe de son amant.

© Michel Kisinis

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2008-01-04

Ta bouche

Douce Muse
Ta bouche inspire l'amour passionné
Et elle exprime paroles de vérité.
Viens vite arracher mon coeur malmené.

---
Sweet Muse
Your mouth inspires passionately love
And she expresses words of truth.
Comes fast to tear away my manhandled heart.
© Michel Kisinis

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2007-08-19

Délivrance

Michel Kisinis, photographe et poeteQuand le vent de mon désespoir glace mon visage figé
Et que je sens les cellules de mon corps prêtes à se désagréger,
Une cruelle douceur m'envahit en vibrant.
La mort m'appelle.
La mort m'appelle et je suis prêt à me disperser.
Une douleur si douce me caresse si tendrement.
Le néant m'appelle,
Et je sens son souffle sur mon cœur.
Palpitations exquises où la vie s'unit à la mort.
Angoisse et effroi devant le spectacle de la vie.
Les marionnettes s'agitent par saccades dans le vide.
Et je me sens éclaté, vivre une mort vivante,
Une mort vivante, rampante et sinueuse.

Délivrance du vide,
Je poserai mes mains sur ta peau
Satinée, noir d'ébène.
Ta bouche se posera sur mon cœur,
Et tes lèvres glacées me feront frémir.
Ton premier baiser me donnera la mort,
Mon sang jaillira de mon coeur meurtri
Et nous tomberons tous deux à terre.
Sans vie.
Après ne l'avoir jamais connue.
---

Delivrance

When the wind of my despair ice my set face
And I feel the cells of my body ready to desagregate
A cruel sweetness fills me with vibes
Death calls me
Death calls me and I am ready to disperse
A pain so sweet caress me so tenderly
Nothingness is calling me
And I feel his breath on my heart.
Exquisite palpitations where life united with death.
Anguish and fright for the show of life.
Puppets agitating in emptyness.
And I feel broken, living a living death,
A living death, creeping and sinuous.

Deliverance of emptyness,
I will put my hand on your skin
Satined, of black ebony.
Your mouth will rest on my hearth,
And your iced lips will make me quiver.
Your first kiss will give me death,
My blood will spurt from my wounded heart
And we will fall both on the ground.
Lifeless.
Not knowing of it ever.

Michel Kisinis, photograph and poet
© Michel Kisinis

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2007-01-15

La belle écuyère

Soulevant ses cuisses légères, je pianotais sur son corps comme sur un clavier.
Joie bien éphémère ! Me reviennent quelques vers et le chaud souvenir de sa volupté.
Les touches s'émeuvent et me tourmentent, me rappelant des moments si passionnés.
Et la belle écuyère, à la blonde tignasse, revient, aux aurores, souvent me harceler
Dans d'intenses rêves que je retrouve au petit matin bien involontairement censurés.
Maudits rêves fugaces ! Maudite créature tenace, que je ne saurai jamais oublier.

© Michel Kisinis

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2006-12-24

Dessins bien doux !

   En revenant de la visite d'une exposition du Cabinet des Estampes, au Louvre, Marie m'avait invitée à venir voir ses nouveaux dessins chez elle, tout en buvant une tisane bio. Elle s'était mis à parler sans fin sur le prix exorbitant des fournitures, les pinceaux, les brosses, les cadres, les pigments, etc, sans même me montrer une seule de ses œuvres.
   Un peu lassé, je lui coupais brusquement la parole :
- Bon, ben, maintenant montres-moi tes seins !
   A peine avais-je prononcé ces mots, je me sentis rougir profondément.
- Euh, Marie, excuses-moi, ma langue a fourché. Je voulais dire "montres-moi tes dessins !". Je transpirais, très gêné.
   Marie s'était crispée et me fusillait du regard.
- Ah, Michel, tu peux te brosser pour les voir, mes seins !
- Il existe sûrement une brosse pour arriver à mes desseins, fis-je en lui prenant gentiment la main pour l'embrasser. Ce geste la calma et elle me laissa continuer.
- Quel libidineux poète !
- Petite fée, tu confonds luxure et passion !
- Oh ! Tu pourrais alors me brosser avec un joli costume de fée.
- Malheureusement, je ne sais pas du tout dessiné. Mais je peux habiller une jolie fée d'une broderie ouvragée de vers, de sentiments et de sensations.
   A ces mots, elle resta coite, subjuguée. Ma broderie commença alors inopinément.
Mes mains enflammèrent ses dentelles. Et je saisis tendrement ce qu'elle ne voulait point montrer.
Sa fine peau blanche était un beau parchemin sur lequel j'écrivais des vers muets et passionnés.
Quelques mots doux, et nos sentiments nous avaient emportés loin du rivage de nos conventions.
La petite fée suivait malicieusement l'envolée de mes rimes, exacerbant nos mutuelles sensations.

   Bien plus tard, au seuil de sa porte, elle me retint un instant.
- J'aimerais beaucoup que tu écrives un beau poème pour moi, Michel. Cela me ferait très plaisir.
- Tes petits seins blancs, de maintes façons je les honorerais.
   Elle gloussa et me roula un patin d'enfer. Je sentis à nouveau la douce chaleur de son corps contre moi.
- Michel, je t'appelerais dès que tu me l'aura envoyé par mel. N'oublie pas, hein ! Elle minaudait, aggrippée à mon bras.
- N'aie crainte, ma petite fée. Ton poème sera sur mon blog avant la soirée.
© Michel Kisinis

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2006-11-30

Soupirs

Combien de fois n'ai-je pas soupiré, face à des ennemis, seul ?
Debout, poings serrés et le cœur flambloyant, comme mon aïeul.
Demain, tous mes soupirs auront cessés, serein, sous mon linceul.
Mon amie, t'aurais-je inspiré autrement sans ce sacré orgueil ?


----
Sighs
How much time did not I sigh, in front of enemies, alone?
Up, tight fists and the blazing heart, as my grandfather.
Tomorrow, all my sighs will have stopped, serene, under my shroud.
My Lady, would I have inspired you otherwise without this damned pride?

© Michel Kisinis

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2006-05-10

Enseignement et passion

Le maître lui enseigna rigueur et technique.
L'élève lui offrit sa passion lubrique.
Longtemps après, il en fut nostalgique.

© Michel Kisinis

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2006-03-20

Pigment passionnel

Je baisais ses paupières opalescentes
Et son fard teintat mes lèvres frémissantes.
D'un geste, elle effaça le pigment.
D'un sourire, s'alluma un feu ardent.
Au plus profond des enfers où j'échouerais,
Ton doux souvenir jamais ne s'effacerais,
Contre vents soufrés, marées de feu,
Et mon âme tourmentée par ces dieux.

© Michel Kisinis

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2006-02-01

Quand te reverrai-je ?

Je revois tes yeux,
Etincelants comme mille étoiles,
Dans la nuit noire de mes pensées
Sombres tel un ciel sans astre.
Je sens mon cœur douloureux,
Car tu es loin, si loin de moi,
Pour que je puisse me réchauffer
L'âme tout auprès de toi.

Quand reverrai-je cet ange,
Sorti du pays des rêves,
Entré au pays des enfers,
Aux caresses si étranges,
Qu'elle me fit goûter,
De celles du cœur et de l'esprit,
Si rares en mon triste pays.

Reverrai-je tes cheveux d'ange,
Et tes larmes versées d'abondance ?
Lumière de ma nuit, mon errance
Prendra bientôt fin sans espoir,
Ayant trop vécu dans le désespoir,
Pleurant de ne point te revoir,
Sans avoir pu te retrouver,
Sans plus pouvoir t'enlacer,
Perdue au loin, à tout jamais.

© Michel Kisinis

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2005-11-23

Un paiement trop court

- "Vive et légère est ma voisine,
Telle une sauvage féline.
Un seul battement de cils et se déchaîne l'océan,
Emportant tout, et même le temps.
A chacune de nos rencontres mystérieuses,
Mon coeur chavire dans cette houle furieuse."

Il y eut un silence pesant après la lecture de mon nouveau poème. Surpris, je scrutais le regard de Miss pour comprendre ce qui lui avait déplut.

- C'est tout ?!!!, fit-elle, d'une moue dédaigneuse.
- Ben, oui ! J'étais ébahis.
- C'est un peu court pour un poème. Il n'y a pas le compte.
- Mais Miss, un poème est un poème. La longueur ne fait pas la qualité, tout comme dans nombre de domaines.
- Moi, je me donne sans compter et toi aujourd'hui, tu ne m'offres qu'un tout petit poème.
- Il n'a jamais été question d'une longueur précise de poème dans nos échanges. J'y mets tout mon coeur, c'est l'essentiel. Qu'importe le nombre de vers ou même de pieds !
- Cette fois-ci, je n'y trouve pas mon compte et tu ne prendra pas ton pied. Je ferais mieux de me vendre aux enchères sur Internet.
- Ah mais ma chère, c'est sa virginité qu'on vends sur Internet...
- Oh, goujat ! Je suis aussi vierge que toi tu es romantique. Et elle me matraquat rageusement avec un gros coussin.
Mes bras l'enveloppèrent et mes mains se remirent à l'œuvre, mes rires se mêlant à ses cris d'indignation et ses belles boucles noires volaient autour de moi.
- Miss, laisses-moi te charmer avec quelques belles rimes.
- Ôtes tes sales pattes de là ! Tu aura un gros calin quand tu me charmera avec un poème à la bonne mesure.
Elle réussit à s'échapper de mon étreinte tout au bout de son large canapé. Et finalement, je céda à son vif tempérament et son humeur chagrine, me laissant repousser jusqu'à la porte qu'elle claquat magistralement.
- Et c'est pas la peine de revenir avec deux ou trois vers !

Pendant que l'ascenseur redescendait doucement, je soupirais, un peu triste, en pensant à Miss, à ses lèvres ourlées, et aussi à son corsage charmant. Esclave d'un si cruel commerce, je n'avais aucun répit. Mais bientôt j'offrirai à ma muse une nouvelle poésie à sa gloire et à son magnifique talent.
© Michel Kisinis

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2005-10-30

Souvenirs divins d'une déesse

Aucune ivresse ne pourra effacer son souvenir qui embaumait des effluves de déesse.
Sous ma main tremblante d'émotion, palpitait un sein magnifique, gonflé de mes caresses.
Son voile de nectar s'ouvrait, me submergeant de musc, d'ambre et d'un feu intense.
Répandant le nard sur son corps, j'offrais de sensuelles libations à l'enchanteresse,
Enchaînée par de doux liens, je l'effleurais de bouquets de jasmin avec délicatesse.
De Véronique, bien douce à monter était la croupe. Et la joie en était immense.

© Michel Kisinis

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2005-10-04

Princesse ionienne en région parisienne

Las de démarches sans cesse répétées,
J'ouvris à regret une porte monotone.
J'appréhendais l'ennui de paroles usées.
Mais je te vis là, fière amazone,
Le regard sombre, la taille effilée,
Et tes belles boucles noir de jais.
A ton cou, une parure hellène brillait,
Te transformant par pure magie
Telle une belle princesse d'Ionie
Qui jadis faisait chavirer le coeur
Des marins revenus d'Asie Mineure.
Mon caïque traversa maintes fois l'Egée rebelle
Sans jamais rencontrer pareille merveille,
Ni mon coeur de subir une avarie telle.

© Michel Kisinis

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