Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2009-09-07

Cauchemar

Ni scène, ni galerie pour le pauvre poète maudit.
Seul un désert infini et une pitié qui meurtrit.

© Michel Kisinis

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2008-06-23

Poésie et téléphone portable

   Dimanche dernier, j'avais rendez-vous l'après-midi avec une amie pour une lecture de quelques-uns de mes poèmes. C'était devenu comme un rituel. Elle m'invitait de temps à autre pour lui lire ma poésie, tout en buvant du thé et m'offrait aussi une pâtisserie et un verre de liqueur anisé. Puis, nous nous faisons quelques câlins... Nous passions ainsi un très bon après-midi.
   Malheureusement, cet après-midi, j'attendis des heures sans que Anita ne daigne m'appeler comme convenu. Je finis par m'endormir... Lorsque je m'éveilla, l'après-midi s'était écoulé dans l'obscurité d'un sommeil sans rêves, sans poésies, ni câlins. J'étais déprimé. Je sortis alors boire un café, puis parti pour un rendez-vous important.
   A ce moment-là, mon téléphone portable ne cessa de sonner. C'était Anita qui appelait. Comme j'étais très irrité, je ne répondis pas et continua mon chemin. J'avais rendez-vous au Marché de la Poésie avec une femme de lettres, responsable d'une maison d'édition, et je ne voulais pas le rater ce rendez-vous. Ce n'est pas parce que l'on est poète que l'on ne doit pas être ponctuel, d'autant plus que, la veille, j'étais déjà aller au Marché pour voir la belle dame, mais elle était occupée et j'étais parti déçu. Le soir, elle m'avait écrit pour me proposer de revenir ce dimanche.
   Arrivé sur place, je me faufilais à travers toute une foule dense de poètes et de lecteurs. Au stand de sa maison d'édition, la dame était assise, occupée avec son portable. C'était une belle brune, avec de longs cheveux et une bouche sensuelle. Et un geste aussi trivial que celui de tenir dans sa main un téléphone cellulaire n'amoindrissait point son charme.
   Dès qu'elle eû terminée sa conversation téléphonique, je m'approchais pour la saluer. Sans lâcher une seconde son téléphone, la dame me rendit brièvement mon salut et... téléphona à nouveau. Cela devait être pathologique chez elle, elle ne pouvait pas s'empêcher de téléphoner. Je n'avais même pas eu le temps de lui dire un autre mot que "bonjour". Elle m'ignora complètement.
   Je restais là pendant un instant, interdit. Puis, je me repris et je partis du stand pour aller acheter dans un autre stand deux disques de Marc Robine. Ce geste me permit d'oublier un peu la vexation et le dépit que j'avais ressenti avec cette dame. Et je rentrais chez moi le cœur lourd. C'était pas mon jour, ni celui de la poésie !
   La preuve en est faite : le portable nuit gravement à la poésie.

© Michel Kisinis

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2008-05-15

Voluptueuse Astarté

Ma chère Muse,
Le moindre de vos messages est un baume salvateur.
Mes baisers pourront-ils un jour entrouvrir votre coeur ?
Ils sont pourtant assez brûlants pour l'enflammer.
Mes vers ne percent-ils pas votre tendre carapace ?
Ils sont pourtant assez troublants pour l'entamer.
Vos sourires m'émeuvent et vos caresses me feront défaillir.
Vous hantez mes nuits et j'imagine vos mains me retenir.
Captif de votre volupté et de mes plus fous désirs,
Mes bras vous étreindront à n'en plus finir.

© Michel Kisinis

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2008-02-02

Ma princesse bédouine

Mes songes vont à une princesse bédouine.
J'aimerais être le vampire de ses rêves.
Mes baisers couvrent sa douce poitrine.
Je mords son cou fiévreusement
Et l'étreins follement sans trêves.
Mais je m'éveille alors tremblant,
Seul, et le souvenir de cette mutine
Hante mes journées sans agréments.
Cette nuit, j'allumerais mon brûle-encens.
Et attirée par les senteurs d'Orient,
Viendra ma belle princesse bédouine,
Enivrée des vapeurs de musc et d'ambre.
Ma dulcinée se pâmera dans ma chambre
Et succombera à la myrrhe de son amant.

© Michel Kisinis

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2007-09-01

Oublie-moi

Les mélopées de Placebo bercent ma rêverie.
Quand reverrais-je ses lèvres vives et sa voix
Qui chante doucement à mon âme meurtrie ?
Sa main étreint mon bras et j'en frémis.
Ses yeux clairs scrutent mon émoi.
Et tout en restant de marbre, je lis
Toute la tristesse en son bel esprit.
Et un lancinant "Protège-moi"
Répète la chanson qui jamais ne finit.
Mon dieu, quand viendra l'éternel oubli ?
Survient un singulier instant, douce amie,
Et un écho murmure sans fin "Oublie-moi".

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Forget Me

The music of Placebo rock my musing.
When would I see again the lively lips and the voice
Which sings slowly to my bruised soul?
The hand embraces my arm and I shiver with it.
The clear eyes scrutinize my emotion.
And quite in marble remainder, I read
All the sadness in its beautiful spirit.
And a stabbing "Protect Me"
Repeats the song which never finishes.
My god, when will come eternal neglect?
Arises a peculiar moment, sweet friend,
And an echo murmurs unlimited "Forget Me".

© Michel Kisinis

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2007-04-23

Le sommeil du chat

Michel Kisinis, photographe et poéte

Mon chat rêve, secoué de soubresauts,
A la folle poursuite de mille souriceaux.
Ses pattes tressaillent à chacun de ses sauts,
Toutes griffes dehors, entrechoquant ses crocs,
Aris, tendant son corps, happe un morceau.
A son réveil, il bâillera bien haut
Et l'attendront bonnes croquettes dans son pot.
---

The sleep of the cat

My cat dreams, shaken by tremors
At the mad pursuit of a thousand small mice.
His paws twitch with each of his jumps,
Claws drawn, teeth chattering,
Aris, stretching his body snatches a piece.
Upon waking, he gives a big yawn
And waiting for him are yummy morsels in his bowl.

© Michel Kisinis

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2007-01-15

La belle écuyère

Soulevant ses cuisses légères, je pianotais sur son corps comme sur un clavier.
Joie bien éphémère ! Me reviennent quelques vers et le chaud souvenir de sa volupté.
Les touches s'émeuvent et me tourmentent, me rappelant des moments si passionnés.
Et la belle écuyère, à la blonde tignasse, revient, aux aurores, souvent me harceler
Dans d'intenses rêves que je retrouve au petit matin bien involontairement censurés.
Maudits rêves fugaces ! Maudite créature tenace, que je ne saurai jamais oublier.

© Michel Kisinis

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2006-07-13

Triste magicienne (suite)

Je suis content de faire des émules.
De concert et gaiement, nous pouvons tous rimer.
C'est bien au delà des apparences qu'il faut regarder.
La magicienne hante mes rêves avec de la mandragore,
Ni éther, ni feu, et encore moins de l'hellébore.
Je l'imagine telle une campanule,
Assoupie dans son alcôve, flottant au gré
Du souffle de ses songes les plus secrets.
Le poète sortira de son antre illuminé,
De sa belle enjôleuse le cœur imprégné.
Mais il n'est pas encore occis
Pour voir partir son âme au paradis.
Un jour, viendra-il au petit matin,
Peut-être, pour un petit câlin.

© Michel Kisinis

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2006-07-08

Triste magicienne de l'éther

A travers les liens de l'éther,
J'ai suivi de loin en loin
Ton avatar de douce sorcière,
Beauté pleine de mystère,
Rêvant de tes mots si câlins,
Et d'une relation délétère.

Chère petite fée au regard malheureux,
Tes formules magiques n'y changeront rien.
Au petit matin, tu prendras ton train de banlieue,
Comme tout un chacun, direction le chagrin.

Ecris-moi encore avec passion,
Avec la magie de ton émotion,
Oubliant un instant seulement
La tristesse de ton isolement.

© Michel Kisinis

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2006-07-02

Odyssée onirique au paradis

Michel Kisinis, photographe et poete

   Cette nuit, mon odyssée onirique m'a conduit encore une fois auprès de toi, sur la terre ensanglantée de nos ancêtres. Je m'éveillai après, tout en nage, me laissant si malheureux.
   Nous marchions sur la plage, main dans la main. Les vagues venaient mourir à nos pieds. Ce fut peut-être la nuit, mais tu rayonnais et je ne voyais que toi.
   M'arrêtant soudain, je me baissai et ramassa un grain de sable collé sous l'un de tes pieds.
- Regarde, Despinis, fis-je en te le montrant. Tu me regarda, souriant avec ton petit air espiègle.
- Regarde ce grain de sable. Il est semblable à mon cœur. Il en existe des milliards, mais c'est celui-là que tu as piétiné. Tes yeux l'illuminent. Il est plus dur que l'érain, mais il fond à la chaleur vive. Et il peut aussi éclater par un mauvais coup.
   De grosses larmes chaudes coulaient sur nos mains réunies. Les tiennes, ou bien les miennes ? Je ne saurais dire.
- Despinis, conserves précieusement ce grain de sable... Je te reconnaîtrais ainsi quand nous nous retrouverons en enfer...
© Michel Kisinis

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2006-06-02

Mea maxima culpa !

Maudis-moi à chacune de tes larmes.
Damné, je suis sur cette terre.
Libre, je serais dans l'autre monde.

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My very big fault!
Cursed me in each of your tears.
Damned, I am on this earth.
Free, I would be in the other world.
© Michel Kisinis

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