Kisinis Web Art, le site des Arts et des Artistes

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2009-11-19

Rêverie en stage de droit d'auteur

   Sa longue chevelure aux reflets dorés ondulait gracieusement, encadrant un doux visage serein. Ses longs cils noirs semblaient battre au rythme de ses doigts fins qui tapotaient sur son clavier d'albâtre. Ses yeux bleu azur fixaient son écran, la mine concentrée. Et son profil hellénique, doucement éclairé par la lueur bleutée de son ordinateur portable, offrait un charmant spectacle.    Consciencieusement, elle notait règles et usages énoncés par la juriste. Et sur un fond sonore composé d'articles de lois et de jurisprudence, le poète se mit à rêver de muses dansant au beau milieu d'une prairie fleurie de l'Olympe sacré. Lyres, flûtes et tambourins résonnant à travers la vallée et les bois enchantés, où s'entremêlaient chants gracieux, cris voluptueux et rires joyeux. Des senteurs de jasmin, de thym, de romarin et de fenouil s'ajoutaient à la sublime myrrhe des déesses.
   “Le droit moral de l'auteur supplante les droits patrimoniaux”, s'exclama la juriste.
   Et les mots d'Horace me revinrent en mémoire : “Carpe diem, quam minimum credula postero”.
Outé mera, outé nikta, zoi exhassa.
   Plus tard, une artiste participant au stage, s'extasiant devant ma dextérité sur le clavier de mon portable, me demanda de lui donner mes notes. Je lui répondis franchement que je n'avais pris que très peu de notes, connaissant déjà bien le droit d'auteur, et que j'avais surtout écris un poème en prose. Cela fit rire tout le monde.
© Michel Kisinis

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2009-08-27

Elixir d'amour et noires banderilles

   J'avais versé un doux élixir dans sa bouche et ses appels enflammés ravissaient mon cœur épanoui. Dans ses oreilles, j'en versais aussi quelques gouttes et elle frémissait de plaisir en écoutant les vers que m'inspiraient son amour. Dans son troublant regard illuminé par mes paroles les plus tendres, je vis une passion sans fond et je l'étreignais avec encore plus d'ardeur.
   Mais, à présent, le silence me clout sur place, tel un papillon perdu dans une cité obscure et sans vie, une banderille noire plantée au plus profond de mon cœur. Elle m'a fait oublier un instant toutes les autres qui se sont ajoutées au fil du temps, plantées là souvent avec un certain sourire.
   Dans une fuite éperdue, aveuglé par la souffrance, le papillon finira par périr dans la poussière d'une ruelle déserte, mis en pièce, dépeçé par les mâchoires implacables d'une multitude de laborieuses fourmis. Ses poèmes s'évanouiront alors dans l'immensité de la nuit, perdus à jamais.

© Michel Kisinis

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2009-06-25

L'horloge maudite

A chacun son heure !
   Il y a des années, bien avant Internet, j'avais reçu en cadeau une grosse horloge murale en plastique avec un achat par correspondance. Elle était rutilante avec une belle imitation de placage de loupe de noyer, mais elle convenait à un bureau, plutôt qu'à l'antre d'un poète. Je ne savais pas quoi en faire, mais un jour, vint une magnifique occasion de m'en débarrasser : un ami m'avait invité à son anniversaire. Ayant soigneusement emballé ma belle horloge dans du papier journal, j'allais le cœur joyeux à ce dîner.
   Malheureusement pour moi, cet ami avait eu l'idée saugrenue d'inviter aussi une bonne dizaine de ses amis les plus religieux. Et toute la soirée fut consacrée à la religion. Je ne comprenais pas pourquoi cet ami m'avait convié à une telle réunion, sachant très bien que je n'étais pas croyant. Pendant des heures, ils débattirent de la sagesse du dieu, de son omnipotence, de sa miséricorde, etc, etc, etc, et j'en passe des meilleures. Peut-être avait-il eût un pressentiment divin et qu'il était persuadé de me convertir de cette manière. Alors, il aurait gagné des points lors de son passage au paradis. Je l'imagine se présentant à Dieu qui lui demande ce qu'il a fait comme bonnes actions durant sa vie. Et lui de répondre : "J'ai converti Michel Kisinis !". Le Créateur sursaute alors brusquement : "C'est toi qui a converti Michel Kisinis !!! Et bien, mon fils, tu aura droit pour toute l'éternité à un harem complet de cinquante vierges blondes"...
   Mais cette conversion tiendrait plutôt du miracle... qui n'est pas prêt de se produire ! Moi qui a plutôt l'habitude d'être cassant lorsqu'on me raconte des histoires idiotes, n'hésitant pas à me confronter avec plusieurs personnes en même temps, là, je restais silencieux, respectueux de mon hôte qui m'avait invité en toute inconscience avec toute cette tripotée de types qui n'avaient que le mot "Dieu" à la bouche. Parmi tous ces expatriés, je ne voyais aucune trace du bienfait de la miséricorde de Dieu. Au delà de tous leurs discours enthousiastes, je ne voyais que la pauvreté généralisée. En fait, ce fut peut-être la seule chose qui nous unissait dans cette soirée, sans qu'aucun d'entre eux n'en ait eu conscience à ce moment-là. Et cela valait bien mon respect.
   A l'heure de nous quitter, j'emmenais mon cadeau que j'avais posé à côté de moi, estimant que mon ami ne l'avait pas mérité en m'invitant à une aussi pénible soirée. Et je rentrais chez moi, bien peiné d'avoir eu à supporter un tel calvaire et de ramener en plus cette foutue horloge.


Un parfum d'incompréhension
   Je ne me suis jamais résolu à jeter cette encombrante horloge. Alors, je l'ai conservée encore des années, lorsqu'un jour, récemment, une amie m'invita à son anniversaire. J'eus alors la brillante idée de ressortir mon horloge qui était toujours soigneusement emballé de papier journal, là où je l'avais posé en rentrant de cette soirée si lointaine. Je voulais lui faire une blague, lui offrant d'abord cette horloge par jeu, pour ensuite lui faire le présent d'un parfum que j'avais fabriqué moi-même en utilisant des essences rares. Le savant et subtil mélange que j'avais concocté était très sensuel, avec des senteurs florales et boisées uniques. Ce parfum sublime était véritablement l'appel à la volupté d'une fleur épanouie qui s'offre délicatement. Samira et moi partagions un fort goût pour les parfums et les encens, et je voulais lui faire ainsi une très belle surprise. Je trouvais mon idée vraiment géniale, certain que mon amie ne pourrait résister à un tel cadeau.
   Au moment d'offrir les cadeaux, tout le monde se rassembla autour d'elle, et les plus généreux, les moins nombreux, offrirent leur cadeau à notre belle hôte. Lorsque vint mon tour, je lui tendis mon paquet. Elle rigolait déjà en défaisant l'emballage fait de feuilles du "Monde". Et lorsqu'elle découvrit l'horloge, elle éclata de rire et montra l'objet à tous : "Vous avez vu ce que m'a offert Michel ?!!!". Tout le monde riait... Je n'avais pas prévu cela... Personne ne compris que c'était une blague. Très gêné, je ne savais plus quoi dire. Je finis par lui dire que j'avais hésité entre une horloge et un parfum. Elle me fusilla alors du regard et me dit : "S'il te plaît, Michel, ne m'offre jamais du parfum de chez Tati !".
   J'étais mortifié. J'avais l'impression qu'elle m'avait transpercée le cœur avec une perceuse électrique. J'aurai pu lui répondre "Tu n'es qu'une pauvre pétasse !", mais ce n'est pas du tout mon genre. Je lui répondis simplement que je n'achetais jamais rien chez Tati. Et je sentis le flacon de parfum dans ma poche. Il semblait avoir changer de densité et de volume, comme si une dizaine d'horloges murales s'étaient soudainement téléportées dans ma poche. Le parfum y resta, malgré l'inconfort éprouvé, et j'allais m'assoire silencieusement dans un coin, au beau milieu d'une fête dont je me sentais si totalement étranger.
   A la fin de cette triste soirée que j'avais copieusement arrosé d'eau du robinet, je rentrais chez moi abattu, enfin débarrassé de mon horloge, mais lourd d'un flacon de parfum sans prix, humilié et incompris.

© Michel Kisinis

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2009-05-25

Petits boutons de mimosa

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete
Une gente dame, tourmentée par l'émoi, m'adressa délicatement
Un petit bouquet de mimosa, tendre expression de ses sentiments.
Humant les odorants petits boutons, tels des astres éclatants,
Me revint le doux souvenir du sien qui m'offrait son miel en vibrant.

Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete Michel Kisinis, photographe et poete

© Michel Kisinis

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2009-02-28

Nostalgie d'un papillon

Michel Kisinis, photographe et poete


La dentelle du rideau me rappelle celle de sa belle lingerie merveilleusement pleine de ses douces rondeurs.
Mes tendres baisers et mes morsures au travers du tissu si léger exacerbaient tant sa voluptueuse splendeur,
Et mes petites mains étreignaient sensuellement son corps offert, lui transmettant une douce chaleur.
Mes dents pinçaient sa chair tendrement, lui arrachant des cris de plaisir intense et de vive douleur.
Mes lèvres sillonnaient, telles un ouragan, sa peau en provoquant une formidable tempête de douceurs.
Mes doux murmures répondaient à ses appels enflammés, ravivant ainsi sans fin notre sublime ardeur.
Mon pauvre cœur, épris et fragile, ému et endolori, entend encore de son amour les torrides clameurs.
Le papillon bleu est accroché là, comme suspendu au rythme des battements échevelés de mon cœur.
Nostalgie douloureuse d'une belle rencontre amoureuse et de si magnifiques moments de bonheur.


© Michel Kisinis

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2009-01-10

Somptueuse écharpe d'amour

parfum

Ma voluptueuse muse a drapée mon cœur
D'une somptueuse écharpe noire, embaumant
Une capiteuse senteur d'odorantes fleurs.
L'alpaga réchauffe ainsi son tendre amant,
Dont les si douces mains calorifères
Enflamment si profondément sa chair.
Demain, j'en lierais ainsi ses poignets
Et j'abuserai d'elle à volonté,
Bouleversant son cœur tout autant
Que le mien, et de joie, frémissants.

© Michel Kisinis

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2008-11-09

Un joli ruban de soie bleue

Je suis un doux élixir qui t'enivre d'amour.
J'en étanche ta soif avec tant de passion.
Je soulage et j'enflamme ton corps de mes douces caresses.
Je soigne tendrement tes pieds et tu m'accueilles en toi avec volupté,
Et tu en oublies toutes tes anciennes blessures.
J'ai noué autour de ta belle âme et de ton coeur meurtri un joli ruban de soie bleue.
Tu ne pourra le dénouer, ni jamais l'oublier.
Ma tendre amie, j'aimerai encore te chambouler amoureusement.

© Michel Kisinis

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2008-11-03

Fleurs de bruyère

De la bruyère, les petits boutons roses
Illuminent sur mon balcon l'hivernale grisaille,
Me rappellant le vif éclat de tes yeux clairs,
Lorsqu'un tel émoi t'emporte entre mes bras.
Au prochain été, à mon tour, je t'offrirais,
De mon grenadier, la première fleur.
Puis, délicatement, en ton voluptueux corset,
Je glisserais quelques boutons de mon jasmin
Pour rendre plus enivrantes sa fine dentelle
Et les si belles rondeurs qu'elle recouvre.

Le souvenir de ma barbe embaumant le musc
Te poursuit à travers la ville enfumée, errante,
Et cherchant en vain ce parfum qui te hante.
Mais nul autre pareil à ton doux amant...
Et, les yeux embués, tu soupires en rêvant.

© Michel Kisinis

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2008-09-22

La beauté de mon amour

L'amour te couvre d'or, te rendant belle pour ton doux poète.
Il m'offre ton vrai visage, celui d'une femme si sensible
Que je ne cesse d'y penser, de l'aube au crépuscule.
Lorsque tu poses tes lèvres sur ma peau brûlante,
Mon cœur bouillant chavire et le bonheur m'étreint.
Nos âmes torturées vibrent à l'unisson, mais pleurent
Sur notre triste destin, amants éperdus et malheureux.

© Michel Kisinis

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2008-09-05

Un joli petit papillon bleu

Alors que la tristesse avait envahit mon âme,
Un joli petit papillon se posa sur mon épaule.
Je m'accrochais à ses ailes pour mieux l'étreindre
Et nous fîmes un merveilleux voyage ainsi unis.
Ses petites écailles bleues teintèrent ma peau
Qui bouillait du feu intense de mon cœur épanoui.
Ses têtins d'amour mordus en garde le sceau.
Sa chair vibrait de tous mes doux assauts,
Gémissant et se tordant à chacun d'eux.
De ses fines ailes les doux battements exquis
M'enivrèrent, nous emportant au paradis,
Mes mains rivées à ses seins si délicieux.

© Michel Kisinis

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2008-07-28

Mon lézard, mon chat et toi

Le petit lezard de Michel Kisinis

Elle avait accrochée deux fins bracelets noirs à mon petit lézard.
Je l'avais harponné de tout mon amour, avec mes plus doux égards.
Et mon chat la fuyait, bien méfiant, et cela jusqu'à son départ.

© Michel Kisinis
Aris, le chat de Michel Kisinis

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2008-07-15

Fleurs d'amour

Aujourd'hui,
J'ai reçu de belles roses de mon amie.
Quel cadeau magnifique et exquis !
Je pense à sa chair que j'ai meurtri
Et j'en jouis.

© Michel Kisinis

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2008-06-03

Quelques souvenirs de Marie

Mes paumes si sensibles se souviennent des courbes de ton corps offert à mes caresses.
Et mes doigts si câlins sont nostalgiques de la douceur du ventre de ma maîtresse.
Ma peau brûlante de passion garde de ta peau satinée un souvenir bouleversant.
Mes dents se serrent en pensant à leurs morsures dans ta chair qui en tremblait.
Mes oreilles résonnent encore de tes doux murmures et de tes vifs gémissements.
Mes yeux revoient ton visage éclairé par les vagues de plaisir que je te donnais,
Et l'éclat doré de tes yeux kaki quand tu me regardais avec tant d'amour,
Après tous ces jeux qui te menaient à l'extase avec ton si doux amant.

© Michel Kisinis

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2008-05-15

Voluptueuse Astarté

Ma chère Muse,
Le moindre de vos messages est un baume salvateur.
Mes baisers pourront-ils un jour entrouvrir votre coeur ?
Ils sont pourtant assez brûlants pour l'enflammer.
Mes vers ne percent-ils pas votre tendre carapace ?
Ils sont pourtant assez troublants pour l'entamer.
Vos sourires m'émeuvent et vos caresses me feront défaillir.
Vous hantez mes nuits et j'imagine vos mains me retenir.
Captif de votre volupté et de mes plus fous désirs,
Mes bras vous étreindront à n'en plus finir.

© Michel Kisinis

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2008-05-07

Mes baisers tendres

Ma douce enchanteresse,
Mes baisers tendres sur ton con offert à toutes mes fantaisies.
Tes cris bouleversent mon coeur,
Tes morsures excitent mon désir,
Tes griffures exacerbent mon envie,
Et ton amour me fait perdre l'esprit.

© Michel Kisinis

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2008-04-18

Dentelles en fumée

Dites-moi si vous avez de beaux dessous en dentelle
Pour vous rendre encore plus désirable et plus belle.
J'aimerais tant vous faire douce violence
Et jouir de votre si tendre présence.

Sous mes baisers enflammés, vos dentelles voleront en fumée.
De ma passion et de mon vis, votre corps sera à la merci.
Vos lèvres, je mordrais, et votre peau, je lécherais.
Vos douces mains liées par des rubans de soie exquis,
Lascive et provocante, vous m'offrirez
Votre corps si sensuel pour me combler.
Somptueuse maîtresse, tendre martyr,
Sans autre limite que notre plaisir,
Nous nous aimerons jusqu'à en être épuisé.

Ma douce amie, ma douce maîtresse,
Jamais je ne serai assouvi de ta tendresse.

© Michel Kisinis

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2008-03-31

Le thé à deux

   Marie m'avait conseillée de lire "les petits oiseaux" d'Anaïs Nin. C'était vraiment très excitant comme lecture... Ma lectrice m'écrivit ensuite qu'elle voulait avoir un "thé à deux" pour pouvoir lire ce livre avec moi ! chez moi : chacun à notre tour, nous lirions une page, tout en buvant du thé à la menthe, entourés de volutes d'encens, de jasmin, de benjoin et de musc, avec en fond musical la voix de Georges Dalaras. Elle remonterait ses jupons rouges et violets, et mon chat Aris ronronnerait sous la caresse de ses doigts... Après une longue hésitation... d'une fraction de seconde, j'acceptais sa proposition.
   Quant elle vint enfin me voir avec son livre, quelques jours plus tard, je préparais fébrilement le thé et mis du benjoin, du musc et de l'ambre doré dans mon brûle-encens. Un nuage de fumée au parfum entêtant envahit le salon et je lui dis en souriant :
– Ah, petite friponne ! Maintenant, nous allons boire ce thé brûlant avec du miel grec, de la cannelle et de la muscade.
   J'y ajoutais aussi un peu de noix de tonka au goût exotique si vanillé. Ses sens allèrent alors être exacerbé par toutes ces épices, fin prête à la volupté.
   Marie était radieuse. Elle s'était installée confortablement sur le canapé et avait enlevé ses petits escarpins noirs. Elle me regardait préparer tout ce rituel avec un tendre sourire. Nous bûmes tranquillement notre thé tout en nous dévorant des yeux, n'osant pas encore nous toucher. Puis, elle commença à lire son livre et l'excitation s'amplifia très rapidement. Et je commençais à œuvrer sensuellement à ses côtés... tous deux enivrés par les effluves de l'encens et de l'amour. Je parfumais sa tendre nuque de santal blanc avant de la mordre amoureusement. Mais je la mis en garde de ne point laisser son émoi interrompre sa suggestive lecture, malgré toutes mes douces tortures, sous peine de gages de luxure.
   Relevant peu à peu ses légers jupons fleurant bon le jasmin, mes baisers l'enflammèrent. Et c'est elle qui ronronna sous la caresse de mes doigts pénétrant doucement son tendre sillon. Sa belle culotte de satin glissa lentement le long de ses cuisses, frémissantes sous de plaisantes morsures. Et son livre tomba à ses pieds, sur sa culotte mouillée.
   Nous bûmes dans une même coupe du vin de Samos, additionné de miel et de myrrhe. Et une divine ivresse nous emporta très loin.
   Marie me livra alors sans combat ses doux et chauds atours. J'y répandais de l'huile d'argan afin de la masser avec amour. Je les pinçais malicieusement, prenant grand plaisir à les voir gonfler et durcir entre mes mains joueuses, aidées de langoureux et humides suçons. Je dégustais goulûment ce mets de choix où s'étaient mélangés le goût de ses mamelons et celui des noisettes grillées de l'argan. Les yeux mi-clos, Marie gémissait doucement tout en se caressant gentiment la fente.
   Puis, je fis couler un long filet de miel chaud sur son ventre en feu, que je léchais avec avidité pour mieux le livrer à sa langue gourmande. Nos langues se lièrent ainsi avec passion, s'échangeant avec frénésie nos joies et nos saveurs.
   Son émoi la fit chanter une ode d'amour enflammé et, sur l'air mélancolique d'un rebetiko, l'agrippant par les hanches, je la retournais pour enfin la prendre avec encore plus d'ardeur. Ses gémissements accompagnèrent mes halètements et elle s'offrit plus encore à ma terrible étreinte. D'une main caressant son sein rond, et de l'autre son merveilleux bouton, je la pénétrais au plus profond. Ses cris se mêlèrent à mes râles, et nous jouîmes ensemble dans un fort mouvement, rythmé d'intenses spasmes qui nous laissèrent épuisés et heureux.
   Finalement, nous avions bien vite oublié son livre pour écrire le nôtre.

© Michel Kisinis

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2008-03-27

Un si grand besoin d'amour

D'amour, j'avais si grand besoin,
Et du sien, elle me fit don entier.
Sa main guida la mienne avec soin,
Et l'extase la transfigura en fée,
Lui redonnant jeunesse et vitalité,
Sous le feu de mes tendres baisers
Et de nos mains unies dans la volupté.
Lovée tout contre moi, elle s'abandonnait
Avec de doux murmures, si passionnés.
Et de toutes mes forces, je l'aimai.

© Michel Kisinis

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2008-03-16

Docteur Kisinis

   Ma chère et douce Flora,
   Je vais être franc avec vous. Vous avez besoin d'un bon régime !
   Oui, vous avez besoin d'un régime complet d'Amour !
   Il doit être composé des éléments suivants :
– de sentiments passionnés,
– de tendres baisers,
– de charmantes caresses,
– de doux regards,
– de petites morsures,
– d'affection sincère,
– de larmes de joie,
– de massages torrides,
– de mots câlins,
– d'extase sans fin,
– de chaleur intense,
– et, sans oublier, de poésie amoureuse.
   Ma prescription est sans limitation de durée, à prendre à doses massives. Ne pas hésiter à dépasser les limites convenues.
   La liste n'est pas exhaustive.
   Je peux vous délivrer l'intégralité de cette ordonnance quand vous le désirerez, à domicile.
   Cette thérapie n'induit aucun effet secondaire, si ce n'est l'Amour le plus total.
   Mon service amoureux est gracieux et sans frais, fonctionnant sur la base d'une réciprocité complète et entière.
   A votre service !
      Votre dévoué et tant épris,
      Michel Kisinis
      Diplômé de l'Ecole de Médecine douce d'Aphrodite

© Michel Kisinis

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2008-02-17

Passion et noisettes

L'amour rend bête, dit-on. Moi, la passion me rend meilleur, elle m'apaise et exacerbe mon empathie.
   Alors que je commençais à lui caresser tendrement le bras, Ilissa ne réagit pas. Elle jouait à merveille son rôle de statue de marbre. Elle me parlait calmement, mais l'émotion submergeait ses sens, sa voix avait changée. La douce caresse de mes doigts sur sa peau fine continuait, et je sentais bien que mon geste la bouleversait, mais elle n'en laissait rien paraître, du moins le croyait-elle... J'aurais voulu la prendre dans mes bras, mais nous n'étions pas seuls à cette soirée. Mon amour marmoréen avait intelligemment organisé ce dîner de façon à ce que je ne puisse pas lui sauter dessus... De toute façon, je n'aurai jamais fait cela... Je le jure !!!
   Entourés d'amis, nous étions côte à côte, nous touchant très tendrement et très discrètement, comme des adolescents. Ma frustration était à son comble, et, malgré tout, ces petits gestes de tendresse me ravissaient. Nous nous regardions avec amour et son cœur devait battre aussi fort que le mien, alors qu'elle s'efforçait de conserver une attitude désinvolte, empreinte d'une grâce toute naturelle.
   Ilissa faisait systématiquement semblant de ne pas s'intéresser à moi, alors qu'elle n'avait de cesse de m'épier sur Facebook et de lire sur mon blog les poèmes enflammés que j'écrivais pour elle. Elle faisait comme si elle ne les avait pas lu... Alors, qu'en fait, mes vers avaient dû la transpercer de part en part, tel un destroyer atteint par un missile Exocet. La soute à munitions avait alors explosée, répandant un feu intense... Et ma magnifique Ilissa serrait des dents... presque impassible.
   A l'heure du départ, elle me demanda :
– Michel, pourquoi m'as-tu offert ce paquet de noisettes ? Elle était fort intriguée par mon curieux cadeau. En plus, il faut casser les coques pour les manger. C'est pas pratique !
– J'aimerai que tu me casses les noisettes, Ilissa.
   Elle éclata de rire, surprise de cette réponse inattendue.
– Ah bon, je ne te les casse pas assez ! s'exclama-t-elle, incrédule.
– Non, pas assez...
   Dans l'ascenseur, je la coinçais dans le fond de la cabine, appuyant mon corps contre le sien et je lui pris la main tendrement. Elle ne broncha pas. Je l'aurai bien prise dans l'ascenseur, comme une bête, mais il y avait toujours ce foutu ami avec nous. Alors, nous nous quittâmes tristement dans la nuit, une nuit glaciale où, après, des rêves intenses me tourmentèrent sans fin. Des rêves où une statue sensuelle et chaude venait abuser de moi...
© Michel Kisinis

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2008-02-02

Ma princesse bédouine

Mes songes vont à une princesse bédouine.
J'aimerais être le vampire de ses rêves.
Mes baisers couvrent sa douce poitrine.
Je mords son cou fiévreusement
Et l'étreins follement sans trêves.
Mais je m'éveille alors tremblant,
Seul, et le souvenir de cette mutine
Hante mes journées sans agréments.
Cette nuit, j'allumerais mon brûle-encens.
Et attirée par les senteurs d'Orient,
Viendra ma belle princesse bédouine,
Enivrée des vapeurs de musc et d'ambre.
Ma dulcinée se pâmera dans ma chambre
Et succombera à la myrrhe de son amant.

© Michel Kisinis

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2007-03-28

Exposition Praxitèle au Louvre

   J'ai eu le plaisir d'assister à l'inauguration de l'exposition Praxitèle au Louvre le 21 mars. Quel émerveillement devant tant de sculptures magnifiques ! Que de drapés somptueux révélant des formes sensuelles ! Déesses ou courtisanes, les cheveux entourés de rubans, le chignon noué, des boucles torsadées tombant sur des épaules dénudées... Des effluves imaginaires de benjoin et de myrrhe troublèrent mes sens et j'en vis une tenant une aryballe d'un geste précieux et appliquant délicatement sa spatule sur sa poitrine nue...

L'original et ses copies
   Des œuvres originales de Praxitèle, sculpteur grec du IVe siècle avant J.-C., ne subsistent qu'une tête et quelques fragments. Mais elles furent beaucoup copiées, dès l'Antiquité, et cette exposition nous présente les plus belles copies, nous donnant un aperçu de l'excellence de ce sculpteur. Et fait remarquable, plusieurs pays européens, dont la Grèce, ont prêté des œuvres pour cette exposition.
   L'intérêt d'exposer des variantes datant de différentes périodes est de pouvoir comparer les styles propres à chacune. Ainsi, on remarquera pertinemment les détails du visage, de la coiffure, du drapé, et même de la forme du corps féminin, pour chacune des périodes antiques : grecque, hellénistique et romaine, pourtant très proches. Il y a aussi quelques sculptures modernes qui "divergent" complètement du modèle antique. L'exemple parfait en est Phryné, modèle de Praxitèle et courtisane, dont on voit ici des sculptures de différentes époques, toutes pleines de sensualité et d'érotisme. Ma préférence va évidemment à la période grecque, ainsi qu'à certaines versions modernes.
   On pourra aussi comparer la beauté du marbre. Les sculptures romaines étaient généralement réalisées en marbre de Carrare. Les sculptures grecques et hellénistiques sont faites de marbres provenant surtout de l'Attique, de Paros ou de Rhodes. Le marbre de Paros étincelait sous les projecteurs, malgré l'âge et la patine des œuvres, grâce à ses magnifiques paillettes. J'eus vraiment très envie de toucher ce marbre et d'en ressentir le froid et le grain, me remémorant d'anciennes sensations. Et l'on se prend à rêver de la beauté des originaux de Praxitèle. Henri Lechat écrivit à ce propos : "Ces beautés, nous ne pouvons que les entrevoir à travers la banalité de copies romaines. Comme elles devaient éclater dans le marbre original, caressé par le plus savant ciseau !". Et "c'est parce que Praxitèle était impérieusement attiré vers des formes souples et moelleuses, vers des contours délicats et tendres, qu'il eut pour matière de prédilection le marbre de Paros, dont la blondeur transparente et la douce chaleur donnent lumière et vie aux plus furtives délicatesses du modelé" (1).

Fanatiques destructeurs d'art
   On notera aussi de nombreuses œuvres martelées par le fanatisme chrétien. Les traits de la tête colossale Despinis (IVe s. av. J.-C.) sont fracassés. Une autre tête féminine du Ier s. apr. J.-C. est tout autant mutilée, mais là le barbare a creusé au burin une grande croix au beau milieu du visage. D'une Aphrodite détruite, ne subsiste que le torse qui a été marqué d'une petite croix. Combien de chefs-d'œuvre a-t-on perdu ainsi par la barbarie et l'obscurantisme de fanatiques religieux qui ont ravagés la Grèce et toute l'Europe pendant des siècles ?
   Les papes romains ne firent cesser l'utilisation des marbres antiques pour faire de la chaux qu'après les protestations en 1518 de Raphaël, alors super-intendant des Beaux-Arts à Rome : "Pourquoi nous plaindre des Goths et des Vandales, quand ceux qui auraient dû protéger en pères et en tuteurs les pauvres restes de la Rome antique ont depuis longtemps contribué à sa ruine et à son pillage" (2).
   La première destruction officielle d'un temple date de 386 à Apamée, en Asie Mineure (3). Le principal temple d'Alexandrie, le Sérapéion, est détruit en 391, ainsi que d'autres sanctuaires de la ville, et sa population en révolte décimée sans pitié par une armée romaine devenue chrétienne. Ce temple abritait une grande statue chryséléphantine de Zeus, œuvre du sculpteur grec Bryaxis (IVe s. av. J.-C.). La ville ne s'en remis jamais, alors qu'elle avait été déjà le lieu du massacre de toute sa population juive hellénisée en 117 par des légions romaines pas encore chrétiennes, mais tout aussi impitoyables (4).
   Mars 2001, Afghanistan : les deux colossales sculptures de Bouddha, influencées par le style hellénistique, situées de la province de Bamiyan sont détruites par les Talibans...

Un art humain
   Le génie des sculpteurs grecs, sous l'influence des Egyptiens, est d'avoir humaniser les divinités, abandonnant l'adoration primitive des bétyles, pierres sensées représentées des dieux. D'Hancarville nous dit ainsi "Le but de la Sculpture avait été dès son principe, de donner de l'intérêt pour ses productions, en les rapprochant le plus qu'il était possible de la Nature; mais jusqu'alors elle n'avait su rendre que des figures destituées de vie et de sentiment, car elles étaient privées de la vue et du mouvement, dont l'une exprime la pensée, et l'autre l'action" (5).

   Pour clore cette visite inoubliable, ne manquez pas le beau catalogue de l'exposition, très richement illustré et documenté (456 pages, 39€), mais où l'on peut regretter la présence de photographies dégradées par la compression. L'un des auteurs, Alain Pasquier, Conservateur général, chargé du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre, est aussi l'auteur de "L'Art grec" (6), ouvrage de référence qui couvre une dizaine de siècles de créativité grecque et qui vous permettra d'élargir votre connaissance de la civilisation grecque.

      Michel Kisinis

Exposition ouverte du 23 mars au 18 juin, tous les jours sauf mardi, 9h/18h et jusqu'à 22h les mercredi et vendredi.

Bibliographie
1- "La sculpture grecque", Henri Lechat, Ed. Payot, 1927.
2- "Celse contre les chrétiens", Louis Rougier, Ed. Copernic, 1977.
3- "Chronique des derniers païens", Pierre Chuvin, Ed. Les Belles Lettres, 2004.
4- "Les Juifs d'Egypte de Ramsès II à Hadrien", J. Mélèze Modrzejewski, Ed. P.U.F., 1997.
5- "Antiquités étrusques, grecques et romaines", D'Hancarville et F. A. David, 1785.
6- "L'Art grec", Alain Pasquier et Bernard Holtzmann, Coll. Manuels de l'Ecole du Louvre, Ed. La Documentation française, 1998.
© Michel Kisinis

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2007-01-15

La belle écuyère

Soulevant ses cuisses légères, je pianotais sur son corps comme sur un clavier.
Joie bien éphémère ! Me reviennent quelques vers et le chaud souvenir de sa volupté.
Les touches s'émeuvent et me tourmentent, me rappelant des moments si passionnés.
Et la belle écuyère, à la blonde tignasse, revient, aux aurores, souvent me harceler
Dans d'intenses rêves que je retrouve au petit matin bien involontairement censurés.
Maudits rêves fugaces ! Maudite créature tenace, que je ne saurai jamais oublier.

© Michel Kisinis

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2006-12-24

Dessins bien doux !

   En revenant de la visite d'une exposition du Cabinet des Estampes, au Louvre, Marie m'avait invitée à venir voir ses nouveaux dessins chez elle, tout en buvant une tisane bio. Elle s'était mis à parler sans fin sur le prix exorbitant des fournitures, les pinceaux, les brosses, les cadres, les pigments, etc, sans même me montrer une seule de ses œuvres.
   Un peu lassé, je lui coupais brusquement la parole :
- Bon, ben, maintenant montres-moi tes seins !
   A peine avais-je prononcé ces mots, je me sentis rougir profondément.
- Euh, Marie, excuses-moi, ma langue a fourché. Je voulais dire "montres-moi tes dessins !". Je transpirais, très gêné.
   Marie s'était crispée et me fusillait du regard.
- Ah, Michel, tu peux te brosser pour les voir, mes seins !
- Il existe sûrement une brosse pour arriver à mes desseins, fis-je en lui prenant gentiment la main pour l'embrasser. Ce geste la calma et elle me laissa continuer.
- Quel libidineux poète !
- Petite fée, tu confonds luxure et passion !
- Oh ! Tu pourrais alors me brosser avec un joli costume de fée.
- Malheureusement, je ne sais pas du tout dessiné. Mais je peux habiller une jolie fée d'une broderie ouvragée de vers, de sentiments et de sensations.
   A ces mots, elle resta coite, subjuguée. Ma broderie commença alors inopinément.
Mes mains enflammèrent ses dentelles. Et je saisis tendrement ce qu'elle ne voulait point montrer.
Sa fine peau blanche était un beau parchemin sur lequel j'écrivais des vers muets et passionnés.
Quelques mots doux, et nos sentiments nous avaient emportés loin du rivage de nos conventions.
La petite fée suivait malicieusement l'envolée de mes rimes, exacerbant nos mutuelles sensations.

   Bien plus tard, au seuil de sa porte, elle me retint un instant.
- J'aimerais beaucoup que tu écrives un beau poème pour moi, Michel. Cela me ferait très plaisir.
- Tes petits seins blancs, de maintes façons je les honorerais.
   Elle gloussa et me roula un patin d'enfer. Je sentis à nouveau la douce chaleur de son corps contre moi.
- Michel, je t'appelerais dès que tu me l'aura envoyé par mel. N'oublie pas, hein ! Elle minaudait, aggrippée à mon bras.
- N'aie crainte, ma petite fée. Ton poème sera sur mon blog avant la soirée.
© Michel Kisinis

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2005-10-30

Souvenirs divins d'une déesse

Aucune ivresse ne pourra effacer son souvenir qui embaumait des effluves de déesse.
Sous ma main tremblante d'émotion, palpitait un sein magnifique, gonflé de mes caresses.
Son voile de nectar s'ouvrait, me submergeant de musc, d'ambre et d'un feu intense.
Répandant le nard sur son corps, j'offrais de sensuelles libations à l'enchanteresse,
Enchaînée par de doux liens, je l'effleurais de bouquets de jasmin avec délicatesse.
De Véronique, bien douce à monter était la croupe. Et la joie en était immense.

© Michel Kisinis

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